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31 décembre 2013

Quelques enseignements de 2013....


Des starlettes Disney en bikini fluo suffisent à faire bander les critiques parisiens. #SpringBreakers

Kathryn Bigelow pas nommée aux Oscars pour Zero Dark Thirty : l'académie confirme qu'elle lui a donné un Oscar pour Demineurs uniquement pour faire chier James Cameron.

Ben Affleck et Robert Downey Jr : les deux seuls mecs qui, quand ils se rencontrent, se parlent de leurs échecs passés en riant.

Plus c'est grand, plus c'est bon. #PacificRim #JeNeParlaisPasDeZizi

La Justice américaine condamne John McTiernan à de la prison. Pendant ce temps-là, Brett Ratner et Stephen Sommers courent toujours.

C'est assez facile en fait d'envahir la Maison Blanche #OlympusHasFallen  #WhiteHouseDown.

JJ Abrams, c'est comme un pigeon parisien : entre Star Trek et Star Wars, il a pris trop la confiance.

En parlant de gens qui ont trop pris la confiance : Beyoncé. Sauf qu'avec elle, ce sont ses fans, les pigeons.

Ecouter Solange (en boucle). #Beyoncé

How I Met Your Mother ne peut se terminer que d'une seule façon : un plan sur deux ados morts, avec un qui a avalé du destop et l'autre qui s'est pendue.

L'amour est au coin de la rue.... #Paperman.

On est passé très près du Happy Meal avec le kit Spring Breakers : sachet de poudre blanche, fausse dent en or et string.

Amanda Bynes n'est définitivement pas Joaquin Phoenix. :(

Mais je continue de rêver de ce matin où je me réveillerais et découvrais avec le reste de l'Internet que Werner Herzog était invitée chez David Letterman pour révéler que tout ce temps il filmait Amanda Bynes pour son nouveau documentaire de fiction-réalité.

Idiocracy Is Coming. #SpringBreakers #PainAndGain #TheBlingRing

Hollywood ne sera jamais à court d'idée. Après TURBO, l'escargot qui voulait aller vite, on peut leur proposer de faire le zèbre qui voulait jouer dans un film en couleur ou l'hippopotame qui voulait devenir mannequin.

Autre preuve : un 13e Vendredi 13 en found-footage, un remake de La Horde Sauvage avec Will Smith, un reboot de L'Effet Papillon moins de 10 ans après sa sortie.

Commencer à s'inquiéter quand on est plus mignon(ne) sur sa mugshot que sur les photos de magazines. #LindsayLohan

Cher Will Smith, il nous reste encore quelques souvenirs sympas passés ensemble, hein... #AfterEarth

Le monde tourne en rond : on préfère désormais regarder un diaporama de dix GIFs qu'une vidéo de deux minutes. #tumblr

Il n'est jamais trop tard dans la vie : All The Boys Love Mandy Lane sort en salles aux Etats-Unis, sept ans après sa première projection publique.

Facebook fait tout pour continuer à séduire les ados alors que la VRAIE solution tient en deux mots : GIF ANIME.

Condenser 20 ans de provoc' de Madonna en 6 mois. Avec #Miley, c'est possible.

On peut tout faire avec Kickstarter, y compris des films que personne n'a envie de voir. #VeronicaMars

Il faudrait faire un Kickstarter pour que Michael Bay fasse un kickstarter pour financer l'explosion de la Tour Eiffel dans Transformers 4 (ou Armageddon 2).

Le renard fait Ring-ding-ding-ding-dingeringeding, Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow, Hatee-hatee-hatee-ho, Joff-tchoff-tchoff-tchoffo-tchoffo-tchoff,Jacha-chacha-chacha-chow,Fraka-kaka-kaka-kaka-kow ou A-hee-ahee ha-hee.

Toi aussi, booste ta suite avec The Rock. #GIJoe2 #Fast&Furious6

Chacun son combat : toute la pop mondiale se presse sur la BO de The Great Gatsby tandis que Britney Spears erre seule sur celle des Schtroumpfs 2.

Il faut arrêter de faire des films sur la F1. #rush #flop #malédiction

Tu peux pas faire plus drôle en 2013 que les compilations #Vine.

L'amour fait faire de telles choses. Comme sauter d'une voiture roulant à 200km/h sur une autre voiture circulant sur une bretelle d'autoroute à contre-sens. #Fast&Furious6 #VinDiesel

Que Zack Snyder arrête le Red Bull mélangé à la coke. #ManOnSteel

Tout a heureusement une fin. #Bieber

Leonardo DiCaprio lève son verre et trinque comme personne #TheGreatGatsby #DjangoUnchained #TheWolfOfWallStreet

Dis-moi la couleur de ton iPhone 5C/S et je te dirais qui tu es.

Toujours pas lassé de Zooey Deschanel et donc toujours en amour. #NewGirl #SheAndHim

Réaliser 17 clips pour illustrer la sortie du livre "Le Féminisme pour les Nuls" était quand même vachement osé.  #Beyoncé

Dr Dre est le Lindsay Lohan du Rap : il ne terminera jamais sa Detox.

Facile de faire de bons singles pour les ex-starlettes Disney. Plus difficile de faire de bons albums. #Demi #Selena #Miley

Steven Seagal a mangé la TNT. C'est pour ça qu'il est aussi gros.

Il n'est pas bon d'être la fille de Nicolas Cage. #Tokarev #12heures

Pendant  que la France est bloquée dans les années 70 et l'Angleterre dans les années 90, la Suède continue d'inventer le futur de la pop-music.

Jack Bauer se fait vieux. 24h sans faire pipi, c'est plus possible. La Fox annonce donc une nouvelle saison de 24h Chrono de seulement 12h.

Robert Downey Jr est aux lunettes de soleil à verres mates ce que Carrie Bradshaw est aux chaussures de créateurs. #IronMan3 #Promo

Le vrai retour de Mariah Carey - au moins en chanson. #AlmostHome #Beautiful

Pour le reste de Mariah Carey, il y a Ariana Grande.

La mort définitive de l'imagination au cinéma est annoncée pour 2015 #Fast&Furious7 #ManOfSteel2 #StarWars7 #Avengers2 #Terminator5 #JurassicPark4 #TheHungerGames4 #MadMax4 #JamesBond24 #TheFantasticFour3 #MissionImpossible5 #KungFuPanda3 #Ted2 #Insidious3 #BlancheNeigeEtLeChasseur2 #JasonBourne5 #Madagascar4 #MoiMocheEtMechant3 #AlvinEtLesChipmuncks4 #LesSchtroumpfs3

On n'est jamais mieux desservi que par soi-même : les clips de Blurred Lines et We Can't Stop réalisés par une femme.

Twitter = Chochotte #RedWedding #GoT

Quand vous direz que vous êtes fan de "One Direction", il va falloir me préciser si vous êtes fan du boy-band ou du bébé de Kanye West et Kim Kardashian #North #NorthWest

1335 jours sans nouvelles de Renée Zellweger. Son adresse e-mail (pour savoir ce qu'elle devient) : youhadme@hello.com

Pendant ce temps-là, Jennifer Lawrence raconte ses gastro et ses diarrhées dans les talk-shows.

Oui, le sexe avec des morts vivants peut être sexy. #LesRevenants #WarmBodies

...le nez qui coule aussi. #LaVieDAdèle

#Sharknado Juste ça

Ne surtout pas oublier de respirer #Gravity

Jean-Claude Van Damme est de retour (mais est-il vraiment parti ?) #GrandEcart

J'ai très envie de m'acheter un camion. #JCVD

Quand tu sais pas, demande une chanson à Sia. #Britney #Beyoncé #KatyPerry #CelineDion

Une rencontre entre Alfonso Cuaron et Brian De Palma doit beaucoup ressembler à celle de deux ados mesurant la taille de leur zizi #PlanSéquence

Au lieu d'aller chez le psy, Tom Cruise fait des blockbusters #Oblivion

En 1973, George Lucas a réalisé le teen-movie nostalgique American Graffiti sur la jeunesse des années 50. 20 ans plus tard, en 1993, Richard Linklater a réalisé un autre teen-movie nostalgique Dazed And Confused sur la jeunesse des années 70. La logique voudrait donc que quelqu'un, en 2013, ait réalisé un teen-movie nostalgique sur la jeunesse des années 90. Sauf que non... Le schéma est brisé. Une malédiction va s'abattre sur le teen-movie des 20 prochaines années.

Il ne manque plus grand chose pour que les slows reviennent #wreckingball #wings

Kanye West et les Kardashian = Tom Cruise et la scientologie.

Taylor Swift, le coeur d'artichaut tête à claque de la pop-culture, nouvelle meilleure pote (de tes rêves).

...Avec Anna Kendrick #HitGirls

Se faire voler ses montres par une bande d'ados dans #TheBlingRing a visiblement redonné un poil de virilité à Orlando Bloom #Zulu #TheHobbit

Steve Jobs joué par Ashton Kutcher. Bill Gates refuse désormais de mourir pour ne pas être joué par Jaden Smith.

On peut pas être cool tout le temps, partout. #DrewBarrymore #CameronDiaz #Twitter

Difficile de faire revenir le sexy... Il est un peu fatigué le sexy. #JustinTimberlake #ComeBack

Rinko Kikuchi au palmarès des personnalités les plus cute et adorkable du monde #PacificRim #Promo

Katy Perry domine encore et toujours le game de la pop-music globalisée.

Apprendre à décrypter l'esprit de Shonda Rhimes, créatrice de Grey's Anatomy. Quand elle dit "Sandra Oh aura le départ qu'elle mérite", elle veut simplement dire "Sandra Oh aura la mort la plus horrible possible et imaginable quand son personnage quittera la série."

Savoir créer des conflits : dire à un rédacteur du Huffington Post qu'il travaille pour le Buzzfeed de journalisme et dire à un rédacteur de Buzzfeed qu'il travaille pour le Huffington Post du divertissement web.

Solution pour rendre le monde meilleur : extraire l'amour-propre de Kanye West et le distribuer à part égale aux 7 milliards d'êtres humains.

#NODISRESPECTTOBENAFFLECK

Machete ne tweete pas.

Le jeu de société le plus dur au monde : un jeu de "Qui est Qui ?" avec uniquement des chanteuses de K-pop.

Si tout le monde parlait comme Alan Sorkin écrit, tout le monde ne comprendrait rien à personne. #TheNewsroom

Les mots d'un violeur ou d'une chanson pop ? #JeSaisQueT'enAsEnvie #BlurredLines

C'est pas du porno, c'est HBO ! #GoT

Marvel continue encore et toujours à faire le même film. Dans l'attente que le reste du monde s'en aperçoive aussi. #Thor2 #IronMan3

Lady Gaga, en 2013, on aurait dit un sketch du Saturday Night Live qui aurait mal tourné.

Mieux vivre l'idée de la mort en sachant qu'on y retrouvera les Backstreet Boys. #ThisIsTheEnd

En ce moment, nous sommes infinis. #ThePerksOfBeingAWallflower

Je n'ai pas eu les 20 secondes de courage que j'avais promis d'avoir en 2012. ☹



11 juillet 2012

Yearbook #3 : Promo 1992

J'avais 13 ans en 1992. C'est l'année où je suis tombé amoureux pour la première fois. Autant vous dire que c'est une année importante. Une des premières années dont je me souviens encore aujourd'hui assez précisement. Ce qui se passait dans ma tête, je m'en souviens assez bien - alors que c'est un peu plus flou les années précédentes.

C'est une des raisons pour laquelle j'ai choisi cette année pour le grand retour (après 1984 et 1997) de la rubrique YEARBOOK qui raconte la pop-culture année par année sous le prisme de 27 catégories (toujours les mêmes), 27 personnalités, 27 styles. Voici donc un trombinoscope pop de ce qui se passait au lycée de la pop culture en 1992.

CELUI A QUI L'ON DOIT LA RÉPLIQUE CULTE
Lui a passé l'année à maltraiter ses petits camarades pendant les cours de sport et dans les dortoirs. Mais personne n'osait dire que ça venait de lui. C'était des hommes d'honneur et c'était le chef. Il terrifiait tout le monde et tout le monde se taisait. Mais un jour, le beau gosse du dortoir a finit par le faire sortir de ses gonds et le faire avouer. C'est là qu'il l'a dite. C'est devenu la phrase que tout le monde se répétait après ça : "You can't handle the truth". On aurait dit du Aaron Sorkin... Et en plus on peut voir la scène ici.

CELUI QUI NE DÉCOLLAIT PAS SON CUL DE MTV
Lui il passait vraiment beaucoup de temps devant MTV. Déjà parce qu'il venait de se faire larguer et qu'il n'avait rien d'autre à foutre. Ensuite parce qu'il est devenu obsédé par cette chanson de Guns N'Roses, November Rain. Il pleurait toutes les larmes de son corps dès qu'Axl Rose chantait "And if we take the time to lay it on the line I could rest my head just knowin' that you were mine, all mine. So if you want to love me then darlin' don't refrain Or I'll just end up walkin' in the cold November rain". Et je ne vous parle même pas des solo de guitare de slash. Et vu que le clip durait plus de 9 minutes, vous comprenez que le mec était beaucoup beaucoup devant sa télé. On peut voir le clip ici.

CEUX QUI ÉTAIENT MÉCHANTS
Se méfier des mecs qui discutent pendant une demi-heure sur Like a Virgin de Madonna. C'est louche. Eux, à la cantine, ils ne parlaient que de ça... et qu'ils allaient braquer une bijouterie. Les beaux parleurs. Ils ne faisaient que s'appeler par des noms de couleurs : Mr Pink, Mr White. Mr Orange. Mr Blonde. Mr Brown. On se rend original comme on peut. D'ailleurs, preuve qu'ils n'étaient pas net, ces Reservoir Dogs, comme ils s'appelaient, ont tous fini par se taper les uns sur les autres. Tout ça pour quelques dollars et un mec qui les aurait balancé à la dirlo. Ils en ont même fait une bande-annonce.

CELLE QUI REGARDAIT BEAUCOUP LA TÉLÉ
Elle a été accroc dès le premier épisode. Elle s'identifiait beaucoup à Allison, son côté un peu crève la dalle et malheureuse en amour mais vraiment ambitieuse. Très 1992. Mais il y avait aussi un personnage gay et, ça, c'était vraiment rare à l'époque dans les séries télé. Parce qu'elle aimait bien Beverly Hills mais c'était souvent trop gamin, trop "high school". Là, c'était des Twenty-something, plus la vie qu'elle imaginait après la fac : un appart sympa à Melrose Place, avec des voisins cool avec qui on fait des barbecue autour de la piscine en parlant de son job pourri et ses conquêtes. Mais c'était déjà un peu évident que ça tournerait au grand n'importe quoi après...

CELLE QUI ÉTAIT LA 'IT GIRL'
Tout le monde parlait d'elle dans les couloirs. La fille qui sort de nulle part. Tout le monde voulait ressembler à Marisa Tomei. Elle sortait avec un avocat un peu bizarre avec qui elle est partie défendre son Cousin Vinny. Ses mini-jupes en cuir et son corps parfait faisaient des ravages chez les garçons. On la voyait partout. Mais forcément, elle a fini par énerver tout le monde quand elle a reçu la récompense suprême au grand bal de promo des Oscars. Les jaloux. Voyez plutôt ça.

CEUX QUI ÉTAIENT EN COUPLE
Michael Hutchence était au top du top, la star du lycée avec son groupe INXS et en couple avec Kylie Minogue depuis trois ans (pour qui il avait écrit Suicide Blonde). Helena Christensen, elle, était au top du top, la top-model par excellence. Elle était tellement belle qu'il trompa et quitta Kylie pour elle. Leur histoire durera trois ans, avant qu'il ne la trompe (encore) avec Paula Yates. On se serait cru dans Melrose Place. Un peu plus tard, Helena posa en couverture de GQ, le fanzine du lycée, avec le titre "Seriously, would you trade her in for Paula Yates ?" Dans les dents.

CEUX QUI AVAIENT LE PIRE LOOK
Vous vous souvenez de Dick in a Box de Timberlake/Samberg il y a quelques années au SNL. Et bien, ils s'étaient directement inspiré de Color Me Badd. Dans les couloirs, avec leurs costumes trois pièces mauves ou jaunes poussin, difficile de les rater. Sans parler des brushing aérodynamiques et des barbichettes aussi taillées qu'une haie de Wisteria Lane. Cette année-là, pourtant, c'était des stars qu'on avait même vu fréquenter Brandon, Brenda, Kelly et Dylan à l'occasion de l'anniversaire de Donna. Et sinon, souvenez-vous, ça ressemblait à ça

CEUX QUI AVAIT LE MEILLEUR LOOK
Le look preppy ne se demode jamais. Composé de chemises oxford, cravates, vestes et jeans, marinières, chinos ou teddy, les Boyz II Men avaient le meilleur style, à la fois élégant et décontracté. De parfaits étudiants modèles. Et avoir un bon style dans le milieu du R&B des années 90, c'était vraiment rare (cf. plus haut). La classe, la vraie. A la fois des voix et des vêtements. La preuve.


CELUI QUI SAUVAIT LE MONDE
Cette année-là, dans les couloirs du lycée, tout le monde s'était remis à admirer Malcolm X, cet ancien gangster devenu leader charismatique et incontesté de la cause noire en passant par la case prison. Il était admiré. Il était controversé pour ses premières prises de position radicalement anti-blanches. Mais son combat final pour l'égalité lui valait désormais l'admiration de tous. Tout le monde portait d'ailleurs une casquette marquée d'un X cette année-là dans le couloirs. Voilà pourquoi.

CELLE QUI EMBALLAIT PENDANT LES SLOWS
Whitney Houston était la reine des déclarations enflammées.  Elle en a fait fuir beaucoup avec son définitif "I will always love you... je t'aimerais toujours" hurlé à plein poumons. A chaque fois qu'elle le croisait, c'était parti pour "je t'aimerais toujours, je t'aimerais toujours, je t'aimerais toujours". Ouais bon, ça devenait fatiguant à force mais comment résister à un tel appel du coeur. Et cette voix ! Quelle voix ! Jugez en par vous-mêmes.

CELLE QUI ÉTAIT NUE
Jane March, à peine majeure, a passé toute l'année à poil. Aucune pudeur. Elle s'est trouvée un Amant chinois et voilà que je fais du sexe, beaucoup de sexe, voilà que j'ai chaud, que je me touche, qu'il la touche et blah blah blah. D'ailleurs, elle était tellement nue qu'après cette expérience, elle a toujours été nue. Tout le monde n'était intéressée que par ça. Et quand elle a arrêtée d'être nue, elle a disparue. Life is a bitch ! Pour voir à quoi ça ressemblait.


CELUI QUI SE PRENAIT UN GROS BIDE
En vrai, lui, il s'est pris s'est pris un gros bide surtout aux Etats-Unis avec son 1492 Christophe Colomb. Un bide tellement grand qu'il va mettre quatre ans à se remettre au cinéma... pour refaire un autre bide. Ridley Scott, les années 90, c'était pas vraiment son truc, en fait. C'était pourtant une bonne idée de faire un film sur Christophe Colomb pour le 500e anniversaire de la découverte de l'Amérique. Ça ressemblait à ça.

CELLE QUI S'HABILLAIT COMME MADONNA
Deux ans auparavant, elle avait déjà tenté l'expérience après Justify My Love. Mais en cette année 1992, elle adopte le total look dominatrice et sado-maso sous l'influence de l'album Erotica et du livre Sex. Cravage, cuir, dent en or, masques et tétons à l'air, le look, tendance Berlin décadent des années 30, ne passe partout mais elle assume - surtout qu'elle s'est fait tripoter de partout par Naomi Campbell. Et c'est à voir ici.

CEUX QUI FAISAIENT DE LA DANSE
Eux, ils n'avaient pas grand chose à faire. La danse à la mode, cette année-là, était très simple : il suffisait de sauter bien à la verticale. C'est d"abord House of Pain qui lança le truc avec son Jump Around et, quelques mois, plus tard, Kris Kross fait rentrer ça dans les cours de récrée avec son Jump. Les premiers ont accusé les seconds de les copier mais rien n'y a fait : tout le monde jumpait !

CELLE DONT ON NE SE SOUVIENT PLUS
Difficile de ne pas succomber à l'élégance, au charme et à la mélodie de Sleeping Satellite de Tasmin Archer. Cette chanson était sur toutes les lèvres cette année 1992. Encore aujourd'hui, on se souvient du fameux "I blame you for the moonlit sky, I blame you for the moonlit nights, don't blame it, sleeping satellite". Pourtant, Tasmin, tout le monde l'a oublié. Un seul tube et puis s'en va. Mais rappelez-vous...

CELUI QUI AVAIT LES PLUS BEAUX ABDOS
Cette année-là, le belge le plus célèbre du lycée passe vraiment à la vitesse supérieure après quelques petites bastons "à petit budget". Là,   "les muscles de Bruxelles" fait de la castagne à gros budget et étale ses abdos. D'ailleurs, après ça, fini les producteurs de séries B, c'est Hollywood qui va appeller ! Et si aujourd'hui, vous vous moquez, c'est que vous n'aviez pas 15 ans en 1992... Ça ressemblait à ça.


CELLE QUI AVAIT DES (GROS) SEINS
OK, ses seins n'étaient pas forcément les plus "impressionnant" de l'année. Mais niveau sex-appeal, difficile de passer à côté de Sharon Stone cette année-là. Tout le lycée fantasmait sur elle, surtout après qu'elle ait écartée les jambes devant les profs pendant cet oral blanc. Provoc facile mais provoc efficace ! Encore aujourd'hui, les plus jeunes se racontent encore cette scène dans la cour de recrée. Ça ressemblait à ça (prévoyez quelque chose pour essuyer la transpiration).

CELUI QUI AIMAIT (TROP) LA JUNK-FOOD
Si, aujourd'hui, vous passez votre temps à regarder des jeunes adultes décérébrés s'engueuler et baiser en prime-time à la télé, c'est à eux que vous le devez : les sept premiers participants de The Real World. MTV leur a loué un loft à Soho, leur a donné 2500 dollars et a mis des caméras partout. Il y avait la rappeuse Heather B, l'artiste gay Norman, le mannequin sensible Eric, l'activiste Kevin, la chanteuse folk Becky, le rocker grunge Andre, la danceuse ingénue Julie. Ils n'étaient pas encore décérébrés. Ils étaient sensé représenter la jeunesse américaine. C'était une révolution (sur le coup) assez cool. Voyez ça.

CELUI QUI AVAIT UN GOSSE
Lui il l'a emmené voir Aladdin. Et il a pas été le seul. Le film est le plus gros succès de l'année dans le monde. A l'époque, il décroche même le titre de plus gros succès pour un film d'animation (avant d'être détrôné par Le Roi Lion deux ans plus tard). Cette année-là, tout le monde veut voir Aladdin, pas que les parents, pas que les mômes. Tout le monde. Bref, le Harry Potter de 1992 était arabe et chantait ce Rêve Bleu.

CELLE QUI ÉTAIT DINGUE
Le 23 octobre 1992, Sinead O'Connor a profité d'un passage en direct à la télé, au très regardé Saturday Night Live, pour dénoncer les abus sexuels de l'église catholique. Elle procéda en deux étapes. D'abord, elle changea les paroles de sa reprise du War de Bob Marley, remplaçant le mot "racisme" par "child abuse". Ensuite, elle déchira une photo du Pape Jean-Paul II en chantant le mot "evil" puis en jetant les morceaux à la caméra avec les mots "Fight The Real Enemy". [Gros Blanc] Autant vous dire qu'il y avait beaucoup de gens pas contents le dimanche matin... Si vous le voulez le (re)voir.

CELLE QUI ÉTAIT BLONDE
1992 a été l'année de Michelle Pfeiffer. Il y a d'abord eu son costume de Catwoman à Halloween. Le charisme et le sex-appeal à son maximum. Encore aujourd'hui, c'est un classique ce costume. Ultra moulant. Ultra brillant. Ultra baroque. Ultra sexy. Puis il y a eu la perruque blonde platine de la femme au foyer de Love Field et son voyage en bus direction Washington (et une nomination aux Oscars). Qui a dit que les blondes étaient superficielles ?

CELUI QUI DISAIT DES GROS MOTS
Bon, en vrai, il n'y avait tant de gros mots. Après tout, sa chanson "Baby Got Back" était une déclaration d'amour. Une déclaration d'amour aux grosses popotins. "I like big butts and I can not lie. You other brothers can't deny" C'est devenu un hymne en fin de compte. Run DMC aimait leur Adidas. Sir Mix-A-Lot aimait les jeans bien remplis. Voyez ce que ça donnait.

CEUX QUI ÉTAIT LES PLUS DRÔLES
Eux, ils n'avaient pas besoin de grand chose pour se faire remarquer. Une cave. Une caméra. Un émetteur, une bonne dose de folie et beaucoup de rock n'roll. La formule magique de Wayne et Garth pour devenir les nouvelles star de la télé grâce à leur émission pirate et underground, Wayne's World. Wayne's World, Wayne's World, MEGATEUF, Excellent !! Mais je le laisse se présenter lui-même.

CELUI QUI AIMAIT LES GADGETS
Lui, il était fan de sa Super Nintento. Cinq ans qu'il attendait ça. Sa NES commençait à se faire vieille et il enrageait de voir tout le monde avec une Sega Megadrive vachement plus puissante (16-bit versus 8-bit) et déjà sortie depuis près de deux ans en Europe. Alors malgré le peu de jeux disponible (Super Mario World, F-Zero, Super Soccer, Super Tennis), il s'est ruée sur cette console. Et il n'a pas été le seul. Tout le monde en a été dingue, tout de suite ! Sûrement parce que c'est Paul Rudd qui était dans la pub.

CEUX QUI DÉPRIMAIENT
En fait, c'était plutôt "celui" qui déprimait (Dave Grohl, lui, il avait toujours la patate).  Dans les chansons de Kurt Cobain, cette année-là, c'était pas la joie de vivre. Déjà, dans Come as your are, il ne fait que répéter "No I don't have a gun" et dans Lithium, il parle d'un mec qui se plonge dans la religion pour éviter le suicide. Et on sait tous ce qu'est devenu Kurt deux ans plus tard. Et personne ne l'avait vu venir au lycée. Alors... :( 

CELUI QUI AIMAIT SE BATTRE
Lui, il s'est engagé dans la Marine et le seul endroit où on a cru bon de le mettre, c'est à la cuisine. Cuistot, c'est pas très classe. Mais personne savait que Steven Seagal était aussi capable de briser des tibias ou des avant-bras d'un seul coup de pied - en plus de savoir cuisiner bien sûr. Alors, quand une bande de terroristes dirigés par Tommy Lee Jones a cru bon de voler les têtes nucléaire à bord du bateau de Steven, il s'est vraiment énervé. Et c'était jamais bon d'énerver Steven à l'époque (alors que maintenant, on peut, il est trop gros pour courir...) Le carnage a ressemblé à ça.

CELUI QUI AIMAIT LES GARÇONS
Lui, personne ne l'avait vu venir. Ce fut comme à la fin de Sixième Sens, comme à la fin de Usual Suspects, comme à la fin de Fight Club ou de Se7en. Cette année-là, ce dénouement final a mis tout le monde sur le cul au lycée. Aujourd'hui, c'est un peu devenu la blague cette fin à la Crying Game (car tout le monde la verrait venir), mais, à l'époque, tout le monde en a parlé, parlé et reparlé.


Si vous avez loupé les trombinoscopes des autres promos, vous pouvez retrouver celui de 1984 ici et celui de 1997 ici.




30 mars 2012

Made in 90's : Mes béguins télévisuels

Il y a quatre ans, j'ai fait la liste de mes béguins télévisuels dans les années 80. J'avais adoré faire cette petite liste. Se rappeler de mes premiers émois amoureux pour ces créatures inaccessibles qui peuplaient mon petit écran avait quelque chose de magique. Suite à ce billet, Titiou, avec qui nous partageons d'ailleurs une passion commune pour Alyssa Milano, avait même repris l'idée pour en faire sa propre version. C'était le bon vieux temps - quand un commentaire laissé en décembre 2008 donnait naissance à un billet en janvier 2010 (Titiou ❤)

Donc, quatre ans plus tard, je vais me replonger dans la deuxième étape de mes émois amoureux à la télé. Après mon enfance, ceux de mon adolescence. Ceux des années 90. Forcément, il va y avoir plus de gros seins.

Keri Russell - Felicity
Dans ma vie, je n'ai jamais eu plus grand béguin pour une célébrité que pour Keri Russell. Cette fille a représenté, à la fin de mon adolescence, la fille idéale. Je pense qu'on en a tous et toutes eu un dans sa vie des comme ça. A l'époque, comme j'ai pu collé des photos de magazines d'Alyssa Milano dans mon agenda au collège, j'ai enregistré sur un CD-Rom toutes les photos de Keri que je pouvais trouver sur un Internet encore en 56 kbites/s. Le premier scénario que j'ai écrit dans ma vie était même intégralement inspiré par elle. J'étais fasciné par Keri Russell. Le personnage qu'elle jouait dans la série "Felicity" a certainement beaucoup influencé ce béguin - son côté naïf et idéaliste, supra-romantique - mais j'avoue qu'encore aujourd'hui, en feuilletant les photos de Keri à la fin des années 90, j'ai le coeur qui se met à battre la chamade.


Jennifer Love Hewitt - La Vie à Cinq
Je me rends compte à quel point cela peut paraître ridicule aujourd'hui d'avoir eu un crush pour JLH. L'actrice n'a jamais vraiment quitté les écrans depuis toutes ces années et est presque devenu une blague à elle toute seule. Mais si les décolletés plongeants qu'elle arbore en parlant à l'oreille des fantômes monopolisent aujourd'hui l'attention, je n'ai pas l'impression que c'était le cas il y a quinze ans quand elle débutait dans "La Vie à Cinq". Mais peut-être que les yeux de l'amour m'ont fait occulter cet aspect de sa "personnalité"...


Sarah Michelle Gellar - Buffy Contre les Vampires
Habituellement, ça ne me fait jamais ça. Je n'ai pas de béguin pour la blonde au physique de cheerleader qui porte des mini-jupes et des jeans moulants. En général, je craque toujours pour la meilleure copine un peu quirky. Mais Buffy n'est pas née du cerveau malade d'un scénariste bas de plafond de The Hills. Buffy est née du cerveau de Joss Whedon et, comme il ne fait jamais rien comme les autres, Buffy était à cette image. Elle était belle, très belle mais elle était aussi peu confiante en elle que je pouvais l'être à l'époque.


Connie Britton - Spin City
Comme vous avez pu le constater, mes béguins à la télé, je les ai eu pour des personnages de mon âge - ou à peu près. Mais parfois il y a des exceptions, à l'image de Nikki, la comptable de la mairie de NYC dans Spin City incarnée par Connie Britton. J'avoue que mon béguin de l'époque venait essentiellement du personnage, amoureuse transi de Michael J. Fox. J'ai toujours eu un faible pour les amoureux transi. Je m'identifie, voyez-vous. Parce que, du coup, Connie Britton en MILF dans Friday Night Lights ou American Horror Story ne m'a fait strictement aucun effet.


Nicole Eggert - Alerte à Malibu
Quand vous étiez un adolescent de 14 ans et que vous disiez que votre naiade préférée en maillot de bain rouge était Summer Quinn alias Nicolas Eggert , on vous riait au nez. No Bullshit ! Peut-être pas autant que si vous disiez Stephanie Holden (alias Alexandra Paul) mais quand même. Car, voyez-vous, Nicole Eggert, quand elle arrive dans Alerte à Malibu en 1992, elle n'a pas encore les seins refaits. Et face à Pamela Anderson qui arrive dans la série à la même époque (ou Erika Eleniak avant elle), la petite Nicole ne fait pas le poids dans l'imaginaire des garçons de 14 ans. Dans mon imaginaire à moi, il n'y a pourtant que Summer ! Peut-être les séquelles de mon béguin enfantin pour Jamie Powell dans Charles s'en charge.


Christine Lakin - Notre Belle Famille
C'est toujours troublant de grandir avec certains personnages et actrices de télé. L'exemple le plus marquant pour moi, c'était Alyssa Milano - mais qui était plus âgée que moi. Il y a eu aussi Christine Larkin qui a exactement le même âge que moi. Les premières années de la série Notre Belle Famille, on avait 11-12 ans tous les deux et j'avoue ne pas avoir prêté plus d'attention que ça à son personnage de garçon manqué un peu cynique. Puis, les années ont passé et, à la fin de la série, en 1998, on avait tous les deux 19-20 ans. Entre temps, mon coeur a lentement mais surement commencé a faire boom...


Paula Trickey - Pacific Blue
Franchement, j'en parle parce que je veux être 100% honnête. Autant je me rappelle très bien craquer pour Paula Trickey en regardant la série cyclo-policière Pacific Blue, autant, en parcourant Google Images, j'arrive plus à me souvenir ce qui me passionnait tant dans ce visage. Mais peut-être que l'objet de mon intérêt se situait plus bas que le visage. Ça m'étonne de moi pourtant...



Meredith Monroe - Dawson
Au tout début de ce blog, j'avais fait une liste des personnages de télé que j'aurais aimé avoir en BFF et j'y avais mis Andie McPhee de Dawson. 5 ans plus tard, je confirme tout ce que j'avais pu écrire à l'époque (par contre, j'assume plus tout le passage sur Izzy Stevens). Mais il y avait cette dernière phrase "Après, le problème, c'est le syndrome "Quand Harry rencontre Sally" !" Car, oui, ma relation à Andie a toujours été "ambigue" : j'aurais bien aimé avoir une amie comme elle mais elle était un peu plus car, assez vite, mon coeur a commencé à s'emballer. J'ai toujours le béguin pour les belles âmes - même si elles se révèlent au final un peu torturées. Ca les rend humaines...



03 février 2012

A Life of Teen Drama

J'avais 10 quand a commencé LES ANNÉES COLLÈGE. Encore à l'école primaire, je comprenais la moitié des choses qui s'y passaient. Avec ma maturité émotionnelle et sentimentale en retard perpétuel d'un wagon, les histoires parfois un peu trash des collègiens de Degrassi Junior High me laissaient souvent perplexes, voire me choquaient carrément. Mais j'adorais ! Sûrement l'effet de mes premiers émois pour Stacie Mistysyn alias Caitlin Ryan, la passionaria intello la plus cool de la fin des années 80 !

Mais la série canadienne était un bon prélude à ce qui allait déferler un peu plus tard. J'avais 12 ans quand a commencé BEVERLY HILLS 90210. Je viens alors de rentrer en 6e. Dans une vie, ce n'est pas rien : mon adolescence démarrait avec l'avènement et l'explosion d'un genre télévisuel majeur : le teen drama. Ce fut donc un choc, un vrai. Pour moi, forcément. Mais pour tous mes petits camarades également. Il faut bien comprendre que la popularité de séries comme GLEE ou GOSSIP GIRL aujourd'hui n'avait strictement rien de comparable au phénomène médiatique et culturel que provoqua l'apparition de BEVERLY HILLS à la télévision en 1990. La culture pop adolescente ne s'en est d'ailleurs jamais remise : il suffit de voir l'ensemble des séries du même genre basé sur exactement le même schéma narratif qui inondent le petit écran depuis plus d'une décennie. Une chaîne de télé (la CW) a même été créée sur ce schéma !

Tout le monde regardait BEVERLY HILLS - les filles comme les garçons, même si ces derniers ne l'avouaient parfois qu'à demi-mot. Dans la cours de recré du collège, il était alors rare qu'une conversation ne finisse pas, à un moment ou à un autre, par un débat houleux entre les pro-Brenda et les pro-Kelly ou entre les pro-Brandon et les pro-Dylan. Perso, j'étais pro-David Silver et pro-Andrea mais j'ai toujours été très marginal dans mes aspirations télévisuelles.

BEVERLY HILLS a duré 10 ans, toutes les années 90, dix ans qui ont coincidé avec mon arrivée au collège en 1989 et mon départ du lycée en 1999 (prépa oblige). Dix années pendant lesquelles je n'ai raté aucun épisode. Je ne peux pas dire ça de beaucoup de séries. Je peux le dire au moins de deux : BEVERLY HILLS et DAWSON. Deux teen dramas.

Ma puberté s'est faite au rythme de ces séries, de leurs histoires de coeurs brisés, de filles enceintes, de viol, de trahisons, d'alcoolisme, de suicide, de virginité, de boulimie et et de scandales lycéens en tous genres. Ces séries déteignaient tellement sur mon pauvre petit cerveau malléable que je me rappelle avec une acuité assez effrayante de certaines de mes conversations collègiennes et c'était parfois aussi crade que le jour où Dylan dépucela Brenda dans une chambre du Chateau Marmont. Mais elles auraient faits baver d'envie les scénaristes sans doute à l’affût d'histoires de moeurs de jeunes gens acnéïques : entre les ragots sur la fille qui fait retoucher ses jeans pour avoir un plus beau cul ou sur le mec qui aurait couché avec 150 filles différentes ou sur la fille qu'il aurait mise enceinte puis faite avortée, il y en avait assez pour alimenter une bonne cinquantaine d'épisodes de ANGELA 15 ANS, BEVERLY HILLS et LA VIE A CINQ cumulés. Je me dégoûte d'avoir parlé de ce genre de choses. Mais finalement, avec le recul, la nature adolescente est sûrement la première responsable. Pas la télé.

Il ne fait pourtant aucun doute que ces séries, BEVERLY HILLS la première, m'ont appris la vie. Une partie de la vie tout du moins. Sous ses airs de soap opera, la série adressait un grand nombre de problèmes de la jeunesse contemporaine et savait être juste quand il le fallait. Et le fait que les acteurs ressemblaient plus à nos grands frères et grandes soeurs qu'à nous-mêmes (Gabrielle Carteris alias Andrea Zuckerman avait 29 ans au démarrage de la série, Ian Ziering, 26 et Luke Perry, 25 !) participait à nous faire prendre conscience de certaines de nos conneries et d'éviter d'en faire certaines : comme si on se prenait un sermon par plus grand et expérimenté que nous. Bon, après, je dis ça, mais j'ai toujours été un garçon très sage !

Puis il y a eu les teen dramas de la fin des années 90/début 2000 : BUFFY, ROSWELL, FREAKS AND GEEKS, SMALLVILLE, THE OC, et surtout, en ce qui me concerne, DAWSON. Quand la série de Kevin Williamson débute, j'ai 20 ans et je sors à peine du lycée. Je suis complètement fasciné. Cette fois, les personnages me ressemblent (#teamdawson) et la série n'a plus l'effet d'une leçon de morale mais d'un miroir. Les problèmes sont toujours plus ou moins les mêmes qu'avant (ça tombait bien, les miens aussi!) mais le peu de recul que j'ai alors acquis me permet de prendre la série moins au premier degré que je ne l'aurais prise à 14 ans. La série me fait presque l'effet d'une analyse psychologique. Je reviendrais là-dessus dans un prochain billet (qui se trouve dans mes brouillons depuis la création de ce blog en 2006 !)

C'est la même chose pour THE OC qui débute alors que j'ai quasiment terminé mes études supérieures. Le second degré volontaire de la série (#teamsethcohen) me permettait de prendre un peu plus de recul sur mon adolescence. C'est à cette âge maudit que la plupart des traumatismes arrivent et, au final, ces teen dramas - je m'en aperçois maintenant que j'entre de plein pieds dans l'âge adulte - aide beaucoup à grandir et à mieux se connaître. Leurs excès, vus sous le prisme de l'âge adulte, sont des miroirs qui facilitent grandement la cicatrisation des blessures. C'est ce que fait le prof d'audiovisuel en parlant aux geeks dans le dernier épisode de FREAKS AND GEEKS :
"Let me tell you something about the jocks. Watch my hand. This is a graph of their lives. Ooh, i'm in pee wee football! I'm pretty good. What? I can be first string on a high school team and get to wear a jacket with leather sleeves? Now, r hooray! Right there, where they cleaned you out-- that's the pinnacle of their lives. Hey, I want to play college ball. What? My gpas aren't high enough to get a sports scholarship? Ow, I just blew my knee out during practice. Oops, I'm out of school and selling used cars. What? I'm fired? Hand me that bottle of booze, man.

Now, let's take a look at your lives, shall we?

You get called geeks, you get cleaned out, girls don't even look at you. What? I'm accepted at an Ivy league college? Hey, chicks dig smart guys! Who knew? Whoa, look at me. M. Head of a fortune 500 company."
Ca s'appelle de la mise en perspective !

Mais il y a un âge où les histoires de coeurs brisés, de filles enceintes, de viol, de trahisons, d'alcoolisme, de suicide, de virginité, de boulimie et de scandales lycéens en tous genres arrêtent de faire effet. Quand vous commencez à vous sentir un peu mieux dans vos baskets, le premier degré de ces histoires n'arrivent plus à apporter de la nourriture assez riche à votre cerveau. Ca avait commencé avec LES FRERES SCOTT. Je m'étais retrouvé un samedi après-midi à regarder le premier épisode sur TF1 en me disant que ça avait l'air bien cool, dans la veine de DAWSON, pour finalement me retrouver incrédule devant une série qui... ne me parlait pas, pour utiliser un euphémisme.

J'avoue désormais mon incapacité mentale à apprécier les teen dramas contemporains, en tous les cas ceux traités avec beaucoup trop de premier degré : GOSSIP GIRL, GLEE, le nouveau 90210 et j'en passe des dizaines d'autres (Le genre a le vent en poupe depuis 5 ans). Certains diront simplement et de façon expeditive que ces séries sont tout simplement nulles. Je me le dis aussi parfois. Mais leur succès prouvent que les adolescents s'y retrouvent comme je me retrouvais dans BEVERLY HILLS 90210 - même si je me pose quand même sérieusement la question de savoir où est la "sagesse du grand frère" dans GOSSIP GIRL, à moins de vouloir devenir le nouveau Bernie Maddoff.

Avec un boulot, des impôts et un loyer à payer tous les mois, suis-je trop vieux pour comprendre et apprécier ces histoires ? Peut-être. Mais je pense surtout qu'avec 25 ans de teen dramas derrière moi, je suis trop blasé pour apprécier des histoires vues et revues. Car la fille qui couche, tombe enceinte et hésite à se faire avorter est plus ou moins la même fille en 1992 et en 2012 - surtout si le père est le meilleur ami de son petit copain du moment ! Elle se pose les mêmes questions, a les mêmes peur et est soumise à la même pression. Ce qui change, c'est la garde robe, sa coupe de cheveux sûrement un peu moins permanentée et la nature de la pression, Facebook et YouTube oblige. Est-ce que ça vaut de dépenser 25 heures de sa vie par série regardée ? Je ne le pense pas.

Finalement, à 30 ans passés, le seul moteur qui vaut de passer plusieurs heures à voir des adolescents s'aimer, se détester ou se trahir reste la nostalgie. Ca me semble insoutenable sinon. Et donc, la modernité n'étant pas le parfait combustile de la nostalgie, seuls des rediffusions de DAWSON, des DVD de FREAKS AND GEEKS (déjà, à l'époque de sa diffusion en 99-2000, une machine nostalgique ultra-puissante) ou des séries sachant manier parfaitement le deuxième degré (AWKWARD ?) peuvent faire avancer la machine à souvenirs.

Reste le cinéma... Mais c'est un autre sujet...


24 janvier 2011

Les nouvelles Drôles de Dames idéales

Vous n'êtes peut-être pas sans savoir que la télé américaine va bientôt enfanter un nouvel enfant cloné. Après les bébés morts-nés, BIONIC WOMAN, KOJACK, DRAGNET ou LE RETOUR DE K2000, elle s'apprête à faire une nouvelle tentative en espérant accoucher d'un nouveau beau bébé à peu de frais, après HAWAII POLICE D'ETAT. Cette fois, elle remet ça avec le clone de CHARLIE'S ANGELS.

Avec un terme prévu pour la rentrée prochaine et avec Drew Barrymore comme maman et les auteurs de SMALLVILLE comme papas, on peut placer quelques beaux espoirs. Après tout, Drew Barrymore a déjà fait une première tentative (pas dégueulasse) au cinéma. Mais pour que l'opération soit réussie, il faut mettre toutes les chances de son côté et bien choisir les anges qui se poseront sur le berceau.

Pour ceux qui en auraient marre des métaphores, il faut, en gros, bien choisir les Drôles de Dames. Voici donc, à mon goût, le casting idéal (et réaliste) en partant du principe (le plus probable) que le remake s'inspire des personnages du film...

Dylan Sanders : Lindsay Lohan
Avec son passé tendance white-trash et rebelle collectionnant les boyfriends violents, Dylan Sanders a appris les leçons de la vie sur la route, à la dure. Toujours partante pour une petite bagarre de bar, elle serait géniale incarnée par Lindsay Lohan qui verrait là une occasion idéale de revenir sur le devant de la scène. Après tout, le cinéma ne veut clairement plus d'elle. Une série TV bien en vue pourrait la remettre sur les bons rails. Je le disais là auparavant : Lindsay Lohan est faite pour jouer les héroïnes sexy et badass et Dylan Sanders est l'une d'elle. Elle pourrait revenir à sa couleur de cheveux naturelle, celle qui lui va le mieux et enfin montrer au monde entier qu'elle est amplement plus qualifiée qu'Angelina Jolie pour botter le cul de méchants terroristes.


Natalie Cook : Ari Graynor
Nerd invétérée qui portait autrefois lunettes et appareil dentaire proéminent, Natalie Cook a depuis grandi en une blonde sexy au corps parfait de surfeuse. Diplômée du MIT, elle n'en demeure pas moins extrêmement naïve, toujours optimiste voire légèrement niaise. Alors qui de mieux pour incarner ce personnage haut en couleur que la délicieuse Ari Graynor, dont je disais ici qu'elle ferait une parfaite quirky weird girl malgré sa blondeur. Dans le genre, Natalie Cook est donc un rôle parfait pour la gentiment déjantée Ari Graynor - que j'aimerais d'ailleurs bien voir danser dans son salon en culotte Spider-Man !

Alex Munday : Summer Glau
Fille de deux professeurs de Harvard, Alex Munday a dépassé académiquement parlant ses parents à l'âge de 13 ans. C'est pourquoi elle s'ennuie vite, très vite. Le reste de son adolescence a donc été consacré à étudier la lévitation avec un moine tibétain, à assister un agent double à Paris et à danser avec le ballet de Stuggart. Une des nombreuses raisons qui me font penser que Summer Glau, égérie de Joss Whedon (grand amateur de filles sexy et badass), ferait une Drôle de Dame idéale. Avec son background de danseuse de ballet reconvertie dans la castagne sur grand et petit écran, elle apporterait la street-cred parfaite à la série et compléterait ainsi le trio (à mon goût) idéal de nouvelles Charlie's Angels.


22 septembre 2010

Yearbook #2 : Promo 1984

Je crois que cette rubrique YEARBOOK est ma préférée. Mais c'est aussi la plus longue à rédiger. Ce que vous allez lire ci-dessous m'a pris près de deux semaines. Mais je crois que ça vaut le coup. J'espère.

Alors après la promo 1997, voici la promo 1984. Il est bien possible que beaucoup d'entre vous n'étaient même pas des embryons dans le ventre de leur mère cette année-là mais, à la limite, tant mieux. Moi-même, je n'étais pas très vieux. J'avais 5 ans. Tant mieux car autant vous dire tout de suite que 1984 est une des années les plus importantes pour la pop culture mondiale. Le nombre de films, de chansons et séries imparables sorties cette année-là est juste incroyable. Dans les 30 dernières années, très peu d'années peuvent rivaliser. La promo 1984 est un cru exceptionnel.

En parcourant le trombinoscope pop de la promo 1984, vous allez vite comprendre pourquoi...

CELUI A QUI L'ON DOIT LA RÉPLIQUE CULTE
Lui, il n'arrêtait pas de répéter qu'il reviendrait. Sur le coup, nous, on aurait bien voulu qu'il dise vrai. Bon, c'est vrai que Sarah Connor, elle était pas trop pour. Mais que voulez-vous ? Qui peut lutter contre un robot autrichien bodybuildé répondant au doux nom d'Arnold "Terminator" Schwarzenegger ? "I'll Be Back" qu'il disait. Et oui, il est revenu. En 1991, en 2003 et en 2009. Sarah Connor ne lui dit pas merci. Nous non plus - à part pour 1991... Voir la scène.

CELUI QUI NE DÉCOLLAIT PAS SON CUL DE MTV
Lui, cette année-là, sa résolution était de passer moins de temps devant la télé mais avec des clips de 14 minutes tournés comme un long-métrage, comment voulez-vous faire autrement ? Alors, au final, il est resté bloqué devant MTV à regarder le clip de "Thriller" de Michael Jackson qui contient à peu près tout ce qu'on peut demander à un film et à la vie : de l'amour, de la danse et des zombies. A quoi bon sortir vivre sa vie au grand air alors que, cette année-là, il y a ça sur MTV et que ça vous est gracieusement offert par Jacko ? Voir le clip.

CEUX QUI ÉTAIENT MÉCHANTS
Vous aussi, si on vous faisait manger après minuit, qu'on vous mettait dans l'eau sans vous le demander et qu'on vous aveuglait avec une lumière vive, vous deviendrez méchant. Comment en vouloir, alors, à Gizmo de donner naissance à ses ignobles créatures que sont les Gremlins quand on lui inflige tous ses méfaits ? Reste que, cette année-là, ses bestioles gluantes ont tout saccagé sur leur passage. Même le box-office ! Voir la bande-annonce.

CELUI QUI REGARDAIT BEAUCOUP LA TÉLÉ
Lui, comme sa nouvelle idole Sonny Crockett de Deux Flics à Miami, s'est soudainement mis à porter des Ray-Ban Wayfarer et des T-shirts sous ses vestes amples Armani (ou simili). Le pêche, le blanc, le fuchia deviennent ses couleurs préférés et ils arrêtent même de porter des chaussettes avec ses mocassins sans lacets. Il aurait bien aimer se laisser pousser une petite barbe de trois jours mais bon, à 16 ans, c'est pas toujours facile. Voir la vidéo.

CELLE QUI ÉTAIT LA 'IT GIRL'
La blonde Daryl Hannah avait déjà fait une apparition remarquée deux ans plus tôt dans BLADE RUNNER mais c'est seulement cette année-là qu'elle devient une des actrices les plus en vogue de la décennie, à la fois sex-symbol grâce à SPLASH de Ron Howard, héroïne romantique dans RECKLESS de James Foley et actrice dramatique respectée dans LE PAPE DE GREENWICH VILLAGE. Voir la bande-annonce de SPLASH.

CEUX QUI ÉTAIENT EN COUPLE
Entre Diane Lane et Jon Bon Jovi, ce fut bref mais intense. L'histoire d'amour de ces deux-là est aujourd'hui un peu oublié par le commun des mortels mais elle fut à ce point mémorable qu'elle inspira au rocker blond la chanson "You Give Love A Bad Chance". Bon Jovi venait en effet à peine de sortir son premier disque quand il rencontra Lane qui, à l'époque, consomme les petits copains (Matt Dillon, Christopher Atkins, Timothy Hutton) aussi vite que ses croissants du matin. Lui quittera sa petite-amie du lycée pour elle. Elle le quitta après quelques mois pour Christophe Lambert. You Give Love A Bade Name, indeed ! Voir le clip de "You Give Love A Bad Name".

CEUX QUI AVAIENT LE PIRE LOOK
Cette année, ceux-là, sortait "Love At First Sting" et s'affichait en couverture de la version soft de l'album en intégral cuir noir, nuques longues et/ou grosses 'staches. C'est le look de Scorpions mais aussi celui d'une bonne partie des groupes de hard rock (plus ou moins FM) qui débarquent dans les charts cette année-là : de Bon Jovi à Van Halen en passant par Saxon, Judas Priest, Iron Maiden et j'en passe. En même temps, comment voulez-vous être habillé quand vous enchaînez sur le même album "Rock You Like A Hurricane" et "Still Loving You" ? Voir le clip de "Still Loving You"

CELLE QUI AVAIT LE MEILLEUR LOOK
On fait la connaissance de Punky Brewster cette année-là et, ni les filles, ni les garçons ne s'en remettront vraiment. Avec ses tâches de rousseur, son charme instantané, ses chaussures non assorties, ses couettes et ses habits multicolores, la petite Punky définit le look ultime de quiconque voudrait affirmer haut et fort à quel point il se sent bien dans sa peau et ses fringues. Voir le générique.

CEUX QUI SAUVAIENT LE MONDE
Comme tous les sauveurs du monde, l'équipe de SOS Fantômes n'avait rien demandé à personne. Mais ce groupe de parapsychologues durent bien se résoudre à sauver la veuve et l'orphelin d'une invasion de fantômes et d'ectoplasmes en tous genres, dont un bibendum géant. Comme Peter Venkman dirait : "On est venu. On a vu. On leur a botté le cul" Voir la bande-annonce.

CEUX QUI EMBALLAIENT PENDANT LES SLOWS
Le titre du meilleur emballeur pendant les slows fut difficile à départager cette année-là. Entre Wham et son "Careless Whisper", Foreigner et son "I Want To Know What Love Is", Phil Collins et son "Against All Odds", Lionel Richie et son "Hello" ou The Cars avec son "Drive", la compétition fut acharnée. Autant vous dire qu'avec tout ça, le taux de natalité a du grimper en flèche en 1984. Mais c'est au final, Frankie Goes To Hollywood et son "The Power of Love" qui l'emporta finalement. Cela s'est joué sur le fil mais la puissance de cette chanson la place au-dessus des autres. Voir le clip.

CELUI QUI ÉTAIT NU
Après de la quasi-figuration, Christophe Lambert faisait ses (presque) débuts au cinéma dans GREYSTOKE et en profitait donc pour tomber le haut, le bas et tout le reste, provoquant quelques chaleurs nocturnes à Jane alias Andy McDowell. Il se glissait alors dans la peau de la version la plus hardcore de Tarzan que vous ne verrait jamais sur grand écran. Voir la bande-annonce.


CELUI QUI SE PRENAIT UN GROS BIDE
Avec COTTON CLUB et DUNE, Francis Ford Coppola et David Lynch se plantèrent en beauté cette année-là. Mais rien en comparaison de Sergio Leone qui réalisait avec IL ETAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE le film de ses rêves et aussi un des plus gros échecs commerciaux du cinéma moderne, les producteurs ne récupérant que 18% de leur mise initiale. Un crève-coeur quand on sait que le réalisateur italien n'avait alors pas tourné depuis treize ans et qu'il ne tournera plus jamais après (il est mort en 1989). Un crève-coeur quand on constate aujourd'hui à quel point son film est un chef d'oeuvre absolu. Voir la bande-annonce.

CELLE QUI S'HABILLAIT COMME MADONNA
Elles étaient toutes habillées pareils cette année-là. Normal. Après l'avoir vue se rouler sur scène en chantant "Like A Virgin" aux MTV Video Music Awards avec sa robe de mariée à frou-frou et bustier en dentelle, ses cheveux péroxydées et ses dizaines de chaînes autour du cou, toutes les filles de la Terre voulaient s'habiller comme Madonna. Voir la prestation.

CEUX QUI FAISAIENT DE LA DANSE
Dans la cour de récrée ou au bal de promo, lui ne fait plus que ça, cette année-là. Le Break est sa nouvelle religion. Plus un mouvement, plus un geste qu'il ne "break". Ca lui a pris en sortant du ciné où il avait été voir le film BREAKIN. Normal donc que son hymne soit devenu instantanément "Breakin'" de Ollie & Jerry. D'ailleurs, c'est le seul morceau qui sort des enceintes de son boom box ! Voir le clip.

CELLE DONT ON NE SE SOUVIENT PLUS
Elle eut le destin de la très très grande majorité des chanteuses de cette décennie. Un tube, voire deux, et s'en va. Cette année-là, ce fut le destin de Deniece Williams ("Let's Hear It for the Boy"), de Nena ("99 Luftballons") et donc de Laura Branigan dont le "Self Control" reste le dernier moment de gloire. Mais la chanteuse - où qu'elle se trouve - peut toujours se consoler avec les dizaines de reprises dont sa chanson fait encore l'objet aujourd'hui. Voir le clip.

CELUI QUI AVAIT LES PLUS BEAUX ABDOS
Lui, récemment endeuillé par le décès de sa femme, décide de quitter les bas-quartiers de Brooklyn pour s'installer dans le Connecticut où il pourra élever sa fille dans de meilleures conditions. Mais si ses gros bras et ses abdos d'acier auraient pu naturellement faire de lui un déménageur ou un ouvrier du bâtiment, c'est comme homme de maison que Tony Micelli trouvera sa voie. Madame est Servie. Dans tous les sens du terme. Voir le générique.

CELLE QUI AVAIT DES (GROS) SEINS
Elle n'aura pas été celle qui aura fait des actrices à gros seins des actrices respectées. Cette année-là, Bo Derek, top-model star devenue actrice par la grâce d'un mariage avec un réalisateur de 30 ans son aîné, récolte son deuxième Razzie Award de la pire actrice pour BOLERO dans lequel elle incarne une jeune et riche étudiante anglaise parcourant le monde pour trouver l'homme idéal pour la défleurer. Tout un programme résumé dans l'extraordinaire catchline du film : "Une aventure dans l'extase".

CELUI QUI AIMAIT (TROP) LA JUNK-FOOD
Lui était persuadé que la danse était le remède à tous les maux. 25 ans plus tôt, il appliquait en effet le fameux adage de SEXY DANCE 3 (!) : "One move can bring people together. One move can make you believe like there's something more. One move can set a whole generation free." Rien de moins. Appliqué à une petite ville de l'Oklahoma dirigée d'une main de fer par un pasteur fanatique, cela donne Footloose, du sucre en forme de (Kevin) Bacon. Autant vous dire un petit-déjeuner riche en calorie. (cette blague a été écrite à 2h du matin). Voir la bande-annonce.

CELUI QUI AVAIT UN GOSSE
Il en avait même plusieurs des gosses. Il en avait cinq au total. Sondra, Denise, Theo, Vanessa et Rudy étaient parfois quelques peu turbulents et posaient souvent quelques soucis à leur cher papa, tout se terminait toujours bien au pays du Cosby Show. Car Bill Cosby était, on en était tous persuadé, le meilleur papa du monde ! La preuve : il aura mis neuf ans à nous laisser prendre notre envol. Neuf ans de pulls bariolés. Neuf ans de bonheur. Voir un extrait.

CELLE QUI ÉTAIT DINGUE
"She's So Unusual". C'est le titre de son premier album qui sort cette année-là. Comme le dit le nom de son disque, Cyndi Lauper n'est pas comme les autres : elle a les cheveux rouges, une voix sur-aiguë, un accoutrement vestimentaire bariolé et multicolore et des chansons féministes sur la fête ("Girls Just Want To Have Fun"), la masturbation ("She Bop") et l'amour ("All Through The Night", "Time After Time"). Voir le clip de "She Bop".

CELLE QUI ÉTAIT BLONDE
Elle était une épouse des plus normale. A la suite de la disparition de son mari, elle est devenue strip-teaseuse dans un peep-show de Houston, Texas. Elle, c'est Nastassja Kinski. Elle va finalement retrouver son mari et rêver ensemble de Paris, Texas. Elle est devenue une icône pop absolue. Voir la scène du peep-show ou une des plus belles choses que vous ne verrez jamais dans votre vie.

CELUI QUI DISAIT DES GROS MOTS
Lui a dit beaucoup de gros mots cette année-là. Mais personne ne lui en a vraiment voulu. Au contraire même. D'ailleurs, pendant près de 20 ans, Le Flic de Beverly Hills est le film ayant rapporté le plus d'argent à ses producteurs proportionnellement au nombre de gros mots prononcés. Eddie Murphy rendait ça tellement naturel qu'aucun parent n'a jamais rien eu à dire à leurs enfants sur le film. Voir la bande-annonce.

CEUX QUI ÉTAIT LES PLUS DRÔLES
Eux n'existaient pas pour de vrai même ils ont tout fait pour nous faire croire le contraire. Cette année-là, David St Hubbins, Nigel Tufnel et Derek Smalls, qui composaient le groupe de rock anglais culte des années 70 Spinal Tap, tentaient un come-back avec une tournée américaine qui tourna rapidement au vinaigre. Reste cependant des titres aussi évocateurs que "Big Bottom", "Sex Farm", "Bitch School" ou "Hell Hole". Voir la bande-annonce.

CELUI QUI AIMAIT LES GADGETS
Lui était fou de son premier Apple Macintosh. Il lui avait coûté la coquette somme de 2500 dollars mais l'appareil était révolutionnaire. Il en était convaincu, bien aidé par la publicité à 1,5 millions de dollars réalisée par Ridley Scott et inspirée du fameux "1984" de George Orwell. Le premier Apple Macintosh était en effet le tout premier ordinateur personnel dans lequel il n'était plus obligé de rentrer des commandes de texte et de chiffres. Au lieu de cela, il pouvait le contrôler directement à partir d'une souris pour cliquer sur les images apparaissant à l'écran. Voir la pub.

CEUX QUI DÉPRIMAIENT
Pour appeler leur album "Lament", eux devaient vraiment pas être bien dans leur basket cette année-là. Il est vrai que la joie de vivre n'a jamais vraiment été le fort de Ultravox et de son charismatique leader Midge Ure. Il suffit de regarder leurs clips, notamment celui de "Dancing With Tears In My Eyes" dans lequel Midge tente à tout prix de sauver sa famille d'une explosion nucléaire imminente. Voir le clip.

CELUI QUI AIMAIT SE BATTRE
Lui était vraiment trop gentil. Où qu'il aille, "Daniel-San" (Ralph Macchio) devenait le souffre douleur des plus forts. Mais heureusement, cette fois, il rencontrait son voisin, Mr Miyagi qui lui enseigna les principes et les techniques du Karaté. Ainsi, le Karaté Kid pouvait se défendre contre les horribles Cobra qui pratiquent un Karaté violent très éloignés des préceptes originels de la discipline. Car rien n'arrête un crane kick ! Voir la bande-annonce.

CELUI QUI AIMAIT LES GARCONS
Alors que George Michael et Andrew Ridgeley de Wham! étaient auparavant vus comme des porte-paroles de la jeune génération, ils se sont mis, cette année-là, à promouvoir uniquement le plaisir et la joie comme tout bon groupe de pop des années 80. Hédonistes et sexy, leurs chansons de cette année-là ("Wake Me Up Before You Go-Go", "Careless Whisper", "Freedom", "Last Christmas", "Everything She Wants") cartonnent et attirent alors essentiellement les jeunes filles qui kiffent les fesses rebondies, les jambes bronzées et le sourire ultra bright de George Michael. Qu'elles étaient naïves les pauvres ! Voir le clip de "Wake Me Up Before You Go-Go".