30 juillet 2009

EPIC FAIL !

Le marketing viral est une chose fascinante. Il peut faire des miracles en transformant des films ignorés en bombe instantanée (voir BLAIR WITCH PROJECT, le père fondateur de toutes les campagnes virales) mais il peut se révéler être une puissante arme d'humiliation pour les misérables cadres de gros studios qui croient toujours avoir tout compris aux esprits rebelles des jeun's auxquels ils s'adressent.

Car prendre la parole sur Internet est d'une telle complexité que même Stephen Hawking hésiterait deux fois avant de se lancer. En l'occurrence, les gros pontes du marketing de la 20th Century Fox ne sont pas vraiment posés plus de question que ça en lançant ce qui devait être la campagne de marketing virale la plus efficace de l'année, celle du teen-movie I LOVE YOU BETH COOPER avec Hayden Pannetiere dans le rôle de la fille la plus populaire du lycée, objet de l'affection d'un geek pur et dur qui va lui déclarer son amour pendant le discours de remise de diplôme.

L'idée du studio était donc simple : offrir 1800 dollars à Kenya Mejia, major de la promo de son lycée de Californie, pour lui faire avouer son crush et dire "I LOVE YOU JAKE MINOR" dans son discours de fin d'étude - comme dans la bande annonce du film qu'elle venait de voir. En gros, voilà ce que ça donne...



Alors évidemment, le Ministère des Bonnes Idées pensait avoir tout prévu. La jeune fille aurait été tellement marquée par la bande annonce qu'elle venait de voir qu'elle oublierait toutes les conventions, toutes les règles de bienséance pour "faire comme dans le film qui avait l'air trop bien". Et avec en plus la caméra à 100 dollars de papi Mejia toute tremblante pour faire vrai, c'était gagné d'avance.

Sauf qu'ils avaient forcément oublié la règle n°1 des règles marketing de Don Draper : KNOW YOUR AUDIENCE (et non, pas se saouler au whisky avant de tromper sa femme!). Ils avaient donc juste oublié que le public susceptible d'aller voir I LOVE YOU BETH COOPER et de voir cette vidéo sur YouTube étaient des ados boutonneux dont les seules obsessions sont : 1/ perdre leur virginité. 2/ se saouler à la bière. 3/ fumer toute l'herbe qu'il pourrait trouver.
Bref, voir la plus grosse geek du lycée déclarer son bel amour innocent à un mec qu'elle connaît à peine, ce public en a autant à battre que de la dernière coupe de cheveux de leur chère maman.

Résultat, 2000 visionnages de la vidéo en 1 mois, 12 millions de recettes pour le film (avec un budget de 18 millions) et une jeune fille bien dans la mouise... Elle avait déjà un petit ami !

28 juillet 2009

Made in 90's #5 : les meilleures B.O hip-hop

Après le TOP 10 des meilleurs albums R&B des années 90, le TOP 10 des meilleures Bandes Originales Hip Hop des années 90.

Evidemment, les bandes originales de film "hip hop flavor" sont la plupart du temps de pur objet marketing destinés à vendre du disque en profitant du pouvoir d'attraction d'un film - même si la plupart des films en question ne sortaient jamais en salles en France. D'ailleurs, la plupart du temps, on n'entendait même pas la moitié des morceaux d'une B.O. dans un film : c'était des "musique inspirée du film".

Et si aujourd'hui, à l'heure d'Internet, elles sont devenues complètement has-been et inutiles, elles étaient dans les années 90, au choix, un révélateur de talent pour des artistes peu exposés dans les médias, une source de morceaux et remix inédits ou tout simplement une mixtape de luxe. Je ne compte plus le nombre d'albums que j'ai acheté parce qu'il y avait un morceau qui me faisait tripper dans une de ses galettes...

C'est évidemment un classement très personnel qui tient à la fois de la nostalgie, du plaisir que je peux avoir à les réécouter 10 à 15 ans plus tard, de la qualité des titres et surtout de leur cohérence entre eux...

1. JUICE (1992)
Le Film : La virée sanglante à Harlem de 4 amis après un braquage qui tourne mal. 2 Pac a forgé sa légende avec le personnage du psychopathe Bishop dans ce film.
La B.O. : Le mélange savant du meilleur du hip hop de rue (EPMD, Naughty By Nature, Cypress Hill, Big Daddy Kane...) et du new jack swing (Teddy Riley, Aaron Hall...) du début des 90's.
Highlight : JUICE par Eric B. & Rakim / IS IT GOOD TO YOU de Teddy Riley & Tammy Lucas

2. NEW JERSEY DRIVE (1995)
Le Film : A Newark, New Jersey, une bande d'adolescents passe le temps en volant des voitures. Produit par Spike Lee, un des meilleurs films du genre jamais sorti !
La B.O. : Place aux artistes locaux, de Naughty By Nature à Redman en passant par Lords of the Underground et Queen Latifah pour un B.O. véritable capsule temporelle du son de la rue au milieu des projects des 90's
Highlights : BENZ OR BEAMER de Outkast / CAN'T U SEE de Total & Biggie / DO WHAT YOU WANT de Black Panta

3. SOUL IN THE HOLE (1997)
Le Film : Documentaire sur le coach d'une équipe de basket amateur de Brooklyn pendant l'été 1993.
La B.O. : 100% rap de rue avec des morceaux inédits d'une bonne partie de l'écurie du label Loud Records (Mobb Deep, Dwellas, Xzibit, Wu-Tang, Big Punisher, Dead Prez...)
Highlights : THE GAME OF LIFE de Dead Prez / SOUL IN THE HOLE de Wu All-Stars

4. ABOVE THE RIM (1994)
Le Film : Un jeune basketteur talentueux doit concilier son ambition avec les pressions d'un dealer tout puissant.
La B.O. : Grosse place au son west-coast qui défile sur les ondes à cette époque. D'ailleurs, la plupart des artistes de la B.O sont issus de l'écurie Death Row (Jewell, Lady of Rage, Dogg Pound...).
Highlights : REGULATE de Warren G / AFRO PUFFS de Lady of Rage / PAIN de 2Pac

5. LE PROFESSEUR FOLDINGUE (1996)
Le film : Un savant obèse met au point un potion lui permettant de devenir mince. Seul film de la liste à être sorti en France en salles !
La B.O. : Producteur du film, Russell Simmons du label Def Jam supervise la BO avec une bonne partie de ses artistes maison dont Case, Foxy Brown, LL Cool J, Warren G ou Montell Jordan. Un savant mélange de R&B suave et de rap tubesque. Imparable.
Highlights : AIN'T NO NIGGA de Jay-Z & Foxy Brown / TOUCH ME, TEASE ME de Case, Foxy Brown & Mary J. Blige / AIN'T NOBODY de Monica & Treach

6. MURDER WAS THE CASE (1994)
Le film : Court-métrage dans lequel Snoop se fait dézinguer par un gang et doit affronter son créateur. Pris pour ce que c'est vraiment (de l'Entertainment), c'est brillant. Le "Thriller" des années 90.
La B.O. : Apothéose de l'esthétique gangsta créée par le label Death Row qui alimente 100% de la B.O. Dre, Snoop, Dogg Pound, Nate Dogg, ils sont tous là.
Highlights : NATURAL BORN KILLAZ de Dr Dre & Ice Cube / U BETTER RECOGNIZE de Sam Sneed & Dr Dre

7. FRIDAY (1995)
Le film : A South Central, la journée de deux amis dont l'un doit payer un dealer avant la fin de la journée s'il ne veut pas se faire démolir. Un classique !
La B.O. : Parfait mélange d'inédits rap west-coast (Dr Dre, Ice Cube, Mack 10...) et de classiques du funk (Rick James, Rose Royce, Roger Troutman...)
Highlights : KEEP THEIR HEADS RINGIN de Dr Dre / FRIDAY de Ice Cube

8. DON'T BE A MENACE TO SOUTH CENTRAL WHILE DRINKING YOUR JUICE IN THE HOOD (1996)
Le film : Parodie version Wayans Brothers des films "black" à la mode (Menace II Society, Boyz N The Hood...). La meilleure comédie du duo EVER !
La B.O. : Compilation typique de sons rap de rue des deux côtes et R&B avec un choix de morceau et d'artistes "de qualité" qui fait comme toujours la différence dans le domaine.
Highlights : RENEE de Lost Boyz / CAN'T BE WASTING MY TIME de Mona Lisa & Lost Boyz / WINTER WARZ de Ghostface Killah / ALL THE THINGS (YOUR MAN WON'T DO) de Joe

9. BULWORTH (1998)
Le Film : Un politicien déchu, suicidaire et cocaïnomane, utilise la sincérité et le flow du hip hop pour convaincre les électeurs de voter pour lui dans une ultime tentative de rédemption. Nommé à l'Oscar du meilleur scénario !
La B.O. : Les plus grands noms du hip hop se retrouvent sur cette B.O. composée d'une majorité de morceaux inédits de très grande classe. 1er morceau solo ever de la rappeuse eve, ici produite par Dr Dre.
Highlights : ZOOM de Dr Dre & LL Cool J / EVE OF DESTRUCTION de Eve / HOW COME de Canibus & Youssou N Dour

10. SUNSET PARK (1996)
Le film : Une quarantenaire fauchée devient le coach d'une équipe de basket dans un lycée du quartier défavorisé de Sunset Park à New York.
La B.O. : Mélange de tous les styles du hip-hop du milieu des années 90, des west coast Dogg Pound et 2Pac aux east coast Mobb Deep et Ghostface Killah en passant par le R&B de Aaliyah et de Groove Theory.
Highlights : BACK AT YOU de Mobb Deep / MOTHERLESS CHILD de Ghostface Killah & Raekwon

MENTION SPECIALE (car inclassable): LA HAINE (1995)
L'impact qu'à eu cette "musique inspirée du film" sur ma génération est quasi indéfinissable : ça dépasse largement les mots. Alignement des meilleurs rappeurs (et rappeuses) français EVER, tout y respire la vraie nature du hip hop : contestataire, intelligent et matière à penser.

27 juillet 2009

Son vrai nom est Chad Farthouse...

Je manque violemment d'inspiration en ce moment donc je me permets ce petit post facile sur Zach Galifianakis, le comique américain le plus en vogue du moment grâce à un petit rôle de branleur de bébé dans une petite comédie que personne n'a vu. Bon, aujourd'hui, tout le monde le connaît pour être probablement le seul acteur à s'être fait taillée une pipe dans un ascenseur en gros plan dans une grosse prod hollywoodienne. Mais, en attendant d'arriver à prononcer son nom, il est également l'auteur de ces quelques vidéos à classer directement dans la catégorie "humour absurde"...







22 juillet 2009

Le vide comme matière à penser...

Ce week-end, j'ai été voir TOY BOY, le film dans lequel Ashton Kutcher joue un petit minet très conscient de sa beauté dont le but ultime dans la vie est de vivre au crochet d'une riche (et de préférence belle) femme en échange de faveurs sexuelles les plus fréquentes possibles.

Sur le coup, je ne savais pas trop quoi penser du film. Avais-je raison de m'enthousiasmer pour son côté cynique et assez sombre ? Ou au contraire, est-ce que la vacuité de son sujet et la platitude de ses dialogues devaient avoir raison de cet enthousiasme ?

Un peu des deux, en fait. Car la première chose qui vient à l'esprit en voyant TOY BOY, c'est à quel point il est difficile de parler de Los Angeles et de son mode de vie. Cette ville, en tant qu'usine à rêve par excellence, est intrinsèquement une usine à clichés. Ça va avec : le rêve est forcément cliché et caricatural. Dans une ville comme Los Angeles, le cliché représente donc une certaine réalité car elle ne remplirait pas son fonction principale sinon : fournir sa dose de fantasme au commun des mortels.

Pour un créateur, voilà donc le problème : comment montrer le cliché sans être soi-même cliché ? Comment montrer le vide sans être soi-même vide ? C'est sûrement la question que s'est posé l'écossais David McKenzie (auteur de l'excellent HALLAM FOE) en acceptant de réaliser TOY BOY ?

Malheureusement, le script qu'il utilise ne l'aide pas : pas un personnage avec un minimum de jugeote, pas un personnage capable de rattraper la stupidité et le narcissisme du minet qui donne son titre (français) au film. C'est une des raisons du demi-échec du film de David McKenzie : le personnage central est vide. Il est égocentrique et totalement stupide tout en étant évidemment persuadé du contraire, d'où un manque d'intérêt général pour tout ce qui le concernerait.


Mais c'est aussi une des limites d'une série télé comme ENTOURAGE, par exemple. Assister aux pérégrinations à L.A. de la bande de l'acteur bidon Vincent Chase a parfois (souvent) autant d'intérêts que de regarder une bande de bonobos s'éclater derrière les grilles d'un zoo : jeux vidéos, marijane (voire coke pour les plus riches), drague massive de starlettes, gros cachets pour gros nanars, pas de quoi faire frétiller les neurones. C'est d'ailleurs l'argument n°1 des (assez nombreux) détracteurs de la série.

Mais il y a l'humour, certes premier degré, mais terriblement efficace. Il suffit de se plonger quelques minutes dans les répliques du stupéfiant Ari Gold (incroyable Jeremy Piven) pour se laisser convaincre que le néant de la vie hollywoodienne peut vraiment vous faire bander le cerveau.

D'ailleurs, dans un registre "second degré" beaucoup plus discret, le merveilleux monde de la télévision américaine a inventé, il y a quelques années, une technique narrative désormais parfaitement huilée qui permet de transformer les pitchs les plus vides de sens en machine de guerre pour branchés en manque de programmes populaires que même ma petite cousine du Périgord regarde.


Cette technique, qui n'a pas de nom (je crois), consiste à plonger dans une pure et dure intrigue de soap un personnage moins con que la masse et à tendance cynique. Voyez par exemple NEWPORT BEACH ou GOSSIP GIRL : prenez des gosses de riche un peu bas du front qui n'aime rien d'autres que se faire des coup de crasse et coucher utile (ou non) et confrontez-les au regard sarcastique et tout à fait lucide d'un Seth Cohen ou d'une blogueuse mystérieuse, vous obtiendrez le moyen idéal pour faire passer la vide intersidéral des cerveaux des uns pour un stimulant intellectuel des plus savoureux pour les autres.


19 juillet 2009

Les Nouveaux Mâles Alpha d'Hollywood

En zoologie, le mâle alpha est l'individu d'un groupe d'animaux que les autres membres suivent, auxquels ils obéissent ou se soumettent. Il doit généralement son statut à sa force physique. (Source : Wikipedia)

En pop culture, le mâle alpha est l'individu d'un groupe d'acteurs que les autres membres suivent, auxquels ils obéissent ou se soumettent. Il doit généralement son statut à son aura magnifique, sa force (de pacotille), ses abdos en tablette de chocolat et sa belle gueule.

Le mâle alpha a ceci de particulier qu'il s'impose auprès de tous, mâles comme femelles : les premiers veulent absolument lui ressembler et se soumettent à son charisme et sa puissance virile; les secondes veulent...bah, elles veulent croquer de la tablette de chocolat !
Mais ce pouvoir a de quoi faire de nombreux envieux. D'où un turnover régulier au sommet de l'échelle du succès. Car l'âge ou le gras du bide sont les ennemis mortels du mâle alpha et la Saint Graal des jeunes aux dents longues prêts à dévorer du vieux beau...

De décennie en décennie, les exemples de ces phénomènes se multiplient. Alors que les années 80 avaient par exemple Mel Gibson, Bruce Willis ou Sylvester Stallone, les années 90 ont été trustées par Nicolas Cage et Tom Cruise. Quant à la décennie écoulée, la meute s'est plutôt tournée vers Russell Crowe, Christian Bale ou Hugh Jackman.

Alors pour la nouvelle décennie qui approche à grand pas, quel jeune acteur aura les dents assez longues, les abdos assez durs, les épaules assez larges et la gueule assez belle pour s'imposer comme le mâle alpha de la grande jungle hollywoodienne ?

Sam Worthington (33 ans)
Personne ne l'a vu arriver de son Australie natale. Personne ne le connaissait vraiment il y a encore un an et en 2009 il tient les premiers rôles de 3 plus gros films d'action du moment (TERMINATOR SALVATION, AVATAR et CLASH OF THE TITANS). Hasard ? Pas du tout ! On comprend immédiatement pourquoi en voyant T4 : charisme incroyable, belle gueule, physique de Dieu Grecque... Ce mec a tout ce qu'il faut pour devenir l'acteur le plus demandé et le plus puissant d'Hollywood, le mâle alpha absolu ! Reste plus qu'à confirmer...

Channing Tatum (29 ans)
C'est clair qu'il a la puissance, le physique mastoc et la gueule carrée. Mais cet air niais de paysan tout droit sorti de son Oklahoma natal, difficile de lui enlever. Il l'avait dans SEXY DANCE, FIGHTING. Idem pour G.I. JOE si l'on se fie aux extraits et bandes-annonces. OK pour jouer les marines dégénérés mais difficile de l'imaginer en leader charismatique, malgré les tablettes de chocolat...

Henry Cavill (26 ans)
C'est probablement un des acteurs de son âge les plus sous-estimé actuellement. Mais la jeune carrière de ce jeune anglais n'a été pour l'instant faite que de rendez-vous manqués : de BATMAN à SUPERMAN en passant par JAMES BOND et TWILIGHT, il était sur les short-lists de tous ces films pour tenir les rôles-titre. Appelez-ça la poisse mais Cavill a démontré un charisme magnifique dans la série LES TUDORS et une très belle présence dans STARDUST. Peut-être que 2010 sera son année : il sera le héros mythologique Thésée dans le très attendu WAR OF THE GODS de Tarsem Singh.

Josh Duhamel (36 ans)
Le héros de la série LAS VEGAS (et accessoirement mec de Fergie des BEP) a montré dans TRANSFORMERS qu'il était capable d'être un acteur d'action extrêmement efficace. Il dégage une aura sympathique qui impose le respect et surtout qui donne envie de lui faire confiance. La qualité essentielle d'un mâle alpha. D'ailleurs, il a confirmé cela dans le film d'horreur PARADISE LOST. Pas grand chose d'intéressant dans son line-up pour l'instant et c'est bien dommage parce que, compte tenu de son âge, son tour risque de passer...

Chris Pine (28 ans)
Avant de devenir à la surprise générale le Capitaine Kirk du nouveau STAR TREK, Chris Pine n'était juste qu'un de ces playboys de comédie romantique pour pré-ados (JUST MY LUCK avec Lindsay Lohan et UN MARIAGE DE PRINCESSE avec Anne Hathaway). Désormais il joue dans la cours des héros cool. Je suis pas encore totalement convaincu de son potentiel de mâle alpha, faute d'un charisme un peu débonnaire, mais il a son physique pour lui...

Ryan Reynolds (32 ans)
Les plus belles tablettes de chocolat d'Hollywood, c'est à coup sûr lui qui les a. Et il leur doit un bonne partie de sa carrière. Mais sa côté actuelle (rôles-titre des deux gros films de super-héros de 2011 : GREEN LANTERN et DEADPOOL) ne peut pas s'expliquer si facilement. Reynolds (en plus d'être l'heureux époux de Scarlett Johansson) possède un sens de la dérision assez jubilatoire, rendant ses performances souvent inoubliables (voir MISE A PRIX ou BLADE 3). Reste que ces épaules semblent un peu fragiles...

Chris Evans (28 ans)
Fade au possible à ses débuts (SEX ACADEMY), il s'est révélé être un superbe acteur dramatique dans SUNSHINE de Danny Boyle. Quant à l'action, son style débonnaire a plus ou moins bien fonctionné dans LES 4 FANTASTIQUES, CELLULAR et PUSH. Mais le potentiel est là : il n'a que 28 ans et la maturité pourrait très bien lui sied. Son charisme ne cherche qu'à exploser...

17 juillet 2009

L'Australien qui aimait l'échangisme

L'été dernier, j'avais parlé de PNAU, groupe de dance australien composé de Peter Mayes et Nick Littlemore. Depuis, pas grand chose de la part des deux en Europe.

Par contre, Littlemore, grand touche à tout, a cette année défoncé les charts du monde entier avec son autre groupe, EMPIRE OF THE SUN, cette fois formé avec le rocker Luke Steele.

Et bien cette été, les infidélités continuent de plus belle puisque le petit chenapan se lance, sous le nom de TEENAGER, dans la pop-rock-dance arty avec la chanteuse Pip Brown, aussi connue sous le nom de Ladyhawke.

Bon, il est clair que, comme pour EMPIRE OF THE SUN, l'album ne tient pas la route sur toute la longueur avec seulement quelques morceaux efficaces. Mais il y a quand même une petite perle nommée ALONE AGAIN qui est vraiment mon morceau préféré du moment...



Est-ce que la plus grande partouze pop de la décennie nous viendrait d'Australie ?

14 juillet 2009

La Roux vs. Little Boots


Depuis des mois, deux petites anglaises nous balancent sur YouTube et MySpace des chansons pop toutes aussi jouissives les unes que les autres. Quelques mois qui nous auront permis de nous familiariser avec l'univers electro-pop de Little Boots et de La Roux et surtout de nous faire patienter jusqu'à la sortie de leurs premiers albums respectifs.

L'attente aura été longue mais enfin récompensée. Car dans le genre, les deux princesses font très forts, livrant, à quelques jours d'intervalle, deux albums pop parmi les meilleurs sortis ces dernières années. Il sera donc facile de les comparer mais encore plus facile de les distinguer car les deux n'ont finalement pas tant que ça de choses en commun.

D'un côté, Little Boots, anglaise et 25 ans au compteur. Bien décidée à devenir une vraie pop-star, la petite blondinette a tout fait : s'inscrire à une émission de télé-réalité, balancer des reprises sur son MySpace, créer un groupe de filles à la fac et finalement sortir quelques EP d'une electro-pop-R&B ultra-accrocheuse. La fillette a tellement fait les choses dans les règles de l'apprenti pop-star que son album HANDS est forcément à la hauteur. Avec ses mélodies imparables et productions calibrées, elle se place direct dans la catégorie des Kylie, Lily ou Lady G. Aucune faute, "New In Town", "Stuck On Repeat" et "Remedy" seront à coup sûr les gros tubes du top 50 des mois à venir !



De l'autre, La Roux, elle aussi anglaise et 21 ans au compteur. Plus jeune mais pas moins ambitieuse. Car elle a beau ne pas avoir vécue les belles heures de The Human League et de Yazoo (elle est née en 1988 !), les années 80, elle les connaît comme sa poche. Ce qu'elle sait surtout, c'est que les années 80, bah c'est à la mode. D'où un album tellement influencé par la synth-pop des 80's qu'on pourrait presque le confondre avec n'importe quel album des groupes précédemment cités.



D'un point de vue purement personnel, j'ai une petite préférence pour la seconde : son univers musical est plus affirmé et son style est plus original (elle est rousse, bon dieu !). Mais d'un autre côté, la formule immuable de la chanteuse blonde capable d'aligner 15 tubes potentiels dans un album peut être tout aussi séduisante. Donc, en gros, je vous invite simplement à écouter les deux. Pas très original comme conclusion mais on parle sûrement ici des deux plus grandes pop-stars de la prochaine décennie...

A moins que ce soit elle... ou elle... ou elle... ou elle...

Bref, dépêchez-vous, des blondes, des brunes ou des rousses fans des années 80 et des années 90, il y en a des tonnes qui se pressent au portillon de la gloire...


10 juillet 2009

Silence ! Megan Fox parle...

...de sa santé mentale, de sexe, de Zac Efron, de la célébrité et d'Hollywood, des hommes, des femmes, de drogues, d'intelligence. Qui aurait cru ? Derrière la pin-up bronzée qui n'a réussi pour l'instant qu'à prouver son immense talent à se pencher en avant pour laisser apercevoir son monstrueux décolleté, son petit cul et ses gambette aérodynamiques se cache en effet une bête d'interview. Entre sarcasme, déshinibition totale, réalisme cynique sur le monde qui l'entoure et égocentrisme, la Megan sait rendre chacun de ses mots aussi mémorables que ses apparitions à l'écran devant la caméra de Michael Bay.

C'est en lisant sa récente interview sur Entertainement Weekly que je me suis rendu compte de cet incroyable talent. J'ai donc été fouillé le net à la recherche d'autres entretiens et, clairement, Megan ne déçoit jamais. A lire, c'est un miracle à chaque fois ! Donc voici quelques citations (et photos qui ne font pas de mal) piochées dans la presse...


A PROPOS DES HOMMES :
"Je suis tellement suspicieuse par rapport aux garçons/hommes. C'est juste que je ne les aime pas ou que je n'ai pas confiance en eux." Elle, Juin 2009

"Stupides. Ridicules. Tellement pathétiques!" GQ, Juillet 2009

"Je ne sais pas encore vraiment ce que ça veut dire d'être célibataire. Je suis avec quelqu'un depuis que j'ai 18 ans. Je n'ai donc jamais été obligé de m'occuper de moi. J'ai toujours eu quelqu'un pour le faire à ma place." Elle, Juin 2009

"Je m'entends mieux avec les garçons." Elle, Juin 2009

"Il y a des acteurs qui sont dans le business depuis longtemps, qui sont vraiment égocentriques et qui sont capable de coucher avec beaucoup de filles. Et parce qu'ils ne me connaissent pas, ils pensent que je vais être cette petite cruche, cette Marilyn Monroe qui va leur faire les yeux doux et être un réceptacle pour eux." GQ, Juillet 2009


A PROPOS DES FEMMES :
"Je vais vers elles en confiance mais cela présuppose toujours pour elle que je suis une bombe. Ca les fait se sentir mal dans leur peau et donc elles me haïssent." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je me rends sur le plateau en pensant que je vais me faire des amies filles. De mon expérience, les femmes ne sont pas de bonnes amies entre elles. Lorsque les mecs veulent sortir avec toi parce que ta personnalité est top, les femmes te haïssent immédiatement." Maxim, Juillet 2007

"En fait, j'ai peur d'Angelina Jolie. Je n'ai jamais eu l'opportunité de la rencontrer et j'essaye de l'éviter car j'ai peur. Angelina est une personne puissante et je parie qu'elle me mangerait toute crue. J'imagine que c'est pour ça que j'ai peut d'elle." FHM, Juillet 2007

"Je rigolais sur Angelina! Elle a toujours l'air si sûre d'elle. Je suis sûre qu'elle n'a aucune idée de qui je suis. Mais si j'étais elle, je me demanderais : 'Mais qui est cette petite allumeuse qui était dans Transformers et qui sera la prochaine moi?'. Je ne veux pas la rencontrer. Je serais embarrassée." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Salma Hayek, Je veux ses seins. C'est clair que je veux ses seins." E! Online, Février 2009.

"Je n'essaye pas de détrôner Cate Blanchett." USA Today, Avril 2009

"Je ne me suis pas bien entendu avec Lindsay Lohan sur Confessions of a Teenage Drama Queen mais vous devez considérer que nous étions des filles de 16 ans. Je n'ai pas vu Lindsay depuis ce temps mais j'imagine qu'elle a mûrie et qu'elle est devenue une personne différente. Je sais que je le suis devenue." Maxim, Juillet 2007

"Si vous voulez que vos filles se sentent fortes, intelligentes et libres de dire ce qu'elles pensent, alors oui, je veux être ce type de modèle." Times of London, Juin 2009


A PROPOS DE ZAC EFRON :
"Zac Efron est mon obsession. Nous sommes la même personne. C'est comme Janet et Michael Jackson. Il n'a juste qu'à mettre une perruque et une robe et c'est moi. Vous ne saviez pas ça. C'est un des plus grands mystères de tous les temps." Fox News, Novembre 2008

"Laissez-moi vous dire de quoi parle vraiment High School Musical. High School Musical parle de ce groupe de garçons qui sont tous maltraités par l'entraîneur de basket, qui se trouve être le père de Zac Efron. Ca parle de leur combat pour arrêter cette maltraitance. Et ils ont ces petites-amies qui sont leur réconfort. Oh, et il y a aussi de la musique. Vous devez être stone pour le regarder." Esquire, Juin 2009

"Robert Pattinson et Zac Efron - ils sont vraiment trop mignons, avec leurs longs cheveux et leurs costumes." Elle, Juin 2009


A PROPOS DE SA SANTE MENTALE :
"Je pense que je suis tellement psychotique et malade mentale que, si je pouvais taper ce genre de rôle [Charlize Theron dans MONSTER], je pourrais faire quelque chose de vraiment intéressant." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je n'ai aucun ami et je ne quitte jamais ma maison." Times of London, Juin 2009

"Mon poids fluctue constamment - Je ne prends pas grand soin de moi-même. Je ne fais finalement qu'exister et survivre." Elle, Juin 2009



A PROPOS DE DROGUES :
"J'espère qu'ils légaliseront la marijuana. Et quand ils le feront, je serais la putain de première personne dans la queue pour acheter mon pack de joints." GQ, July 2009

"J'ai essayé les drogues et c'est comme ça que je sais que je ne les aime pas. J'ai essayé plusieurs choses afin de prendre une décision raisonnée mais je n'ai rien aimé d'autres que la marijuana. La cocaïne est de retour. Tout le monde dans toutes les boîtes se droguent. Beaucoup de gens prennent des drogues légales. Les célébrités ne s'en cachent pas, à part là où les gens ont des téléphones portables avec appareil photo". Maxim, Juillet 2007

"Peu importe la scène sur laquelle je me rends, je prends un Xanax avant." GQ, Octobre 2008


A PROPOS DE SEXUALITE :
"Et bien, c'est évident que je ne suis pas moche." Entertainment Weekly, Juin 2009

"J'ai la libido d'un garçon de 15 ans. Je préfèrerais coucher avec Brian tout le temps plutôt que sortir. Il s'en fout." FHM, Juillet 2007

"Je pense que toutes les femmes à Hollywood sont connues comme sex-symbols. C'est notre place dans ce business. Tu es une marchandise, tu es un produit. Tu es vendu et tout est basé sur le sexe. Mais c'est OK. Je pense que les femmes devraient en sortir plus fortes, pas plus faibles." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je pense que c'était super d'être sexualisée aussi jeune. J'allais dans un lycée catholique et je n'étais pas encore une féministe." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je pense que les gens naissent bisexuel et qu'ils font des choix inconscients en fonction des pressions de la société. Je ne doute pas un instant que je sois bisexuelle. Mais je suis aussi une hypocrite : je ne sortirais jamais avec une fille qui est bisexuelle parce que cela signifie qu'elle couche aussi avec des hommes et les hommes sont si dégueulasses que je ne coucherais jamais avec une fille qui a déjà couché avec un homme." Esquire, Juin 2009

"Sexuellement parlant, je suis vraiment sûre de moi et je pense que ça transpire de tous mes pores. C'est juste là. C'est quelque chose que je n'ai pas à mettre en marche." Elle, Juin 2009

"J'adore le sexe et c'est choquant pour certaines personnes. Les femmes sont les plus rapides pour traiter d'autres femmes de salope. Ce qui est triste. Je n'ai pas rencontré beaucoup d'hommes qui m'ont dit : 'Tu aimes le sexe ? Quelle sale pute tu fais !'. C'est pourquoi ils souhaiteraient que leurs femmes ou petites-amies aient plus de rapports sexuels avec eux." FHM, Juillet 2007


A PROPOS DE L'INTELLIGENCE :
"Je ressens le besoin d'avoir à prouver que je ne suis pas une handicapée mentale." Esquire, Juin 2009

"Je suis intelligente et je peux être vraiment drôle et intéressante. Je peux faire égale à égale avec n'importe qui dans une conversation." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Je ne veux pas avoir à être comme Scarlett Johansson, contre qui je n'ai rien. Mais je ne veux pas avoir à aller dans des talk-shows et sortir chaque mots compliqués du dictionnaire que je viens d'apprendre pour prouver à quel point il faut me prendre au sérieux et à quel point je suis intelligente." Esquire, Juin 2009

"Cela a été pris hors de son contexte. On a l'impression que je suggère qu'elle est prétentieuse. Elle est clairement intelligente et elle permet aux gens de le voir à chaque fois qu'elle ouvre la bouche. Je suggérais ça pour moi - les gens devraient comprendre que c'était moi qui était prétentieuse." Entertainment Weekly, Juin 2009


A PROPOS DE LA CÉLÉBRITÉ ET D'HOLLYWOOD :
"Je me dis souvent une chose : 'Britney Spears a la plus belle des vies - elle a tout ce qu'elle n'a jamais voulu!' Mais elle a une des pires vies en fait. Sa vie est un putain de cauchemar vivant. J'ai des crises de panique rien qu'en pensant à sa vie." Entertainment Weekly, Juin 2009

"Nous, les acteurs, nous sommes un peu comme des prostitués. On est payé à feindre l'attirance et à aimer. D'autres personnes payent pour nous regarder embrasser quelqu'un, toucher quelqu'un, faire des choses que des gens dans une relation monogame sérieuse ne feraient jamais avec quelqu'un qui n'est pas leur compagnon. C'est vraiment vulgaire." GQ, Juillet 2009

"Si j'apparais et donne n'importe quel type de performance, même une médiocre, tout le monde se dira que Megan a fait du putain de bon boulot dans ce film! Je suis donc une surdouée par défaut, juste à cause de la catégorie dans laquelle on m'a mise." Times of London, Juin 2009

"Oh mon Dieu ! Embrasser devant une caméra est vraiment dégueulasse. Ce gosse que je devais embrasser venait juste de manger. Et il me mettait un bout de tout ce qu'il venait d'avaler dans la bouche. Pas volontairement. C'était juste dans ses dents ou des trucs du genre. Et c'était vraiment salé. J'ai faillé pleurer. Je me suis comporté comme une salope pendant toute la journée après." GQ, Juillet 2009

"Ça me fait chier quand les gens se plaignent que je suis trop belle pour avoir ce rôle. C'est de la connerie. Tu ne travaillerais pas si tu n'étais pas attirante. Hollywood est l'endroit le plus superficiel du monde. Si je n'étais pas attirante, je ne travaillerais pas du tout." Esquire, Juin 2009

"J'ai fait un film. Et ce n'est pas un film sur lequel je veux me baser pour évaluer mes capacités d'actrice. C'est clair que je ne vais pas gagner un Oscar de si tôt. Je ne suis pas Meryl Streep. GQ, Octobre 2008

"J'adorerais faire un film nue. Ce serait beau. Plus personne n'ose faire ce genre de films aujourd'hui. Ils en faisaient dans les années 30 d'une façon artistique. Donc pourquoi pas maintenant ?" The Daily Star, Juillet 2008

"Vous savez, peut-être que mon prochain rôle sera quelque chose de plus introverti, quelque chose qui n'implique pas une combinaison en cuir. Entertainment Tonight, Juin 2009


A PROPOS DE TOUT LE RESTE :
"C'est horrible de vivre avec moi. Je ne nettoie pas. Mes vêtements finissent n'importe où. J'oublie de tirer la chasse. Des amis me dirait, 'Megan, tu as démoulé un cake dans mes toilettes et tu n'as pas tiré la chasse." FHM, Juillet 2007"

"Je suis sûre d'être le double d'Alan Alda. Je suis un trans. Je suis un homme. Je suis tellement peu sûre de moi. Je suis sur le point de vomir là. J'ai tellement peur d'être là. Je suis embarassée et j'ai peur." E! Online, Février 2009

"Je ne regretterais pas mon tatouage "Brian" si nous étions séparés. Je peux toujours avoir un gosse et l'appeler Brian. Il y a plein d'options." FHM, Juillet 2007

"Si tu manges chinois, tes pets sentiront comme de la bouffe chinoise. Si tu manges mexicain, tes pets sentiront comme de la bouffe mexicaine. Et avec le lait, c'est comme si tu pouvais sentir la chaleur du pet. Ma garde-robe dans Transformers sent toujours le pet et je ne sais pas du tout pourquoi." GQ, Octobre 2008

"Je dois me comporter d'une façon qui poussera les gens à me prendre au sérieux." Entertainment Tonight, Juin 2009

"Je ne sors plus trop dans les boîtes de striptease. Mais quand je venais d'avoir 18 ans, et même avant 18 ans d'ailleurs, c'était vraiment mon truc. J'étais juste super contente de faire un truc qui aurait tué ma mère si elle l'avait su. Je suis passée par cette phase. J'y allais avec mes copines. C'était vraiment un environnement sympa et détendu. Il y a une club de strip à L.A. que j'appelais 'le body shop'. J'étais obsédée par ça. J'adore Motley Crue parce que Vince Neil parle de ça dans 'Girls, Girls, Girls'. J'y allais en pensant que Vince Neil et Tommy Lee serait là ! Je ne fais plus ça maintenant. Mais de temps en temps, ça ne me dérange pas de sortir avec des types et de traîner dans un club de striptease." GQ, Octobre 2008


06 juillet 2009

Plaisirs Coupables #2 : Michael Bay


En été, il y a des décolletés, des mini-jupes, des bikinis et plein d'autres trucs qui impliquent des filles dénudées. Bref, en été, il y a plein de petits bonheurs qui font plaisir aux yeux. Mais il y en a un qui les surpasse tous. Un plaisir qui nous ait offert qu'une fois tous les deux ans (voire trois) et qui comble les sens.

Conduire un bolide de luxe à 200 km/h au coucher de soleil. Passer délicatement ses mains sur le corps chaud et bronzé d'une pin-up de magazine. Courir torse-nu, les abdos saillants, dans la chaleur moite de l'été. Sauver le monde au bras de la fille de vos rêves et savourer votre victoire avec vos meilleurs amis, une bonne bière fraîche à la main.

Des bonheurs simples rendus accessibles au commun des mortels par un homme, un seul. J'ai nommé...Michael Bay.

Ce sont ses clips et publicités à la fin des années 80/début 90 qui lui valent d'être embauché par le nabab Jerry Bruckheimer pour réaliser le buddy movie BAD BOYS. Succès oblige, les deux hommes écriront par la suite l'histoire du blockbuster des années 90 grâce à BAD BOYS, THE ROCK, ARMAGEDDON, PEARL HARBOR et BAD BOYS 2. Puis viendront THE ISLAND, TRANSFORMERS et TRANSFORMERS 2, cette fois avec Steven Spielberg comme producteur. Mais la formule est immuable depuis plus de 10 ans : beaucoup d'explosions, beaucoup de jolies filles bronzées, beaucoup de couchers de soleil, beaucoup de sueurs sur beaucoup d'abdos plaquette de chocolat et beaucoup de courses poursuites en bolides de luxes.

De quoi largement faire se suicider n'importe quel cinéphile austère à grosses lunettes et veste en tweed. Et je dois bien le confesser, malgré l'intérêt certain que je leur porte sur ce blog, j'ai moi-même parfois envie de me couper les veines devant certains (la plupart) blockbusters hollywoodiens.

Car le cinéma de Michael Bay n'est pas fait à la base pour les gens dit "sensibles" et "civilisés". Son cinéma, reposant sur des instincts plus que primaires, ne destabiliserait probablement pas un homme des cavernes qui aurait passé quelques milliers d'années dans un glaçon : il serait à coup sûr réveillé par la peau ambrée et les courbes généreuses de Megan Fox, rassuré par les corps suintants et poilus des baroudeurs d'ARMAGEDDON et revigoré par les coups de tatanes de Will Smith...

Mais que voulez-vous ? Une fois tous les deux ans, il peut être tellement bon de se laisser aller, d'oublier Woody Allen, les dialogues bien écrits et sa sensibilité cinéphile au profit du tout racoleur. Les films de Michael Bay exerce ainsi sur moi une sorte de fascination tellement intense qu'il m'est difficile de résister à l'envie irresprescible de me précipiter dans une salle de cinéma pour aller les voir. Cette même envie qui vous pousse à vous jeter sur un steack bien saignant après un régime végétarien. Cette même envie qui vous pousse à faire exploser votre carte de crédit après un interdit bancaire. Il y en aurait plein d'autres mais je risquerais de devenir graveleux... Mais vous voyez sûrement de quoi je parle...

Et comme cette rubrique est l'endroit idéal pour se moquer, je dois faire une confession : dans ma vie entière, il n'y a qu'un seul film qui ait réussi l'exploit de m'attirer au cinéma dès la première séance de son premier jour de sortie... UN SEUL... Et il se trouve que ce film était... PEARL HARBOR !

Rétrospectivement, c'est sûr que ce n'est pas très glorieux. Mais il faut se rendre compte qu'à l'époque, le film bénéficiait d'un énorme atout : une des 10 bandes-annonce les plus incroyables de la décennie, une bande-annonce qui me donne encore des frissons aujourd'hui... Ce mélange d'esthétique pubarde, de désespoir grandiloquent, d'explosions et de ralentis emphatiques, c'est tellement imparable que ça en devient même effrayant.

Car c'est un talent qui n'appartient qu'à lui. Ce mélange, Michael Bay est le seul metteur en scène à le combiner avec autant d'aplomb et d'efficacité. Ce mélange, c'est Nicolas Cage qui tombe à genou avec des fusées de détresse pour empêcher la destruction d'Alcatraz dans THE ROCK. Ce mélange, c'est une heure de destruction épique dans PEARL HARBOR. Ce mélange, c'est le sacrifice de Bruce Willis dans ARMAGEDDON. Ce mélange, c'est la course effrénée de Will Smith dans les rues de Miami dans BAD BOYS et j'en passe. Ce mélange, c'est des purs moments de jouissance et de pop-culture. Et il n'y a que Michael Bay qui sache nous les offrir dans d'aussi beau papiers-cadeaux. Un emballage devenu très cliché depuis 10 ans. Mais en fin de compte, le cliché ne serait-il pas la marque de "l'auteur" ?

Je me rends bien compte que je viens de franchir une ligne que peu oseront franchir : je viens de dire que Michael Bay faisait du cinéma d'auteur. Et sincèrement j'assume : quand vous prenez l'ensemble de sa filmographie, elle est presque aussi cohérente que celle de Woody Allen ou de Martin Scorsese, les névroses étant juste remplacer par des explosions ! On s'exprime comme on peut...

Alors oui, il a de gros problèmes avec les suites (BAD BOYS 2 et TRANSFORMERS 2). Oui aussi, les effets secondaires de ce mélange s'appellent parfois la misogynie. Oui, les films tiennent rarement sur toute la longueur. Mais PUTAIN, C'EST QUAND MÊME TROP BON !!!!