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11 janvier 2019

Mes films et séries préférées de 2018



1. Lady Bird
2. Hostiles
3. Alex Strangelove
4. The Rider
5. Jusqu’à la garde
6. Call Me By Your Name
7. Hérédité
8. Tully
9. Amanda
10. Shéhérazade
11. La Route Sauvage
12. Last Flag Flying
13. Leave No Trace
14. Une Affaire de famille
15. Une Pluie sans fin


1. Love S3
2. Pose S1
3. Counterpart S1
4. The Marvelous Mrs Maisel S2
5. The Looming Tower S1
6. Barry S1
7. The Affair S4
8. Dear White People S2
9. Altered Carbon S1
10. Kidding S1
11. Making A Murderer S2
12. Damnation S1
13. American Crime Story S2
14. Succession S1
15. L’Amie Prodigieuse S1

31 décembre 2018

Mes 150 trucs préférés de 2018



Sans ordre.

05 juin 2016

La comédie romantique a-t-elle encore besoin de «gentils garçons»?



J'ai eu beaucoup de difficultés à écrire cet article sur les "gentils garçons" dans les comédies romantiques et sur "Love" une série très mal comprise et mal aimée.

Vous devriez comprendre en le lisant sur Slate.fr.

22 avril 2016

Comment HBO tente de vous rendre fou avec «Game of Thrones»



Avant le retour du Game Of Thrones, j'ai écrit un article sur la série qui tente de nous rendre fou.

Vous pouvez le lire sur Slate.fr


19 mars 2016

La folle histoire du Dana Carvey Show



J'ai écrit un nouvel article sur la star comique des années 90 qui a lancé une emission que personne n'a vu mais qui a révélé les plus grands stars comiques actuelles, de Steve Carrell à Louis C.K en passant par Steven Colbert.

Vous pouvez lire l'article ici.

31 décembre 2012

Quelques enseignements de 2012...


Même pour une star du porno, Nicki Minaj ne fait pas de la très bonne musique.

Il faudrait embaucher des secrétaires de rédaction dans les maisons de disque : "Aussitôt que le jour se lève Tu es dans ma tête, Tu hantes mes pensées, Je n'en sortirais pas inerte" - Colonel Reyel, 2012

Quand je me sens vieux, je me dis que Michael Fassbender n'a que vingt mois d'écart avec moi et qu'il fait quand même beaucoup plus vieux (voir Haywire, Prometheus). Et après, je me rappelle qu'il a un zizi beaucoup plus gros et je me sens... déprimé.

Si j'avais su qu'un paresseux pouvait faire cet effet aux filles comme Kirsten Bell, j'aurais arrêté de me faire chier depuis longtemps.

Parfois, refaire un duo, peu importe le niveau de culte, c'est pas une bonne idée (Voir John Travolta et Oliva Newton-John et voir Brandy et Monica)

Ne jamais faire confiance aux auteurs de séries : ils ne savent absolument pas ce qu'ils font (voir les révélations des auteurs de LOST)

Une idée de déguisement pour 2013 : se déguiser en Lindsay Lohan déguisée en Liz Taylor. (Voir Liz & Dick)

Jeremy Renner ressemble à Grumpy Cat

Sept albums en sept ans pour Rihanna. Et toujours pas de trace d'une quelconque personnalité.

Deux ans se sont écoulées entre le premier et le dernier single de Teenage Dream de Katy Perry. Comme pour Thriller de Michael Jackson. La marque des grands. Pendant ce temps là, Rihanna sort un album tous les ans...

En 1991, Last Action Hero avait mis fin au héros de films d'action des années 80. En 2012, Zoe Kazan a tué la Manic Pixie Dream Girl (voir Ruby Sparks).

Pas bon d'être une femme dans Skyfall : soit tu meurs comme une merde, soit tu deviens secrétaire.

Vu la qualité de ses personnages féminins, le prochain chef d'oeuvre d'Aaron Sorkin se déroulera probablement dans une prison de haute sécurité (voir The Newsroom).

Selena Gomez va pouvoir prendre modèle sur Anne Heche et se remettre à sortir avec des hommes.

Pour exprimer la tristesse, il y a d'autres moyens que les plans d'une tête pausée contre une vitre arrière de voiture pendant une nuit pluvieuse (voir la comédie romantique française)

Quelle bande d'enculés chez Disney : Kevin Smith annonce qu'il prend sa retraite de réalisateur et soudain une annonce d'un Star Wars 7.

Idée de scène pour un éventuel Wall Street 3 : Michael Douglas s'extasiant sur le Galaxy Note avec la réplique : "Ça me rappelle le bon temps !"

La logique et Kanye West, c'est pas vraiment ça ou comment filmer le clip de "Niggas in Paris"... à Los Angeles.

La drogue, c'est mal et ça tue (voir Whitney Houston)

La révolution des couples de stars : le couple quirky (voir Emma Stone et Andrew Garfield. Voir Jamie Bell et Evan Rachel Wood. Voir Jason Segel et Michelle Williams)

D'ailleurs, si Emma Stone et Andrew Garfield se séparent un jour, Hollywood arrêtera de produire des comédies romantiques. Ça ne servirait à rien : l'Amour aura disparu.

La pluie peut être un personnage à part entière (voir The Killing)

Si tu es noire et que tu veux remporter un Oscar du meilleur second rôle, mieux vaut jouer une bonne (voir Octavia Spencer, soixante-douze ans après Hattie McDaniel)

Jean Dujardin est un putain de veinard : il a fait la bise à Natalie Portman et danser avec Zooey Deschanel. Il a eu un Oscar aussi ? Ouais bof...

Malgré les abdos et la belle gueule, je n'aurais pas aimé être dans la peau de Taylor Kitsch cette année (voir Battleship, John Carter, Savages)

Si Taylor Kitsch et Julianne Hough (Burlesque, Rock of Ages, Footloose) faisaient un enfant ensemble, ils pourront l'appeler Pierre Richard. Le roi de la poisse.

Vieillir, c'est découvrir une photo de Alexa Vega comme ça, de se rappeler Spy Kids et se sentir toute chose... (Vieillir étant ici utilisé comme synonyme de "devenir un vieux dégueulasse")

Un jour, on se moquera des cheveux de Tom Hanks dans Cloud Atlas comme on se moque des cheveux de Nicolas Cage dans... toute sa filmo.

"Glad You Came". Les auteurs de chansons pour boys band sont des petits marrants.

Lana Del Rey était l'invité de American Idol, démontrant que des participants peuvent aussi coaché une invité.

Si l'on considère le nombre de direct-to-video dans lequel a joué Stephen Dorff en 2012, on doit pouvoir considérer que son prestigieux rôle chez Sofia Coppola en 2011 lui a été bénéfique.

Hunger Games : le nouveau nom de la fashion week.

Lonely Island a eu tellement de succès en 2011 que Justin Bieber s'est directement inspiré de leur méthode d'écriture pour son dernier album : "Tell me what you like yeah tell me what you don’t / I could be your Buzz Lightyear fly across the globe"

Les dimanches soirs du mois d'avril, journées mondiales du kiff télévisuel (voir Game of Thrones, The Killing, Mad Men, Girls)

Savoir interpréter les chansons de One Direction : "The way you flip your hair gets me overwhelmed" -> Je bande quand je te vois.

La mère de Nicki Minaj s'est faite électrocuter au moment de l'accouchement.

L'association mondiale des épileptiques a mis à prix la tête de Kanye West (voir l'intégrale de ses clips).

Pourquoi continuer à se moquer du jeu de Nicolas Cage alors qu'il y a celui de Johnny Depp ?

Jacques Audiard est un génie. Jacques Audiard aime Katy Perry. Alors, Katy Perry est un génie (voir De Rouille et d'os)

Channing Tatum a l'air d'un type sympa mais il est aussi inexpressif que la porte de ma salle de bain (voir Magic Mike, 21 Jump Street, The Vow et Haywire).

Au Paradis, la mode du moment est au come-back du disco (voir Robin Gibb et Donna Summer)

A chaque fois qu'un acteur avec de l'embonpoint devient une star (John Belushi, John Candy, John Goodman, Will Ferrell), la news de l'adaptation de La Conjuration des Imbéciles ressort. Cette année, Zack Galifianakis.

A priori, The Great Gatsby par Baz Luhrmann va être bien : il y a des fêtes et des gens qui dansent dedans. Damn you Australia !

Depuis qu'il a vu Les Rois du Patin, Kanye West a trouvé son mojo : "No one knows what it means but IT'S PROVOCATIVE" (voir le clip de No Church in the wild)

Azealia Banks est née en 1991 et copie sa musique sur la dance de 1991. Vivement que les rappeurs nés en 2011 copient David Guetta!

Le déclin de la civilisation se mesure au palmarès des MTV Movie Awards. 1992 : Terminator 2. 1993 : Menace II Society. 1994 : Des Hommes d'honneur. 1995 : Pulp Fiction. 1996 : Seven. 1997 : Scream... 2009 : Twilight 1. 2010 : Twilight 2. 2011 : Twilight 3. 2012 : Twilight 4.

Il ne faut pas rire des films de Jason Statham et des chansons de David Guetta. Ils ont des TOC et c'est une grave maladie dont il ne faut pas se moquer.

A Hollywood, le marketing est partout. Parmi les 116 plus grandes stars du studio Paramount, ils n'ont pas oublier de caser 10 membres du casting de Star Trek 2.

Shia La Beouf était tellement jaloux de la performance de Michael Fassbender dans Shame qu'il n'a trouvé qu'un clip de Sigur Ros pour aussi montrer son zizi en 2012.

Deuxième divorce de Johnny Depp, après son divorce avec la réalité en 1990.

Et puis, bientôt le mariage avec Tim Burton.

Le hacker qui a piraté le téléphone de Christina Aguilera et de Scarlett Johansson a été condamné à dix ans prison. A sa sortie, il pourra se consoler en se disant qu'il n'aura plus que dix ans à attendre pour la sortie de Detox de Dr Dre.

On peut vendre une série à Judd Apatow avec l'argument suivant : "Girls, c'est une série avec des filles de 13 ans (dans leur tête) qui se font éjaculer dessus"

Si Tom Cruise a été si rapide pour prononcer le divorce avec Katie Holmes, c'est qu'il ne savait sûrement pas comment lui expliquer que ce n'est pas elle qu'il voulait aller voir Magic Mike.

Idée pour faire de l'audience : créer un blog et traduire les posts de Buzzfeed. Ah pardon, tout le monde le fait déjà...

On ne peut pas faire confiance aux distributeurs français. Katy Perry - Part of Me n'est pas sorti en France.

Les scénaristes de séries télé vont chercher dans leur imagination pour créer des histoires. Kourtney Kardashian, elle, accouche.

Il semble que Kirsten Stewart veuille nous dire quelque chose avec ses boobs dans On The Road, son découchage et ses tenues bien sexe des tapis rouge de Twilight 5. Mais quoi ?

Il y a des gens qui veulent être des stars et d'autres qui le sont (voir tout le casting de Rock of Ages vs. Tom Cruise et Alec Baldwin)

J'ai pensé monter une secte en utilisant la bande-annonce de Cloud Atlas. Et puis, j'ai vu les chiffres du box-office américain et me suis dit que ce n'était pas une si bonne idée.

Sans la canicule estivale, je n'aurais jamais été voir Sexy Dance 4. Seul bon côté d'une canicule : meilleur film de la franchise !

Facebook est juste un immense champ de bataille sur lequel s'affronte les célibataires et les gens mariés pour déterminer lesquels ont la vie la plus satisfaisante.

Parfois, les vannes se font toutes seules. Pas besoin de gens pour les inventer (voir l'histoire d'amour entre Avril Lavigne et Chad Kroeger)

Parfois, les bêtisiers sont meilleurs que le film (voir Avengers)

Pour faire le Expendables au féminin, les producteurs devraient consulter la liste de toutes les ex de John Mayer.

L'engagement en 2012, ce n'est plus ce que c'était : Skyscraper de Demi Lovato, "meilleure vidéo engagée" aux MTV Video Music Awards

Frankenweenie, où un petit garçon ressuscite son chien, la métaphore de Tim Burton pour exorciser sa peur primale du jour où Johnny Depp mourra.

Il faut arrêter de rigoler avec les Chuck Norris Facts (voir Expandables 2).

Sofia Vergara, Christina Hendricks, Kate Dennings... La télé US est le reflet d'une société en crise qui a besoin de se rassurer... avec des gros seins!

Oliver Stone est aux films sur la violence du monde ce que Tim Burton est aux films gothiques. Un argument de vente bidon (voir Savages).

Régler ces comptes avec son père mort peut aussi se faire au cinéma (voir Cloclo)

Au registre des noms de bébés de stars, les plus fous ne sont pas là où on croit : Rosalind Arusha Arkadina Altalune Florence Thurman-Busson pour Uma Thurman vs. Noah Shannon pour Megan Fox

Une personne inconnue a mangé Axl Rose et elle chante et s'habille très mal.

Il suffit d'un nugget de poulet pour humilier une personne (voir Killer Joe)

Le masochisme à la française : encenser Calvin Harris et dénigrer David Guetta... alors qu'ils font exactement la même musique, le second étant même un modèle pour le premier.

Les Asiatiques, encore et toujours au centre de la moquerie occidentale (voir Gangnam Style)

TUMBLR aurait du s'appeler SPOILR.

La seule chose qui transparaît désormais du visage de Britney Spears, c'est la peur. Mais, au moins, elle, quelque chose transparaît. Channing Tatum et Kirsten Stewart ne peuvent pas en dire autant.

Et pour finir, le plus important de tous les enseignements, celui qu'il ne faut absolument pas que j'oublie pour 2013 : Parfois, dans la vie, il suffit de 20 secondes de courage et de folie (voir Nouveau Départ).


26 décembre 2012

Les 'Entertainers' de l'année 2012

Commençons cette traditionnelle rétrospective annuelle par les entertainers de l'année. L'idée, comme tous les ans depuis 2008, c'est de faire un classement des 10 personnalités m'ayant fait le plus rire, pleurer, frisonner. En un mot : divertit. Par contre, ne comptez pas trouver ici les évidents (mais à mon goûts pas très intéressants) Channing Tatum, Joss Whedon, EL James ou Seth McFarlane.


1. Matthew McConaughey
Aux alentours de 2008-2009, Matthew McConaughey a presque complètement disparu. A cette époque, l'acteur était devenue une caricature dont on se moquait dans les talk-shows et sur Twitter. Même Matt Damon y allait de son imitation moqueuse. C'est dire ! En gros, c'était le mec qui, après quelques remarquables rôles à la fin des années 90, s'était un peu trop allé à son personnage de comédies romantiques bof, en enlevant un peu trop sa chemise (les abdos, tout ça). Puis, il est revenu. Il a laissé tomber les romcoms bof et a remis le couvert dans le ciné indépendant. Cinq films en 2012. Il y était extraordinaire à chaque fois. Un "scene stealer" comme disent les Américains. Bernie de Richard Linklater. Mud de Jeff Nichols. Paperboy de Lee Daniels. Killer "Suce mon Fried Chicken Nugget" Joe de William Friedkin. Magic Mike de Steven Soderbergh. Je ne sais pas si j'aurais cru la personne me disant que McCo serait mon entertainer préféré de 2012. Mais les faits sont là : drôle, émouvant, effrayant. Il est définitivement le GRAND acteur de composition de l'année. Et s'il n'a pas un Oscar pour un des films sus-mentionnés, c'est que les Oscars puent du cul.


2. Le cast de New Girl
Avant que la série démarre, à la fin de l'année 2011, on ne parlait que de Zooey Deschanel. Les premiers épisodes n'étant pas d'une qualité incroyable, les haters s'en sont donc donnés à coeur joie, me forçant à réagir. Puis le monde est entré dans 2012 et New Girl est devenue la meilleure série comique générationnelle à voir le jour depuis un certain 19 septembre 2005. Et ce, par le grâce de son casting.  Zooey bien sûr. Mais Jake Johnson aussi. Lamorne Morris également. Même Hannah Simone. Mais surtout Max Greenfield aka Schmidt. La scénariste Liz Merriweather a pris de l'assurance. Les épisodes sont devenus plus drôles, parfois incroyablement émouvants et New Girl, derrière le marketing adorkable et quirky, s'est imposée comme une série beaucoup plus ambitieuse qu'il n'y paraissait au début.


3. Joseph Gordon-Levitt
Lindsay Lohan et d'autres font parfois oublier qu'être un enfant star ne signifie pas forcément drogue, fête et autodestruction. La preuve avec Joseph Gordon-Levitt. Celui qui tourne depuis qu'il a sept ans a vu se concrétiser deux ans de travail en une seule année. Quatre films : The Dark Knight Rises d'abord, suivi de Premium Rush (son premier premier rôle dans une production hollywoodienne), suivi de Looper et enfin Lincoln (le 30 janvier 2013 en France). Impossible de passer à côté de JGL qui ne peut attirer que la sympathie, avec son air débonnaire, sa passion (son site HitRecord) et son irrésistible charme de boy next door. Et parfois, il fait ça...


4. Carly Rae Jepsen
Depuis que la pop music est pop music, elle n'a cessé d'aller vers plus de cynisme, avec des filles de plus en plus déshabillées, des mélodies de plus en plus putassières et des stratégies marketing de plus en plus racoleuses. Et si certains s'y retrouvent encore, beaucoup d'autres (dont moi, bien sûr) ne retrouvent plus grand chose d'intéressant dans la pop-music mainstream de cette nouvelle décennie (à part Katy Perry). C'est dans ce contexte qu'est apparue Carly Rae Jepsen et son entêtante mélodie : "Hey, I just met you, And this is crazy, But here's my number, So call me, maybe?" Pas de sous-textes racoleurs. Pas de rythmes débilitants. Pas de mini-shorts ras le mariage. Juste une petite chanson pop bien ficelée et un peu naïve, chantée par une jeune fille toute mignonne (mais pas débile) qui ne se serait pas fait connaître avec une sextape. Voilà ce qu'a apporté Carly Rae à 2012 : de la fraîcheur. Et comme une chanson n'aurait peut-être pas suffit à la faire figurer dans ce top, elle a aussi fait tout un album du même calibre.



5. Rebel Wilson
Révélée au grand public par Bridesmaids en 2011, l'australienne Rebel Wilson est ce qui est arrivé de mieux à la comédie en 2012. My Best Men, Bachelorette et Pitch Perfect (le 8 mai 2013 en France) n'étaient pas vraiment les plus grands films comiques de cette année mais Rebel, avec son ton pince-sans-rire et son bagout et son incroyable énergie étaient, sans nul doute, le meilleur de ces comédies moyennes (pour être gentil dans le cas de Bachelorette). Mais c'est surtout ses prestations dans les divers talk-shows et interviews qui en a fait une incroyable machine à rire. Mes préférés : avec Maude Apatow pour Hello Giggles, chez Jimmy Kimmel et chez Conan O'Brien.


6. Charlize Theron
J'avais un peu oublié Charlize Theron. Depuis 2008, elle avait un peu disparu. Et en 2012, on l'a vu dans Young Adult, dans Prometheus et dans Blanche-Neige et le Chasseur. Je me suis alors souvenu à quel point elle était une actrice incroyable. Certes, les rôles de méchantes garces lui ont un peu collés à la peau mais, il faut bien avouer, elle était parfaitement castée. D'autant que son humour et sa douceur en talk-show prouvent bien que c'était seulement de magnifiques rôles de composition.



7. Lena Dunham
C'est facile de détester Lena Dunham. Je comprends assez bien ceux qui n'arrivent pas à la voir en peinture. Son exhibitionnisme  Ses répliques définitives sur ses contemporains. Son égocentrisme. Mais je n'arrive pas à la détester. Pour une raison très simple : je l'admire énormément. J'admire qu'elle se soit construite (presque) toute seule. Premier film à mini-budget à 23 ans. Repérée à Sundance par Judd Apatow qui voit en elle le point de vue féminin de ses propres obsessions et donc première série à 25 ans. Elle écrit tout. Elle joue. Elle produit. Elle réalise. Et elle le fait avec brio. Lena Dunham est une artiste complète et le parfait miroir de son époque. D'où les réactions parfois extrêmes qu'elle provoque. Mais Girls est, me semble-t-il, le truc qui s'approche le plus de la psyché de la jeunesse de  cette nouvelle décennie, qui montre le mieux toutes ses contradictions, ses peurs, ses forces. Et je ne vois pas comment on ne pourrait pas admirer ça.


8. Anne Hathaway
Faut-il faire l'inventaire des tweets, messages, posts, articles annonçant l'apocalypse pour le 20 juillet 2012, le jour où on allait pouvoir constater les ravages de la catastrophe : Anne Hathaway serait Catwoman devant la caméra de Christopher Nolan pour The Dark Knight Rises et ça ne pouvait être qu'insoutenable. Après, c'est clair qu'entre 2008 et 2011, l'actrice n'a pas fait grand chose pour qu'on l'aime. Voyez Passengers, Bride Wars, Valentine's Day, Alice au Pays des Merveilles, Love & Other Drugs. Mais voilà, en ce qui me concerne, je me rappelais surtout de sa grâce naturelle dans Princess Diaries, de son humour dans Ella Enchanted, de son charisme magnétique dans Le Diable s'habille en Prada et surtout de son rôle bouleversant de junkie dans Rachel Getting Married. Anne Hathaway est une brillante actrice de composition et elle l'a brillamment démontrée aux haters dans The Dark Knight Rises. C'était la meilleure chose du film. Et il paraît que c'est la même chose avec Les Misérables (Le 13 février prochain en France). Et sinon, je voulais parler de ces cheveux courts qu'elle a arboré toute cette année. Parce que tout le monde me dit le contraire sur Twitter : oui, elle est absolument magnifique avec les cheveux courts !


9. Stephen Chbosky
Cet été, je suis parti voir Vanessa à Brighton, histoire de me reposer et décompresser. J'avais donc besoin de remplir mon Kindle. Je me suis alors dit que j'allais tenté les romans Young Adult en prenant conseils auprès d'une célèbre blogueuse rousse. Et j'ai commencé par The Perks of Being A Wallflower de Stephen Chbosky. Putain. J'ai eu un choc. Un des très rares chocs littéraires de ma vie. J'ai lu et vu beaucoup d'histoires sur l'adolescence. Mais aucune ne m'avait jamais semblé aussi réelle, aussi proche de ma propre adolescence, pourtant terminée depuis un petit moment. C'est pour ça que j'inclus Stephen Chbosky dans cette liste, pour ces émotions incroyables ressenties à la lecture de son roman. Mais pas seulement. Car ce livre est sorti en 1999. La raison principale de sa place ici, c'est qu'il a réalisé l'adaptation ciné cette année. Mais si je ne l'ai pas encore vu (elle sort le 2 janvier 2013), j'ai vu à peu près 142.395 fois la bande-annonce. Et j'ai les mêmes frissons qu'à la lecture du livre. A chaque fois.


10. Twitter & Blogs Friends
Depuis le milieu de l'année, je ne blogue plus beaucoup, faute de temps. Mais j'essaye toutefois de maintenir une certaine présence via mes articles pour Slate, via Twitter, via Tumblr et via la page Facebook du blog. Tous ces supports m'ont en effet permis de rencontrer des gens extraordinaires dont la plupart sont devenus mes (meilleurs) amis et donc 'entertainers' préférés. D'abord, la petite bande Virginie, Mélanie, Jonathan, Vanessa, Ariane, Aïcha, Maxime.  Ensuite, Magali An que je n'ai pas beaucoup vu en 2012 et que je compte bien voir plus souvent en 2013. Je vous aime tous très fort. Et en 2013, peut-être aurais-je la chance d'entendre plein de nouvelles histoires...




11 juillet 2012

Yearbook #3 : Promo 1992

J'avais 13 ans en 1992. C'est l'année où je suis tombé amoureux pour la première fois. Autant vous dire que c'est une année importante. Une des premières années dont je me souviens encore aujourd'hui assez précisement. Ce qui se passait dans ma tête, je m'en souviens assez bien - alors que c'est un peu plus flou les années précédentes.

C'est une des raisons pour laquelle j'ai choisi cette année pour le grand retour (après 1984 et 1997) de la rubrique YEARBOOK qui raconte la pop-culture année par année sous le prisme de 27 catégories (toujours les mêmes), 27 personnalités, 27 styles. Voici donc un trombinoscope pop de ce qui se passait au lycée de la pop culture en 1992.

CELUI A QUI L'ON DOIT LA RÉPLIQUE CULTE
Lui a passé l'année à maltraiter ses petits camarades pendant les cours de sport et dans les dortoirs. Mais personne n'osait dire que ça venait de lui. C'était des hommes d'honneur et c'était le chef. Il terrifiait tout le monde et tout le monde se taisait. Mais un jour, le beau gosse du dortoir a finit par le faire sortir de ses gonds et le faire avouer. C'est là qu'il l'a dite. C'est devenu la phrase que tout le monde se répétait après ça : "You can't handle the truth". On aurait dit du Aaron Sorkin... Et en plus on peut voir la scène ici.

CELUI QUI NE DÉCOLLAIT PAS SON CUL DE MTV
Lui il passait vraiment beaucoup de temps devant MTV. Déjà parce qu'il venait de se faire larguer et qu'il n'avait rien d'autre à foutre. Ensuite parce qu'il est devenu obsédé par cette chanson de Guns N'Roses, November Rain. Il pleurait toutes les larmes de son corps dès qu'Axl Rose chantait "And if we take the time to lay it on the line I could rest my head just knowin' that you were mine, all mine. So if you want to love me then darlin' don't refrain Or I'll just end up walkin' in the cold November rain". Et je ne vous parle même pas des solo de guitare de slash. Et vu que le clip durait plus de 9 minutes, vous comprenez que le mec était beaucoup beaucoup devant sa télé. On peut voir le clip ici.

CEUX QUI ÉTAIENT MÉCHANTS
Se méfier des mecs qui discutent pendant une demi-heure sur Like a Virgin de Madonna. C'est louche. Eux, à la cantine, ils ne parlaient que de ça... et qu'ils allaient braquer une bijouterie. Les beaux parleurs. Ils ne faisaient que s'appeler par des noms de couleurs : Mr Pink, Mr White. Mr Orange. Mr Blonde. Mr Brown. On se rend original comme on peut. D'ailleurs, preuve qu'ils n'étaient pas net, ces Reservoir Dogs, comme ils s'appelaient, ont tous fini par se taper les uns sur les autres. Tout ça pour quelques dollars et un mec qui les aurait balancé à la dirlo. Ils en ont même fait une bande-annonce.

CELLE QUI REGARDAIT BEAUCOUP LA TÉLÉ
Elle a été accroc dès le premier épisode. Elle s'identifiait beaucoup à Allison, son côté un peu crève la dalle et malheureuse en amour mais vraiment ambitieuse. Très 1992. Mais il y avait aussi un personnage gay et, ça, c'était vraiment rare à l'époque dans les séries télé. Parce qu'elle aimait bien Beverly Hills mais c'était souvent trop gamin, trop "high school". Là, c'était des Twenty-something, plus la vie qu'elle imaginait après la fac : un appart sympa à Melrose Place, avec des voisins cool avec qui on fait des barbecue autour de la piscine en parlant de son job pourri et ses conquêtes. Mais c'était déjà un peu évident que ça tournerait au grand n'importe quoi après...

CELLE QUI ÉTAIT LA 'IT GIRL'
Tout le monde parlait d'elle dans les couloirs. La fille qui sort de nulle part. Tout le monde voulait ressembler à Marisa Tomei. Elle sortait avec un avocat un peu bizarre avec qui elle est partie défendre son Cousin Vinny. Ses mini-jupes en cuir et son corps parfait faisaient des ravages chez les garçons. On la voyait partout. Mais forcément, elle a fini par énerver tout le monde quand elle a reçu la récompense suprême au grand bal de promo des Oscars. Les jaloux. Voyez plutôt ça.

CEUX QUI ÉTAIENT EN COUPLE
Michael Hutchence était au top du top, la star du lycée avec son groupe INXS et en couple avec Kylie Minogue depuis trois ans (pour qui il avait écrit Suicide Blonde). Helena Christensen, elle, était au top du top, la top-model par excellence. Elle était tellement belle qu'il trompa et quitta Kylie pour elle. Leur histoire durera trois ans, avant qu'il ne la trompe (encore) avec Paula Yates. On se serait cru dans Melrose Place. Un peu plus tard, Helena posa en couverture de GQ, le fanzine du lycée, avec le titre "Seriously, would you trade her in for Paula Yates ?" Dans les dents.

CEUX QUI AVAIENT LE PIRE LOOK
Vous vous souvenez de Dick in a Box de Timberlake/Samberg il y a quelques années au SNL. Et bien, ils s'étaient directement inspiré de Color Me Badd. Dans les couloirs, avec leurs costumes trois pièces mauves ou jaunes poussin, difficile de les rater. Sans parler des brushing aérodynamiques et des barbichettes aussi taillées qu'une haie de Wisteria Lane. Cette année-là, pourtant, c'était des stars qu'on avait même vu fréquenter Brandon, Brenda, Kelly et Dylan à l'occasion de l'anniversaire de Donna. Et sinon, souvenez-vous, ça ressemblait à ça

CEUX QUI AVAIT LE MEILLEUR LOOK
Le look preppy ne se demode jamais. Composé de chemises oxford, cravates, vestes et jeans, marinières, chinos ou teddy, les Boyz II Men avaient le meilleur style, à la fois élégant et décontracté. De parfaits étudiants modèles. Et avoir un bon style dans le milieu du R&B des années 90, c'était vraiment rare (cf. plus haut). La classe, la vraie. A la fois des voix et des vêtements. La preuve.


CELUI QUI SAUVAIT LE MONDE
Cette année-là, dans les couloirs du lycée, tout le monde s'était remis à admirer Malcolm X, cet ancien gangster devenu leader charismatique et incontesté de la cause noire en passant par la case prison. Il était admiré. Il était controversé pour ses premières prises de position radicalement anti-blanches. Mais son combat final pour l'égalité lui valait désormais l'admiration de tous. Tout le monde portait d'ailleurs une casquette marquée d'un X cette année-là dans le couloirs. Voilà pourquoi.

CELLE QUI EMBALLAIT PENDANT LES SLOWS
Whitney Houston était la reine des déclarations enflammées.  Elle en a fait fuir beaucoup avec son définitif "I will always love you... je t'aimerais toujours" hurlé à plein poumons. A chaque fois qu'elle le croisait, c'était parti pour "je t'aimerais toujours, je t'aimerais toujours, je t'aimerais toujours". Ouais bon, ça devenait fatiguant à force mais comment résister à un tel appel du coeur. Et cette voix ! Quelle voix ! Jugez en par vous-mêmes.

CELLE QUI ÉTAIT NUE
Jane March, à peine majeure, a passé toute l'année à poil. Aucune pudeur. Elle s'est trouvée un Amant chinois et voilà que je fais du sexe, beaucoup de sexe, voilà que j'ai chaud, que je me touche, qu'il la touche et blah blah blah. D'ailleurs, elle était tellement nue qu'après cette expérience, elle a toujours été nue. Tout le monde n'était intéressée que par ça. Et quand elle a arrêtée d'être nue, elle a disparue. Life is a bitch ! Pour voir à quoi ça ressemblait.


CELUI QUI SE PRENAIT UN GROS BIDE
En vrai, lui, il s'est pris s'est pris un gros bide surtout aux Etats-Unis avec son 1492 Christophe Colomb. Un bide tellement grand qu'il va mettre quatre ans à se remettre au cinéma... pour refaire un autre bide. Ridley Scott, les années 90, c'était pas vraiment son truc, en fait. C'était pourtant une bonne idée de faire un film sur Christophe Colomb pour le 500e anniversaire de la découverte de l'Amérique. Ça ressemblait à ça.

CELLE QUI S'HABILLAIT COMME MADONNA
Deux ans auparavant, elle avait déjà tenté l'expérience après Justify My Love. Mais en cette année 1992, elle adopte le total look dominatrice et sado-maso sous l'influence de l'album Erotica et du livre Sex. Cravage, cuir, dent en or, masques et tétons à l'air, le look, tendance Berlin décadent des années 30, ne passe partout mais elle assume - surtout qu'elle s'est fait tripoter de partout par Naomi Campbell. Et c'est à voir ici.

CEUX QUI FAISAIENT DE LA DANSE
Eux, ils n'avaient pas grand chose à faire. La danse à la mode, cette année-là, était très simple : il suffisait de sauter bien à la verticale. C'est d"abord House of Pain qui lança le truc avec son Jump Around et, quelques mois, plus tard, Kris Kross fait rentrer ça dans les cours de récrée avec son Jump. Les premiers ont accusé les seconds de les copier mais rien n'y a fait : tout le monde jumpait !

CELLE DONT ON NE SE SOUVIENT PLUS
Difficile de ne pas succomber à l'élégance, au charme et à la mélodie de Sleeping Satellite de Tasmin Archer. Cette chanson était sur toutes les lèvres cette année 1992. Encore aujourd'hui, on se souvient du fameux "I blame you for the moonlit sky, I blame you for the moonlit nights, don't blame it, sleeping satellite". Pourtant, Tasmin, tout le monde l'a oublié. Un seul tube et puis s'en va. Mais rappelez-vous...

CELUI QUI AVAIT LES PLUS BEAUX ABDOS
Cette année-là, le belge le plus célèbre du lycée passe vraiment à la vitesse supérieure après quelques petites bastons "à petit budget". Là,   "les muscles de Bruxelles" fait de la castagne à gros budget et étale ses abdos. D'ailleurs, après ça, fini les producteurs de séries B, c'est Hollywood qui va appeller ! Et si aujourd'hui, vous vous moquez, c'est que vous n'aviez pas 15 ans en 1992... Ça ressemblait à ça.


CELLE QUI AVAIT DES (GROS) SEINS
OK, ses seins n'étaient pas forcément les plus "impressionnant" de l'année. Mais niveau sex-appeal, difficile de passer à côté de Sharon Stone cette année-là. Tout le lycée fantasmait sur elle, surtout après qu'elle ait écartée les jambes devant les profs pendant cet oral blanc. Provoc facile mais provoc efficace ! Encore aujourd'hui, les plus jeunes se racontent encore cette scène dans la cour de recrée. Ça ressemblait à ça (prévoyez quelque chose pour essuyer la transpiration).

CELUI QUI AIMAIT (TROP) LA JUNK-FOOD
Si, aujourd'hui, vous passez votre temps à regarder des jeunes adultes décérébrés s'engueuler et baiser en prime-time à la télé, c'est à eux que vous le devez : les sept premiers participants de The Real World. MTV leur a loué un loft à Soho, leur a donné 2500 dollars et a mis des caméras partout. Il y avait la rappeuse Heather B, l'artiste gay Norman, le mannequin sensible Eric, l'activiste Kevin, la chanteuse folk Becky, le rocker grunge Andre, la danceuse ingénue Julie. Ils n'étaient pas encore décérébrés. Ils étaient sensé représenter la jeunesse américaine. C'était une révolution (sur le coup) assez cool. Voyez ça.

CELUI QUI AVAIT UN GOSSE
Lui il l'a emmené voir Aladdin. Et il a pas été le seul. Le film est le plus gros succès de l'année dans le monde. A l'époque, il décroche même le titre de plus gros succès pour un film d'animation (avant d'être détrôné par Le Roi Lion deux ans plus tard). Cette année-là, tout le monde veut voir Aladdin, pas que les parents, pas que les mômes. Tout le monde. Bref, le Harry Potter de 1992 était arabe et chantait ce Rêve Bleu.

CELLE QUI ÉTAIT DINGUE
Le 23 octobre 1992, Sinead O'Connor a profité d'un passage en direct à la télé, au très regardé Saturday Night Live, pour dénoncer les abus sexuels de l'église catholique. Elle procéda en deux étapes. D'abord, elle changea les paroles de sa reprise du War de Bob Marley, remplaçant le mot "racisme" par "child abuse". Ensuite, elle déchira une photo du Pape Jean-Paul II en chantant le mot "evil" puis en jetant les morceaux à la caméra avec les mots "Fight The Real Enemy". [Gros Blanc] Autant vous dire qu'il y avait beaucoup de gens pas contents le dimanche matin... Si vous le voulez le (re)voir.

CELLE QUI ÉTAIT BLONDE
1992 a été l'année de Michelle Pfeiffer. Il y a d'abord eu son costume de Catwoman à Halloween. Le charisme et le sex-appeal à son maximum. Encore aujourd'hui, c'est un classique ce costume. Ultra moulant. Ultra brillant. Ultra baroque. Ultra sexy. Puis il y a eu la perruque blonde platine de la femme au foyer de Love Field et son voyage en bus direction Washington (et une nomination aux Oscars). Qui a dit que les blondes étaient superficielles ?

CELUI QUI DISAIT DES GROS MOTS
Bon, en vrai, il n'y avait tant de gros mots. Après tout, sa chanson "Baby Got Back" était une déclaration d'amour. Une déclaration d'amour aux grosses popotins. "I like big butts and I can not lie. You other brothers can't deny" C'est devenu un hymne en fin de compte. Run DMC aimait leur Adidas. Sir Mix-A-Lot aimait les jeans bien remplis. Voyez ce que ça donnait.

CEUX QUI ÉTAIT LES PLUS DRÔLES
Eux, ils n'avaient pas besoin de grand chose pour se faire remarquer. Une cave. Une caméra. Un émetteur, une bonne dose de folie et beaucoup de rock n'roll. La formule magique de Wayne et Garth pour devenir les nouvelles star de la télé grâce à leur émission pirate et underground, Wayne's World. Wayne's World, Wayne's World, MEGATEUF, Excellent !! Mais je le laisse se présenter lui-même.

CELUI QUI AIMAIT LES GADGETS
Lui, il était fan de sa Super Nintento. Cinq ans qu'il attendait ça. Sa NES commençait à se faire vieille et il enrageait de voir tout le monde avec une Sega Megadrive vachement plus puissante (16-bit versus 8-bit) et déjà sortie depuis près de deux ans en Europe. Alors malgré le peu de jeux disponible (Super Mario World, F-Zero, Super Soccer, Super Tennis), il s'est ruée sur cette console. Et il n'a pas été le seul. Tout le monde en a été dingue, tout de suite ! Sûrement parce que c'est Paul Rudd qui était dans la pub.

CEUX QUI DÉPRIMAIENT
En fait, c'était plutôt "celui" qui déprimait (Dave Grohl, lui, il avait toujours la patate).  Dans les chansons de Kurt Cobain, cette année-là, c'était pas la joie de vivre. Déjà, dans Come as your are, il ne fait que répéter "No I don't have a gun" et dans Lithium, il parle d'un mec qui se plonge dans la religion pour éviter le suicide. Et on sait tous ce qu'est devenu Kurt deux ans plus tard. Et personne ne l'avait vu venir au lycée. Alors... :( 

CELUI QUI AIMAIT SE BATTRE
Lui, il s'est engagé dans la Marine et le seul endroit où on a cru bon de le mettre, c'est à la cuisine. Cuistot, c'est pas très classe. Mais personne savait que Steven Seagal était aussi capable de briser des tibias ou des avant-bras d'un seul coup de pied - en plus de savoir cuisiner bien sûr. Alors, quand une bande de terroristes dirigés par Tommy Lee Jones a cru bon de voler les têtes nucléaire à bord du bateau de Steven, il s'est vraiment énervé. Et c'était jamais bon d'énerver Steven à l'époque (alors que maintenant, on peut, il est trop gros pour courir...) Le carnage a ressemblé à ça.

CELUI QUI AIMAIT LES GARÇONS
Lui, personne ne l'avait vu venir. Ce fut comme à la fin de Sixième Sens, comme à la fin de Usual Suspects, comme à la fin de Fight Club ou de Se7en. Cette année-là, ce dénouement final a mis tout le monde sur le cul au lycée. Aujourd'hui, c'est un peu devenu la blague cette fin à la Crying Game (car tout le monde la verrait venir), mais, à l'époque, tout le monde en a parlé, parlé et reparlé.


Si vous avez loupé les trombinoscopes des autres promos, vous pouvez retrouver celui de 1984 ici et celui de 1997 ici.