31 octobre 2009

Comment les Vampires vont se retrouver comme des cons...

En 2009, les vampires, c'est devenu le truc "à la mode". Il y en a dans les séries TV (Vampire Diaries, True Blood, Moonlight...), au cinéma (Twilight...), dans la littérature etc. Les vampires sont les nouvelles méga-stars. J'avais donc un peu prévu d'éviter le sujet, compte tenu que tout le monde en parle déjà - même Le Parisien/Aujourd'hui en France en a fait sa une hier! Mais je suis obligé : j'ai un truc à dire qui pourrait bien être d'une importance capitale.

Parce que, vous l'aurez remarqué, les vampires s'engagent désormais en politique, deviennent détective privé, vont à l'école etc. Bref les vampires sont dorénavant un peu comme vous : ils vivent avec vous, couchent avec vous, s'amusent avec vous, discutent avec vous. Mais il y a une chose qu'ils ne font plus : Vous sucer le sang !

Car sucer le sang, c'est tellement 1993. C'est tellement Anne Rice. Le vampire de 2009 s'intéresse à vos problèmes de coeur et de travail. Il vous réconforte quand vous allez mal. Il a enfin compris que les Humains sont le centre de l'univers et que vous êtes vraiment trop passionnant pour être réduit à une simple et vulgaire nourriture.

Tout a commencé avec Angel, le vampire pré-émo en veste de cuir de la fin des années 90. Sensible, amoureux de Buffy, pleurnichard comme pas un, il croyait à la générosité et le seul sang qu'il suçait, c'était celui de rats. Du sang de rats, les amis, tout ça juste parce qu'il pensait que les Humains étaient vraiment trop gentils comme tout...

Mais au moins lui, il couchait. Idem pour les vampires de TRUE BLOOD qui aiment beaucoup le sexe. Énormément même. Ils ne sucent pas mais ils couchent (chacun ses goûts !).

Sauf qu'à force de pleurnicherie, il faut bien s'attendre à ce qu'ils deviennent de vrais chochottes asexués. Voyez Edward Cullen, le vampire émo de Stephanie Meyer, tout en exstase devant son grand Amour Bella qu'il n'ose même pas toucher. Tout sauf le sexe dans la saga TWILIGHT. Et c'est là qu'il y a problème. Pour les Humains comme pour les vampires d'ailleurs...

Le vampire moderne, qui préfère l'intellect humain plutôt que son sang, est en train de créer une race humaine sexuellement incompatible. D'un côté, vous avez en effet des jeunes garçons sensibles à veste en cuir totalement inexpérimentés qui vont chercher leur éducation sexuelle sur le web. De l'autre, vous avez des jeunes filles qui croient dur comme fer à l'Amour éternel et chaste avec le garçon sensible à veste en cuir qui leur fait passer des poèmes d'Amour sur des petits papiers pendant les cours de maths. Imaginez donc la tête de la fille quand le garçon, invité innocemment à une soirée romantique de yeux doux et de hugs chaleureux, lui proposera de la sodomiser pendant que sa meilleure copine matte !

Le cercle infernal se refermera alors : Désillusion. Abstinence. Chute du taux de natalité. Extinction. Et là, le vampire se retrouvera comme un con... Tout simplement parce qu'il n'aura plus rien à manger. Et voilà ce qu'on récolte à vouloir être gentil ! Ils n'auront plus qu'à "encore" pleurnicher dans leur veste en cuir...


28 octobre 2009

Le Top 10 des acteurs aux noms les plus cool

Pour faire une carrière au cinéma, le talent peut aider. Mais rien ne remplacera un "nom qui tue". Car la coolitude, ça peut se travailler, ça peut s'apprendre. Samuel L. Jackson, Bruce Willis et d'autres l'ont appris, l'ont acquise à force de rôles, de répliques et d'attitudes. Mais rien ne remplacera un patronyme qui vous fait entrer dans la catégorie COOL dès les présentations.

Bonjour, je m'appelle Gérard Dupont. Anonyme. Sans aspérité. Sans éclat. Par contre Bonjour, je m'appelle Vincent Vega. Là, tout de suite, c'est autre chose. Vous ne le connaissez pas mais vous savez directement à qui vous avez affaire. Et ça c'est cool ! La force d'un nom et d'un prénom apposés l'un après l'autre...


1. Zooey Deschanel
Je crois que je l'ai déjà répété milles fois ici mais Zooey Deschanel n'a pas seulement, avec ce mélange de candeur enfantine dans le prénom et d'élégance frenchy dans le nom, le patronyme le plus cool de la Terre. Elle a aussi la garde-robe, les yeux, le sourire, la voix, la filmographie et tout un tas d'autres choses les plus cool de la Terre. C'est même complètement indécent d'être aussi cool.

2. Rip Torn
C'est presque son vrai nom, Rip étant en fait un surnom déjà donné à son père. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait que "Rip Torn" veut littéralement dire "Déchirure Déchiré". Est-ce que ça n'est pas un des trucs les plus cool du monde ? En plus, il a joué Patches O'Houlihan dans DODGEBALL et ça c'est vraiment très très cool !

3. Max Records
Compte tenu que le jeune acteur a à peine 12 ans, c'est clair que Max Records est son vrai nom. Un nom absolument supra-méga-cool qui pourrait être celui d'un magasin de vinyles dans un quartier branché de NY ou d'un label de musique indé. Et vu que le gamin a les FRERES BLOOM de Rian Johnson et MAX ET LES MAXIMONSTRES de Spike Jonze dans sa filmo, il a déjà le mot "cool" gravé sur le front... à 12 ans !

4. Vin Diesel
C'est vrai que ce n'est pas son vrai nom : il s'appelle en fait Mark Sinclair Vincent, ce qui finalement ne lui enlève aucun mérite compte tenu que son vrai nom est aussi cool que le faux. C'est juste une question de registre. D'un côté, le nom idéal pour jouer dans FAST & FURIOUS (ça tombe bien...). De l'autre, le nom idéal pour jouer le méchant des FEUX DE L'AMOUR. Pour info, c'est en faisant le videur dans un boîte de NY qu'on lui a affublé ce pseudo de Diesel (à cause de son énergie).

5. River Phoenix / Summer Phoenix / Rain Phoenix
Ah les hippies ! Toujours les premiers pour la déconne et donner des noms trop cool à leurs progénitures. Nés Bottom ("Cul"), River, Summer et Rain sont les enfants de deux hippies qui se rebaptisèrent Phoenix (d'après l'oiseau mythologique) après leur départ de la secte "Children of God" et leur renaissance spirituelle. Et que dire des prénoms : si j'étais Joaquin Phoenix, je serais bien vénère qu'on ne m'ait pas donné un prénom aussi cool que River, Summer ou Rain !

6. Mädchen Amick
Ah les parents qui veulent trouver des noms pas communs à leurs enfants. Ça donne des enfants appelés Mädchen, littéralement "fille" en allemand. Sauf que même les allemands n'appellent pas leurs enfants "Mädchen". Car peu importe, ça sonne super bien et adossé au nom Amick, ça sonne super cool. Car il faut bien ça pour se rappeler de cette (très belle) actrice vue dans la série TWIN PEAKS.

7. Armand Assante
Tout ce qu'il y a de plus new-yorkais, Armand Assante a pourtant le prénom d'un gigolo français des années 30 et le nom d'un gigolo italien des années 60. Ça tombe bien car il en a aussi le look, se spécialisant au début de sa carrière dans les rôles de playboys latins puis plus tard dans ceux de mafioso, ce qui est, avouons-le, assez cool.

8. Summer Glau
Je trouve ça beau de s'appeler comme une saison. C'est comme dans 500 DAYS OF SUMMER : ça donne envie de tomber amoureux. Et quand votre nom veut phonétiquement dire "briller" ("Glow"), c'est définitivement trop cool : "l'été brille" ! C'est beau comme une poésie, ce qui est d'ailleurs ce que l'on ressent quand on voit la grâce à l'écran de cette ancienne danseuse vue dans SERENITY et SARAH CONNOR CHRONICLES.

9. Ione Skye
Toujours ces fameux hippies ! Fille du chanteur folk écossais Donovan et de la top-model Enid Karl, l'actrice, célèbre pour ses rôles dans les teen-movies intelligents des années 80, SAY ANYTHING et RIVER EDGE, a zappé son nom de famille (Leitch) pour ne garder que ces deux prénoms qui sonnent juste trop bien entre eux.

10. Parker Posey
Reine des films indés des années 90 et probablement une des plus grandes actrices vivantes (C'est juste mon avis, hein !), Parker Posey a juste un nom qui sonne bien, qui sonne cool par essence - sûrement cette résonance entre les "p"...

26 octobre 2009

Girls with Glasses

En voyant cette scène hier soir sur mon grand écran préféré, j'ai eu comme un petit frisson. Ce fut plus fort que moi : il y a des choses comme ça qui me font littéralement fondre et battre mon petit coeur peut-être un peu trop sensible... Je vous laisse regarder la scène.



A part le fait que l'héroïne, dans cette scène, me fait vraiment penser à quelqu'un que je connais, c'est un objet qui rend à mes yeux ces quelques secondes si particulière. Cet objet ? Les lunettes. Il y a dans la comédie romantique et particulièrement son pendant "adolescent" un cliché qui veut que la fille avec des lunettes soit un vilain petit canard, la nerd asociale rejetée par les footballeurs/pom-pom girls. Voir UGLY BETTY par exemple ou tout récemment JENNIFER'S BODY. Un cliché qui veut évidemment aussi que cette même fille devienne "belle" au moment où elle les enlève. Voyez par exemple TOUCHE PAS A MA FILLE ou ELLE EST TROP BIEN.

Mais les lunettes sont juste l'emblème du cliché. C'est tout le problème de la représentation de la fille nerd qui se pose. Par exemple, dans DROLE DE FRIMOUSSE, Audrey Hepburn passe donc de la mocheté à la beauté juste en changeant de vêtements et de coiffure. Idem dans SABRINA. Et que penser de BREAKFAST CLUB qui, dans le genre, atteint des sommets ? On vous sert pendant 1h30 un message sur l'affirmation personnelle et Ally Sheedy la bizarroïde ne séduit Emilio Estevez le sportif qu'en devenant une poupée rose bonbon toute lisse abandonnant par la même occasion ce qui faisait son charme.

Tout ça pour dire que les filles un peu nerds à Hollywood, on n'aime pas trop ça. En tous les cas, on n'admet pas qu'elles soient belles, qu'elles peuvent plaire. On leur dit qu'elles sont intelligentes et que ça suffit. On leur dit qu'elles seront "belles" qu'à partir du moment où elles deviendront des "vraies" femmes avec une robe, du maquillage et tout et tout. Et bien sûr, à partir du moment où elles enlèveront leurs grosses lunettes.

C'est ce qui m'a ému dans cette scène de TEMPÊTE DE BOULETTES GÉANTES. Pour une fois (j'ai même l'impression que c'est la première), l'héroïne devient "belle" grâce à ses lunettes. Certes, son amoureux est un gros nerd mais, au moins, elle s'assume : belle avec des lunettes ! Et moi, ce genre de scène, ça rend mon coeur plus léger... !

Et comme il faut toujours remercier à qui de droit, merci Tina Fey. Merci de porter si fièrement tes lunettes et d'être aussi sexy. Merci d'assumer ton "nerd appeal" autant que ton "sex appeal". Merci car les choses sont en train de changer (grâce à toi) et les filles portent à nouveau des lunettes...

Vous l'aurez donc compris : j'ai un petit faible pour les filles avec des lunettes... ;)

24 octobre 2009

Epic Loser

Il va falloir que je crée une rubrique rien que pour eux. Après Tommy Wiseau et Tucker Max, voici un nouveau loser magnifique de la pop culture made in USA : Troy Duffy. Encore un type au parcours rocambolesque et à l'égo si surdimensionné qu'il ferait passer Alain Delon pour l'inventeur de l'humilité.

Pour bien visualiser le personnage, il faut vous imaginer l'allure mastoc d'un joueur de football tendance défenseur - comprenez gras du bide - le bouc de l'Américain moyen de rigueur et la boule à zéro. Car le premier métier de Duffy - peut-être même sa vocation - c'est barman. Mais pas barman de l'Hôtel Costes. Brman du J. Sloan's, un bouge de West Hollywood (la zone !) qu'il dirige armé d'une batte de base-ball. Un outil bien utile pour vider les quelques poivreaux, sauvageons et crackheads qui oseraient franchir les portes de son établissement. Je pense que vous voyez bien là de quoi on parle.

Des rêves de gloire plein la tête, Duffy veut se faire un nom à Hollywood. Pour ça, il a deux pistes : son groupe de rock The Brood et un scénario intitulé THE BOONDOCK SAINTS. S'inspirant de ses "envies" de vider les dealers de sa cage d'escaliers, il crée ainsi deux personnages, les frères McManus, tueurs à gages spécialisés dans l'élimination des seigneurs de la drogue de Boston avec le FBI à leurs trousses. On est en 1996 et l'époque est aux anti-héros criminels popularisés par Quentin Tarantino dans PULP FICTION.

C'est donc assez naturellement que le script finit par arriver sur le bureau de Harvey Weinstein, le Pygmalion de Tarantino, Kevin Smith et Robert Rodriguez. Normal que le mec s'intéresse à un type pas vraiment démoulé comme Duffy. Tellement normal qu'avec la folie des grandeurs qu'on lui connaît désormais, il lui offre 15 millions de dollars pour faire son film, accepte que The Brood enregistre la bande son et propose même de racheter le J. Sloan's !

Bref, en 1997, le barman crasseux de West Hollywood se transforme en Cendrillon d'Hollywood. C'est acté : Duffy est le "prochain Tarantino". Le deal avec Miramax fait même la couverture d'USA Today et l'apprenti-réalisateur rencontre alors Mark Wahlberg, Brendan Fraser, Vincent D'Onofrio, Billy Zane, Jeff Goldblum et même un jeune Heath Ledger. Le mec est le nouveau roi du pétrole !

Sauf que... (et c'est là que les versions divergent).

Dès la fin de l'année 1997, le deal avec Miramax est rompu (avant que Harvey ne rachète le bar - merde !). La raison ? D'un côté, on dit que Weinstein et Duffy n'était pas d'accord sur le casting et que les deux se sont séparés d'un commun accord. De l'autre, on dit que Duffy a pris une de ces grosses têtes qui vous font exploser en plein vol et que, trop occupé, refusait de parler à qui que ce soit - même si ce qui que ce soit s'appelait Pitt ou Stallone. Il se raconte même que Duffy manqua d'engager Ewan McGregor, lors de leur premier entretien, à cause d'une dispute futile sur la peine de mort ! EPIC FAIL.

Finalement, une autre société de prod financera quelques années plus tard le film à hauteur de 6 millions de dollars (soit 2 fois moins que les Weinstein !) avec un casting composé tout de même de Willem Dafoe (dans un rôle de grande folle totalement surréaliste), Billy Connolly et Sean Patrick Flanery et Norman Reedus dans les rôles des deux frères. Tournage somme-toute rock'n roll durant lequel les principaux protagonistes se rappellent surtout les beuveries dans la villa louée pour l'occasion, les barbecues, les "orgies" dans le jacuzzi et les virées dans les clubs de strip-tease. Je pense que vous saisissez le tableau... D'autant que les seuls personnages féminins du film sont au choix deux prostituées "figurantes" et une féministe lesbienne qui se prend un pain dans la gueule par Reedus !

Inutile donc de vous dire que le film est au final une sorte de mélange pas très glorieux de Tarantino (pour le sujet et l'humour noir décomplexé) et de John Woo à la sauce irlandaise (pour les gunfights au ralenti sur fond d'esthétique religieuse bien appuyée !).

C'est d'ailleurs ce dernier point qui coutera sa sortie au film. Car après le massacre du lycée Columbine en avril 2000, l'obsession "légèrement" démesurée de Duffy pour les armes à feu n'est pas très bien passée. Résultat : 35 000 dollars de recettes en salles et EPIC FAIL !



Mais tout cela aurait pu rester de l'ordre de l'anecdote sympa qu'on se raconte entre initiés. La légende Troy Duffy, c'est à un documentaire qu'on la doit. Sorti en 2004, OVERNIGHT a été réalisé par les ex-meilleurs potes de Duffy qui s'étaient dit que filmer son ascension à Hollywood ferait un bon film, chose à laquelle un égo comme celui de Duffy ne pouvait pas dire non... Sauf que de l'idée de départ ne reste pas grand chose puisque le roi du pétrole annoncé s'est vite transformé en gros loser, se ramassant la gueule aussi vite qu'elle avait enflé... Et c'est bien le problème (d'où le "ex"), l'homme n'ayant naturellement pas trop apprécié que ses potos se fassent de la tunasse sur son malheur et surtout le montre dans toute sa splendeur de beauf homophobe et égomaniaque...



Reste que des beaufs homophobes et égomaniaques, l'Amérique en compte quelques centaines de milliers et qu'ils ont finit par trouver la voix vers leur messie Troy Duffy : le DVD, cette merveille de technologie so 2001 qui permet à tout beauf homophobe de s'instruire devant sa télévision couleur. Dans une interview à EW, Troy Duffy raconte : "Il y a des jeux de boissons associés au film. Il y a des milliers de fans avec des tatouages. Vous ne pouvez pas acheter ce genre de fans." D'après Norman Reedus, "Des gens viennent vers moi avec mon visage tatoué sur un bras et celui de Sean sur l'autre. Je leur demande s'ils étaient saoul en faisant ça et à 99% ils me répondent que oui." Ça c'est sûr, des fans comme ça, on ne les achète pas. Mais encore faut-il en vouloir ?

Mais vous savez quoi ? Duffy n'a pas touché un centime sur les ventes de ces DVD à cause du contrat qu'il avait signé avec les distributeurs en 2000. Et oui, il était persuadé que le film serait un succès en salles... Too Bad. EPIC FAIL (tiens, ce serait pas le troisième ?)

Elles lui auront quand même permis de réaliser, neuf ans après le premier volet, une suite à THE BOONDOCK SAINTS. Sûrement toujours partant pour des orgies dans les jacuzzis et des virées chez les stripteaseuses (surtout que la plupart ne sont plus les jeunes premiers qu'ils étaient il y a 10 ans), une bonne partie du casting original est toujours là. L'esthétique irlando-tarantinesque des gunfights aux ralentis so 1995, aussi...

Sorti le week-end prochain aux Etats-Unis par le type qui fit de LA PASSION DU CHRIST le phénomène que l'on sait en surfant sur le fondamentalisme religieux, je crois qu'on peut d'avance ajouter un 4ème EPIC FAIL à la liste...


20 octobre 2009

Sors du cadre, abruti !

D'ordinaire, vous auriez rêvé de ces photos. Une photo de stars. Une photo de celles qui vous permettraient de dire "Matez-moi ça, Will Smith est mon meilleur pote" ou "Dans ta face, j'ai tâté les hanches de Jessica Alba". Vous la mettriez sur Facebook direct et vous auriez droit aux commentaires des jaloux type "elle est trop moche" ou "Ouais bof, c'est quand même pas Angelina Jolie !".

Mais pas comme ça. La star qui apparaît dans le cadre et ruine votre photo avec sa tête d'ahuri, vous n'en voulez pas. En même temps, c'est toujours mieux que quand c'est vous qui avez une tête d'ahuri à côté de la star. De ce point de vue, ne comptez pas sur moi pour balancer la photo de moi avec Alexandra Paul (vous savez la planche à pain d'Alerte à Malibu !) sur une plage de Los Angeles quand j'avais 16 ans...

Donc, voici quelques exemples de stars qui ruinent volontairement ou non vos belles photos...

Michael Cera ou le roi du photobombing...


"Hoffbomb"


"What a 'stache !"


"Grohlbomb"


"Mais qui sont ces gens ?"


"Dites-non à l'alcool, les jeunes !"

18 octobre 2009

La Playlist Infinie #34 : The Antlers

A l'heure où l'on annonce la mort du format album, c'est le moment de mettre en avant des groupes qui font tout pour que ce ne soit pas le cas. Et quoi de mieux pour plaider la cause du format qu'un "concept album". Voir pour les illustres exemples passés le "The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders From Mars" de Bowie, du "Urban Hang Suite" de Maxwell ou plus récemment du "American Idiot" de Green Day.

J'ai toujours bien aimé ça les concepts albums. Ça raconte une histoire. Il y a une vraie unité musicale et narrative. Bref, c'est complètement cinématographique et le cinéma, vous savez que j'aime ça !

Tout ça pour dire que je suis tombé il y a quelques jours sur le deuxième (mais le premier sorti) album de THE ANTLERS, un groupe de Brooklyn tournant principalement autour de la personnalité de son chanteur multi-instrumentiste Peter Silberman. Car, à la manière de Bon Iver qui fit sensation l'année dernière avec son album FOR EMMA, FOREVER AGO qu'il avait enregistré seul dans une cabane abandonnée au fin fond du Wisconsin, Silberman s'isola de sa famille et de ses amis pendant deux ans pour composer HOSPICE.

Deux ans d'isolement qui, sur disque, vous crèvent le coeur. Littéralement. Successivement écrites à la première et à la deuxième personne, les chansons de HOSPICE racontent en effet la relation d'une jeune femme atteinte d'un Cancer des os (nommée Sylvia) et de la personne chargée de l'assister jusqu'à la mort. Dépression, souffrance extrême, colère, cauchemars... Les mots de Silberman sont tellement poignants, la musique tellement épique (voyez Arcade Fire par exemple, ce genre d'épique !) que la première fois que j'ai écouté l'album, j'ai bien cru que la deuxième personne, c'était lui et que les épisodes dramatiques qu'il racontait étaient bel et bien autobiographiques.

Dans la chanson SYLVIA, vous pouvez ainsi entendre des mots aussi douloureux de vérité que Sylvia, get your head out of the oven / Go back to screaming and cursing, / remind me again how everyone betrayed you. / Sylvia, get your head out of the covers. / Let me take your temperature, / you can throw the thermometer right back at me, / if that's what you want to do, okay? / Please, please calm down. Steady out, I'm terrified. / Sorry, I want us to ally, But you swing on little knives. / They're only sharp on one side. / Let me do my job.

Et je peux directement vous avouer que j'ai mis plusieurs jours à me remettre de ses paroles de la chanson TWO (ci-dessous en clip) : You had a new dream, it was more like a nightmare. / You were just a little kid, and they cut your hair, / then they stuck you in machines, you came so close to dying. / They should have listened, they thought that you were lying. / Daddy was an asshole, he fucked you up, built the gears in your head, / now he greases them up. And no one paid attention when you just stopped eating. / "Eighty-seven pounds!" and this all bears repeating.

Quand je parlais de cinéma plus tôt, et bien voilà, vous l'avez la scène. Vous l'avez devant les yeux : la douleur, la peur, l'effondrement psychologique... Tout est écrit là, dans les mots de Silberman. Comment il en est venu à ça ? Comment il a pu s'imprégner de tous ces sentiments si étrangers à quiconque n'a jamais vécu telle situation ? Mystère... Reste un album qui fera date. Probablement un des tous meilleurs de l'année...sinon le meilleur !




MySpace de The Antlers

15 octobre 2009

Le murmure de ma génération

Il y a quelques années de ça, j'ai eu une idée terrible et j'étais sur la bonne voie pour la réaliser. Je le suis d'ailleurs toujours, question de priorité. Totalement passionné et fasciné par le cinéma indépendant américain depuis mon adolescence, j'avais l'intention de monter un site Internet qui lui serait entièrement dédié (et un peu plus, en fait). Mais depuis quelques années, les sorties de films indé US se sont réduites comme peau de chagrin aux Etats-Unis. Alors en France, n'en parlons même pas : on est passé au début de la décennie à près de 50 films par an à une petite dizaine aujourd'hui. Même des films présentés en compétition à Deauville ne sortent pas en salles en France !

Il y a des milliers de raison à cela... La première : un modèle économique vacillant pour les plus petits films sans intérêt marketing, au profit de grosses machines facilement vendables au plus grand nombre. Ces dernières années, LITTLE MISS SUNSHINE ou JUNO en sont les exemples parfaits. Des films majeurs mais cachant la forêt d'autres films plus fragiles; La seconde : ses meilleurs auteurs vont soit rechercher gros chèques (et/ou gros budgets) chez les studios délaissant l'indépendance qui les a rendu célèbre, soit ils n'arrivent plus à trouver les financements pour les films qu'ils voudraient faire en indépendant; La troisième : une baisse de qualité générale explicable par les deux précédentes raisons mais aussi par l'absence de nouvelles visions, de nouveaux tons (Par exemple, Jarmusch dans les années 80, Tarantino dans les 90, Wes Anderson dans les années 2000 etc.)

A moins que...

A moins qu'une nouvelle génération de cinéastes ne décide de mettre un grand coup de tatanne dans cette fourmilière et n'arrive à sortir quelque chose de vraiment frais à une époque où même les sushis ne le sont pas toujours et où tout n'est que récupération et sampling.

Comme une réaction à tous les maux du cinéma indépendant exposés ci-dessus, une bande de metteurs en scène, filles et fils de MySpace et de YouTube, ont entrepris de repartir à zéro, de revenir à 1959, à John Cassavetes et à son SHADOWS. A l'époque, Cassavetes l'acteur avait manifesté en public son dégout des productions bas de gamme d'Hollywood dans lesquelles il jouait lui-même et s'était auto-persuadé qu'il pouvait faire mieux avec l'idée simple qu'il fallait à nouveau faire des "films sur les gens". S'en suivit un film tourné sans argent (40 000 dollars) avec des étudiants en art dramatique dans les rôles de jeunes noirs errant dans les clubs de jazz new-yorkais, puis la carrière que l'on connaît (UNE FEMME SOUS INFLUENCE, OPENING NIGHT etc.)

50 ans plus tard, les frères Duplass, Aaron Katz, les frères Safdie, Lynn Shelton, Joe Swanberg ou Andrew Bujalski reprennent le flambeau et s'inscrivent dans un mouvement pas vraiment assumé (comme pouvait l'être par exemple le Dogmer 95) que la presse américaine a appelé mumblecore (ou "marmonnement"). Mais vous pourrez également lire qu'ils font du Bedhead Cinema (du "cinéma de chevet"), du Postgraduate naturalism ("du naturalisme post-fac"), du MySpace Neo-realism ou du Slackavetes (du "Cassavetes pour cancres").

Car si la plupart de ces metteurs en scène refusent d'être catalogués (normal, c'est des Artistes !), il faut quand même bien avouer que tous leurs films ont pas mal de points communs.

Le premier, ils sont tournés avec des moyens financiers dérisoires : appartements des potes pour les décors, tournage extérieur sans autorisations, aucune stars (évidemment!) et équipements ultra-légers (16 mm parfois, mini-dv souvent).... Le second est une conséquence évidente du premier : ça parle beaucoup et pas toujours de façon très claire : les personnages hésitent, marmonnent, bégayent - d'où le mumblecore. Là, clairement, ça peut en rebuter beaucoup et je peux facilement le comprendre. Mais avant de vous faire un avis définitif, il faut que je parle du troisième point commun : ils parlent quasiment tous des quelques années qui suivent la fin de l'Université. Les plus assidus diront comme ST ELMO'S FIRE et GARDEN STATE. Oui, exactement. Comme ST ELMO'S FIRE et GARDEN STATE. Ils parlent de ces quelques années où vous êtes définitivement obligés de devenir adulte, d'accepter les responsabilités et dire adieu à l'insouciance et à l'imaturité. Ces quelques années où vous devez affronter ou non l'idée de l'engagement (en amour, au travail, en amitié...).

Alors bien sûr, je suis moi-même en plein dedans et je pense que beaucoup des lecteurs de ce blog le sont aussi. C'est une des raisons pour lesquelles j'en parle et une des principales pour lesquelles ces films me fascinent et me passionnent depuis quelques mois. Dans tous et principalement ceux de mon petit chouchou Andrew Bujalski, vous assisterez aux errements de jeunes gens un peu perdus, insatisfaits de boulots "moyens", plein de doutes sur l'Amour et l'amitié, ballotés entre l'envie de s'installer et leur incapacité à grandir.

Là-dedans, on peut retrouver beaucoup du cinéma d'Eric Rohmer pour son fond (notamment sa période 80-90) et évidemment de Cassavetes pour sa forme mais la fraicheur dont je parlais plus haut vient surtout de cette sensibilité complètement ancrée dans le 21ème siècle, reflétant grâce au réalisme de ses dialogues et situations et au naturalisme de sa mise en scène le voyeurisme/exhibitionnisme de YouTube et les nouvelles relations d'intimité provoqués par les réseaux sociaux type MySpace et Facebook. Bref, via le parcours extrêmement intimiste de tous ces 20-30 ans, c'est un miroir de notre époque que fournisse ces metteurs en scène. De la même manière que Richard Linklater (SLACKER, BEFORE SUNRISE...) ou Gus Van Sant (MY OWN PRIVATE IDAHO) avaient par exemple offert son miroir à la Génération X.

Conçus sans pression commerciale, sans autre but que d'exprimer et partager un peu des angoisses de leurs auteurs, tous ces films deviennent ainsi des sortes d'ilots de créativité, des petits moments de mélancolie figée dans le temps, des bulles d'air flottants dans un océan de cash et de bling-bling.

Maintenant que cela est dit, j'espère vous avoir "un peu" donné envie. Comment voir ces films alors ? Parce que je vous le dis direct (mais vous vous en doutez), c'est pas facile. En France, deux films du "mouvement" sont sortis en salle : Le premier, c'est THE PLEASURE OF BEING ROBBED de Joshua Safdie ou les errements à New York d'une jeune fille dérobant les effets personnels d'inconnus dont elle aime découvrir la vie grâce à des appareils photos numériques ou des clés de voiture. Le second, c'est HUMPDAY de Lynn Shelton ou le pari fou de deux amis de fac décidant de tourner un film porno ensemble. Peut-être bientôt en DVD donc...

Mais si vous voulez voir les vrais petits chefs d'oeuvre que sont FUNNY HA HA et MUTUAL APPRECIATION d'Andrew Bujalski, il faudra vous tourner vers l'Angleterre ou les Etats-Unis pour commander les DVD. C'est ce que j'ai fait et ça ne m'a pas couté plus de 35 euros pour les deux ! Par contre, non-anglophones s'abstenir vus la quantité de dialogues et l'absence de sous-titres...

Vous pouvez également guetter les différents festivals de cinéma (à Paris ou en province) où ces films sont régulièrement programmés. C'était le cas par exemple de LENNY & THE KIDS (GO GET SOME ROSEMARY) des frères Safdie que j'ai pu voir à la Quinzaine des Réalisateurs.
Et pour les plus curieux, il faut vous pencher sur THE PUFFY CHAIR des frères Duplass, DANCE PARTY USA d'Aaron Katz ou MEDECINE FOR MELANCHOLY. Mais là, ça va vraiment être difficile pour les voir. Moi-même, je n'ai pas encore trouvé...

Alors vraiment, si vous avez l'occasion, tentez votre chance... Soit, au pire, vous vous ennuierez un peu pendant 1h30, soit, au mieux, vous aurez l'occasion d'assister à l'éclosion d'un cinéma nouveau qui vous mettra des papillons dans le coeur...


13 octobre 2009

Et toi, t'écoutes quoi ?

AVERTISSEMENT : Ce post ressemble énormément à un épisode de Lost : beaucoup de questions mais pas beaucoup de réponses.

Parfois, il y a des choses bizarres qui traversent mon esprit. Il y a quelques jours, je me suis en effet demandé comment ça se faisait que j'écoutais la musique que j'écoute. Bizarre. Comme vous pouvez le constater sur ce blog, mes goûts sont éclectiques. J'écoute un peu de tout (ou presque). Mais j'ai quand même quelques racines, un socle musical sur lequel mes goûts se sont peu à peu affinés. Ce socle, clairement, c'est le hip-hop. J'en écoute depuis presque 20 ans et ça reste le genre musical qui me plaît le plus.

Mais ce que je me demande vraiment, c'est comment j'ai pu en arriver là. Comment se fait-il qu'à 12 ans, quand je tombe simultanément sur le premier album de NTM et le FEAR OF BLACK PLANET de Public Enemy, j'ai le choc musical de ma vie ? Et quand je parle de choc, je parle d'un vrai choc. Je m'en souviens encore. Je me rappelle où j'étais. Je me rappelle qui était avec moi. Je me rappelle du moment exact et sur quel appareil les K7 sont passés.

Comment, aussi jeune, ai-je pu m'enthousiasmer pour un genre musical si éloigné de mon caractère et de mon milieu ? Car en 1991, le rap ne ressemblait en rien à ce qu'il est aujourd'hui. Eminem, Kanye West ne sont pas encore là. En 1991, le rap est un style musical qui ne passe pas à la radio (en province tout du moins), qui se traîne une sale image de violence et dont les codes sont incompris par la très grande majorité. Moi, au contraire, je suis un pur produit de la classe moyenne de province, blanc, pas rebelle pour un sous, plutôt très calme et posé. D'ailleurs, on m'a toujours dit, jusqu'à très récemmment, que je n'avais pas "une tête à écouter du rap". Vous voyez le genre ! Quant à mes parents, la musique n'a jamais été leur truc, tout juste un peu de jazz et de variétés pour mon papa.

En toute logique, j'aurais donc du me mettre rapidement à écouter de la pop-rock, voire du hard-rock si j'avais été un peu "énervé". C'est d'ailleurs ce qu'écoutait la plupart de mes "camarades" et sûrement ce qu'ils écoutent toujours.
Pourquoi donc ai-je eu un choc en écoutant de petits gars de Saint-Denis cracher leur colère ? Pourquoi ai-je eu un choc en écoutant un groupe de neo-black panthers hurler leur haine du système ? Parce qu'en fait le système, je suis loin d'en être une victime et la banlieue de notre chère France, je la connais seulement parce que mon lycée était au beau milieu de l'une d'entre elle (et encore rien de vraiment dramatique genre reportage du Droit de Savoir)....

Premier élément de réponse : comme je l'écrivais ici à propos du film TITANIC, le consensus m'ennuie beaucoup. L'art consensuel a tendance à m'énerver (Quand j'écris aujourd'hui que j'aime Coldplay, ça va dans ce sens aussi !) La culture hip-hop était donc peut-être un bon moyen d'affirmer ma "différence" et d'aller vers des choses nouvelles : je peux vous dire que porter des jeans baggy en 1994 dans la province française n'était pas très répandu et tous les commentaires graveleux sur le sujet, je les ai entendu !

Deuxième élément de réponse : autant j'ai vraiment découvert le hip-hop avec Public Enemy, autant c'est plus à des groupes comme De La Soul puis le Wu-Tang, Mobb Deep ou Outkast que je me suis identifié. Des groupes moins dans la révolte, plus dans le fun et la cinématographie. Voir l'imagerie kung-fu du Wu, la mélancolie urbaine de Mobb Deep, le psychédélisme joyeux de De La Soul ou l'onirisme innovant d'Outkast.

Troisième élément de réponse : l'adolescence ! A 12 ans, on est forcément un peu con et on avale un peu tout. Donc finalement peut-être était-ce juste une question de bon timing ? Si, à ce moment là, on m'avait prêté une cassette d'Iron Maiden, peut-être que j'aurais passé le brevet des collèges looké comme Camel des BEAUX GOSSES !

En fait, tout ça pour dire que je n'en ai aucune idée, que personne n'a aucune idée de pourquoi il écoute ce qu'il écoute et que vraiment, ça n'a pas la moindre importance... à part peut-être de faire un post sur un blog quand on sait pas quoi raconter d'autres !

09 octobre 2009

10 signes pour reconnaître la fin du monde

En ces temps de pandémie de grippe A, de menaces nucléaires iraniennes et nord-coréennes et de démonstrations de forces chinoises, mieux vaut se préparer au pire. Alors voici dix signes qui vous aideront à reconnaître l'apocalypse quand elle arrivera...

Donc, si vous vous réveillez un matin et que vous apercevez une ou plusieurs de ses "choses" dans la rue en allant au boulot, vous saurez que les pauses cafés/muffins au Starbucks et les épisodes de Grey's Anatomy en pyjamas, c'est terminé pour vous...

Des animaux qui marchent sur deux pattes et qui parlent
Vu dans LA PLANÈTE DES SINGES. Si vous croisez un chimpanzé habillé de cuir ou un orang-outan en toge qui veut vous kidnapper en vous traitant d'animal, vous y êtes : vous savez désormais que l'humanité a été rétrogradée au bas de l'échelle de l'évolution. Si c'est une poupée de chiffon qui vous parle, le résultat est le même (Vu dans NUMERO 9).

Des cannibales
Vu dans DOOMSDAY et THE ROAD. Si vous croisez des mecs chelous tendance punks qui veulent vous cuire pour vous bouffer, vous y êtes également : vous savez désormais que l'homme est un loup pour l'homme et ce que ça fait d'être chassé pour sa viande, tout en espérant vous souvenir le plus longtemps possible de la dernière fois que vous avez mangé des sushis.

Kevin Costner
Vu dans WATERWORLD et THE POSTMAN. Si vous croisez un beau quinquagénaire aux yeux bleus et à la coupe de cheveux impeccable, qui veut vous sauver de ce monde devenu fou et vous emmener loin sur son cheval blanc, vous y êtes également : vous savez désormais que le monde n'est pas complètement pourri et que les preux chevaliers seront toujours là pour vous... ou PAS !

Des voitures tueuses
Vu dans MAD MAX 2, MAD MAX 3 et DOOMSDAY. Si vous croisez des voitures pleines de poussières équipés de plaques d'acier, d'objets tranchants en tout genre et conduites par des mecs chelous tendance punks (voir plus haut), vous y êtes aussi : vous savez désormais que le monde a fait son choix, que la voiture électrique était une douce utopie et que la voiture, après avoir tué la Planète, est sur le point de vous tuer aussi et que vos jambes ne suffiront pas à vous sauver...

Des aliens
Vu dans INDEPENDENCE DAY, LE JOUR OU LA TERRE S'ARRETA et LA GUERRE DES MONDES. Si vous croisez dans le ciel une sorte de grande assiette dont sorte des rayons lasers, vous y êtes également : vous savez désormais que vous n'êtes plus seul dans l'univers et que votre dernier iPhone 3GS n'est plus vraiment ce que l'on appelle de la haute technologie ! Par contre, pas trop d'inquiétude si vous croisez un petit bonhomme tout moche qui veut téléphoner chez lui...

Des robots
Vu dans TERMINATOR 3 et WALL-E. Si vous croisez une boîte de conserve qui commence à vous suivre partout et vous faire des déclarations d'amour enflammées, vous y êtes également. Mais attention, la boîte de conserve peut vite se transformer en machine à tuer qui n'hésitera pas une seconde à vous dégommer avec sa mitrailleuse intégrée : vous savez désormais qu'il ne faut faire confiance à personne...

Des gangs de rue
Vu dans MAD MAX et NEW YORK 1997. Si vous croisez des types chelou tendance punks (et oui, encore eux!) armés de tronçonneuse-mitrailleuse, de revolver-hache ou tout autre arsenal prêt à vous réduire en petits morceau de chair sanguinolente, vous y êtes également : vous savez désormais que la politique du tout-répressif a échoué et qu'il aurait fallu un peu plus investir dans l'éducation des jeunes...

Des zombies
Vu dans L'ARMÉE DES MORTS, 28 JOURS PLUS TARD et plein, plein d'autres. Si vous croisez des types chelou avec des membres qui tombent, pas mal de chair en moins et qui aimeraient bien vous bouffer le cerveau, vous y êtes à coup sûr : vous savez qu'il vaut mieux courir (si vous êtes en Angleterre, utilisez plutôt une voiture parce qu'ils courent aussi !) et que les supermarchés sont les seuls endroits où vous pourrez avoir (un peu) la paix. Et oui, si vous trouvez une machette et un hélicoptère, c'est mieux !

Un voyageur dans le temps
Vu dans L'ARMEE DES DOUZES SINGES, RETOUR VERS LE FUTUR 2 et LA MACHINE A REMONTER LE TEMPS. Si vous croisez un hurluberlu qui vous implore de l'écouter, qui vous hurle que le monde court à sa perte, vous y êtes (PRESQUE) : vous savez désormais que le sort du monde dépend de vous... Au contraire, si vous croisez un hurluberlu qui vous affirme qu'il vient du passé grâce à une machine à remonter le temps, vous êtes sûr d'y être : vous savez alors qu'il est trop tard... à moins de revenir dans le passé de votre présent pour sauver le futur...

07 octobre 2009

La Playlist Infinie #33 : The XX

Comme quoi, parfois, il ne faut pas trop se fier aux vidéos clips. Video Killed The Radio Star, n'est-ce pas. La première fois que je tombe sur THE XX, il y a déjà plusieurs mois, c'est en effet par le biais de leur clip pour la chanson Crystalised et je n'ai pas du tout été convaincu, vraiment pas du tout. Le look gothico-emo-new wave de post-ados tout juste démoulés m'a fait fuir dès les premières minutes.

A l'ère de MySpace, Spotify et YouTube, c'est, je l'avoue, le sort que je réserve à beaucoup de groupes. En 2 minutes maxi, je me fais un jugement. Trop de choses à écouter. Trop de choses à voir. Trop de choses à découvrir. Force est donc de constater que le détail compte et une vidéo trop morne ou un look approximatif peut me faire zapper direct.

Et puis parfois, je donne une seconde chance, la plupart du temps à cause de l'acharnement médiatique d'autres blogs : à force de croiser le chemin de THE XX à longueur de posts, il a donc bien fallu que je me fasse une raison et que je jette une oreille neuve à ce groupe londonien. Je télécharge l'album. Je le mets dans mon iPod et je commence à l'écouter pour aller au boulot le matin.

Je peux pousser un gros "ouf". "Ouf" car il n'en aurait pas fallu beaucoup pour que je passe totalement à côté de THE XX. Alors que je ne voyais au départ qu'un succédané fade et juvénile de Joy Division et d'Echo & The Bunnymen, je découvrais, en me focalisant uniquement sur la musique, qu'elle était bien plus sophistiquée que je ne le pensais. Je découvrais les influences du R&B américain des 90's, notamment avec cette utilisation massive de la basse et de paroles très marquées par le sexe. Je découvrais les mélodies pop portées par la combinaison de la voix douce et féminine de la guitariste Romy Madley Croft et de celle plus monotone et masculine du bassiste Oliver Sim. Je découvrais la belle sophistication d'arrangements pourtant très dépouillés d'instruments (basse, synthé, boite à rythme, guitare). Je découvrais aussi une mélancolie très 80's (pensez Cocteau Twins par exemple).

Donc, ne faite pas comme moi, si vous ne connaissez pas déjà, jeter une oreille très attentive au premier album éponyme de THE XX. Je pense que vous ne le regretterez pas... Carolyn, spéciale dédicace ;)





MySpace de The XX

04 octobre 2009

Le Top 10 des Morts de Destination Finale

Ecrit par les scénaristes de X-Files, James Wong et Glenn Morgan, le premier DESTINATION FINALE, avait marqué (et marché) grâce à la force de son concept : la mort vient reprendre ce qui lui est du, en l'occurrence une bande d'adolescent lui ayant échappé lors du crash d'un avion. Le ton se voulait alors celui d'un slasher plutôt classique relativement sérieux.

Trois ans plus tard, pour la suite, les scénaristes J. Mackie Gruber et Eric Bress (L'EFFET PAPILLON), réinventent le concept de base en lui injectant une bonne dose de fun et d'humour noir. Dès DESTINATION FINALE 2 (le meilleur de la série), ce qui comptera désormais, c'est la façon dont meurent les personnages : plus c'est trash, gore et surtout drôle, mieux c'est !

Donc, petit classement des meilleures de la quadrilogie...

1. Ashley Freund & Ashlyn Halperin (DF 3)
Prenez deux poufs aux seins siliconés. Mettez-les dans des caissons à UV. Empêchez les d'en sortir à cause d'un slushee trop frais, d'une étagère mal fixée et d'une clim trop forte. Et vous avez deux poufs trop cuites voire carrément carbonisées. Il n'y a rien de plus jouissif dans un film d'horreur que de voir des personnages dont on se contrefiche royalement se faire massacrer par leur propre vice.

2. Erin Ulmer (DF 3)
Une jeune artiste rebelle adepte du piercing. Un étagère mal fixée (encore) et un pistolet à clous. Résultat : C'est la dernière fois de sa vie qu'Erin s'enfoncera quelque chose de pointu dans le corps. Eviter donc, en toute circonstance, de pousser trop loin le concept du piercing extrême.


3. Rory Peters (DF 2)
Un junkie. Une cigarette de trop. Une clôture mal fixée. Résultat : pas découpé en deux morceaux. Non. Découpé en 3 ! On ne vous le répètera jamais assez : les enfants, dites non à la drogue !






4. Terry Chaney (DF 1)
On ne le vous dira jamais assez : regardez avant de traverser, surtout si vous êtes énervé. Et pendant que vous y êtes : ne restez pas planté au beau milieu de la rue. Ca vous évitera de vous faire écraser par un bus lancé à pleine vitesse. Certes ce n'est pas très original. Certes le cinéma hollywoodien a abusé de cette scène. Mais ça reste la première mort de toute la quadrilogie elle a beau avoir été milles fois vues (également utilisé dans le 4), c'est toujours d'une efficacité redoutable, car toujours inattendu.

5. Kat (DF 2)
Kat, la femme d'affaires cynique, arrogante et tout le temps en train de se plaindre, croyait bien être la fille la plus chanceuse du monde après avoir réchappé à une fuite de gaz à son hôtel qui tua tous les autres résidents puis à un accident de voitures bien violent. Mais ce qui peut vous protéger de la mort un jour peut vous trépaner un peu plus tard. Un air-bag mal réglé et paf ! Un pieux en pleine tête !

6. Lewis Romero (DF 3)
Ce n'est pas pour rien qu'on dit souvent que la salle de sport n'est faite que d'instruments de torture. Lewis Romero aurait donc du se méfier le jour où il a voulu un peu plus gonfler ses muscles de footballeur. Première règle : ne jamais trop forcer. Vous risqueriez de finir la tête écrabouillée par deux masses.


7. Timothy Carpenter (DF 2)
Le dentiste, c'est le rendez-vous qu'on reporte tout le temps. Il ne faudrait pas mais c'est comme ça - surtout quand la Mort vous veut. Mais Tim Carpenter est un guedin et il a eu raison car il lui ait rien arrivé : tout s'est bien passé. Mais par contre, en sortant, il faut éviter de courir après des pigeons parce que ça vous mène à ça : écrasé et literralement broyé par une immense vitre.

8. Evan Lewis (DF 2)
Trop de chance tue la chance. Evan Lewis venait en effet de gagner 250 000 dollars au loto lorsque son four à micro-onde se met à brûler et son appartement avec. Mais comme il est très chanceux, il échappe à une mort certaine par le feu. Il aurait juste du regarder où il mettait les pieds en tentant d'échapper aux flammes par l'escalier de service. Une petite glissade et c'est le pied de l'échelle qui lui transperce le cerveaux, via un petit passage par l'oeil.

9. Nora Carpenter (DF 2)
Lorsque vous rentrez dans un ascenseur, lorsque celui-ci se bloque ou commence à dérailler, ça peut être une très mauvaise idée d'essayer de sortir entre deux étages. Vraiment une très mauvaise idée. Le plus important dans ces cas-là, ne pas paniquer - même si la Mort vous en veut, surtout si la Mort vous en veut ! Imaginez qu'il se remette à fonctionner au moment où vous tentez de vous hisser à l'étage supérieure. Hop, une tête décapitée. Comme au temps de la révolution française !

10. Lori Milligan (DF 4)
Ça ne vous ai jamais arrivé d'avoir peur de coincer un lacet ou autre dans le mécanisme d'un escalier mécanique ? Sûrement que oui. Ces engins là, ça peut être traitre. Et si tout d'un coup, il se fendait en deux et voulait vous bouffer pour ensuite vous régurgiter en petits morceaux. Ma pauvre Lori, il fallait réfléchir à deux fois avant d'aller au centre commercial t'acheter une nouvelle paire de chaussures, dont tu avais même pas besoin... Parce que cette fois, c'est pas ta carte de crédit qui a été bouffée !