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30 mars 2012

Made in 90's : Mes béguins télévisuels

Il y a quatre ans, j'ai fait la liste de mes béguins télévisuels dans les années 80. J'avais adoré faire cette petite liste. Se rappeler de mes premiers émois amoureux pour ces créatures inaccessibles qui peuplaient mon petit écran avait quelque chose de magique. Suite à ce billet, Titiou, avec qui nous partageons d'ailleurs une passion commune pour Alyssa Milano, avait même repris l'idée pour en faire sa propre version. C'était le bon vieux temps - quand un commentaire laissé en décembre 2008 donnait naissance à un billet en janvier 2010 (Titiou ❤)

Donc, quatre ans plus tard, je vais me replonger dans la deuxième étape de mes émois amoureux à la télé. Après mon enfance, ceux de mon adolescence. Ceux des années 90. Forcément, il va y avoir plus de gros seins.

Keri Russell - Felicity
Dans ma vie, je n'ai jamais eu plus grand béguin pour une célébrité que pour Keri Russell. Cette fille a représenté, à la fin de mon adolescence, la fille idéale. Je pense qu'on en a tous et toutes eu un dans sa vie des comme ça. A l'époque, comme j'ai pu collé des photos de magazines d'Alyssa Milano dans mon agenda au collège, j'ai enregistré sur un CD-Rom toutes les photos de Keri que je pouvais trouver sur un Internet encore en 56 kbites/s. Le premier scénario que j'ai écrit dans ma vie était même intégralement inspiré par elle. J'étais fasciné par Keri Russell. Le personnage qu'elle jouait dans la série "Felicity" a certainement beaucoup influencé ce béguin - son côté naïf et idéaliste, supra-romantique - mais j'avoue qu'encore aujourd'hui, en feuilletant les photos de Keri à la fin des années 90, j'ai le coeur qui se met à battre la chamade.


Jennifer Love Hewitt - La Vie à Cinq
Je me rends compte à quel point cela peut paraître ridicule aujourd'hui d'avoir eu un crush pour JLH. L'actrice n'a jamais vraiment quitté les écrans depuis toutes ces années et est presque devenu une blague à elle toute seule. Mais si les décolletés plongeants qu'elle arbore en parlant à l'oreille des fantômes monopolisent aujourd'hui l'attention, je n'ai pas l'impression que c'était le cas il y a quinze ans quand elle débutait dans "La Vie à Cinq". Mais peut-être que les yeux de l'amour m'ont fait occulter cet aspect de sa "personnalité"...


Sarah Michelle Gellar - Buffy Contre les Vampires
Habituellement, ça ne me fait jamais ça. Je n'ai pas de béguin pour la blonde au physique de cheerleader qui porte des mini-jupes et des jeans moulants. En général, je craque toujours pour la meilleure copine un peu quirky. Mais Buffy n'est pas née du cerveau malade d'un scénariste bas de plafond de The Hills. Buffy est née du cerveau de Joss Whedon et, comme il ne fait jamais rien comme les autres, Buffy était à cette image. Elle était belle, très belle mais elle était aussi peu confiante en elle que je pouvais l'être à l'époque.


Connie Britton - Spin City
Comme vous avez pu le constater, mes béguins à la télé, je les ai eu pour des personnages de mon âge - ou à peu près. Mais parfois il y a des exceptions, à l'image de Nikki, la comptable de la mairie de NYC dans Spin City incarnée par Connie Britton. J'avoue que mon béguin de l'époque venait essentiellement du personnage, amoureuse transi de Michael J. Fox. J'ai toujours eu un faible pour les amoureux transi. Je m'identifie, voyez-vous. Parce que, du coup, Connie Britton en MILF dans Friday Night Lights ou American Horror Story ne m'a fait strictement aucun effet.


Nicole Eggert - Alerte à Malibu
Quand vous étiez un adolescent de 14 ans et que vous disiez que votre naiade préférée en maillot de bain rouge était Summer Quinn alias Nicolas Eggert , on vous riait au nez. No Bullshit ! Peut-être pas autant que si vous disiez Stephanie Holden (alias Alexandra Paul) mais quand même. Car, voyez-vous, Nicole Eggert, quand elle arrive dans Alerte à Malibu en 1992, elle n'a pas encore les seins refaits. Et face à Pamela Anderson qui arrive dans la série à la même époque (ou Erika Eleniak avant elle), la petite Nicole ne fait pas le poids dans l'imaginaire des garçons de 14 ans. Dans mon imaginaire à moi, il n'y a pourtant que Summer ! Peut-être les séquelles de mon béguin enfantin pour Jamie Powell dans Charles s'en charge.


Christine Lakin - Notre Belle Famille
C'est toujours troublant de grandir avec certains personnages et actrices de télé. L'exemple le plus marquant pour moi, c'était Alyssa Milano - mais qui était plus âgée que moi. Il y a eu aussi Christine Larkin qui a exactement le même âge que moi. Les premières années de la série Notre Belle Famille, on avait 11-12 ans tous les deux et j'avoue ne pas avoir prêté plus d'attention que ça à son personnage de garçon manqué un peu cynique. Puis, les années ont passé et, à la fin de la série, en 1998, on avait tous les deux 19-20 ans. Entre temps, mon coeur a lentement mais surement commencé a faire boom...


Paula Trickey - Pacific Blue
Franchement, j'en parle parce que je veux être 100% honnête. Autant je me rappelle très bien craquer pour Paula Trickey en regardant la série cyclo-policière Pacific Blue, autant, en parcourant Google Images, j'arrive plus à me souvenir ce qui me passionnait tant dans ce visage. Mais peut-être que l'objet de mon intérêt se situait plus bas que le visage. Ça m'étonne de moi pourtant...



Meredith Monroe - Dawson
Au tout début de ce blog, j'avais fait une liste des personnages de télé que j'aurais aimé avoir en BFF et j'y avais mis Andie McPhee de Dawson. 5 ans plus tard, je confirme tout ce que j'avais pu écrire à l'époque (par contre, j'assume plus tout le passage sur Izzy Stevens). Mais il y avait cette dernière phrase "Après, le problème, c'est le syndrome "Quand Harry rencontre Sally" !" Car, oui, ma relation à Andie a toujours été "ambigue" : j'aurais bien aimé avoir une amie comme elle mais elle était un peu plus car, assez vite, mon coeur a commencé à s'emballer. J'ai toujours le béguin pour les belles âmes - même si elles se révèlent au final un peu torturées. Ca les rend humaines...



17 juillet 2011

Women

Première mise en situation : je suis un garçon hétérosexuel de 32 ans qui se retrouve à prendre un verre avec deux filles qui parlent de cosmétique, de blogueuses mode et de Buffy Contre les Vampires. Deuxième mise en situation : je suis un garçon hétérosexuel de 32 ans qui se retrouve à prendre un verre avec deux garçons qui parle de Michael Bay, de football et de la dernière playmate à gros seins à avoir fait grâce de sa présence à la couverture de FHM. J'avoue : je caricature - légèrement. J'ai plus ou moins vécu les deux situations. Mais laquelle je préfère ? La réponse sera aussi transparente que le script d'une comédie romantique avec Sandra Bullock : la première.

J'ai un vrai problème quand il s'agit de sociabiliser avec des congénères du sexe masculin. A moins de se trouver de vrais goûts et hobbys communs, je ne sais pas leur parler. J'ai du mal à m'intéresser. Un mec, c'est basique, rarement capable de sincérité et de sensibilité. Je le sais bien, je fais moi-même parti de l'espèce. Au contraire, les filles, ça s'exprime, ça se livre (plus ou moins), ça vit de l'intérieur et ça le montre à l'extérieur. Encore une fois, désolé de la caricature mais avouez qu'il y a une bonne part de vérité. Un petit tour sur Twitter et sur la blogosphère et il est assez simple de s'en rendre compte. Résultat : une soirée entre potes autour d'un match de foot à la télé et d'une pizza ressemble pour moi à quelque chose proche de ce que j'imagine être l'enfer alors qu'une après-midi shopping avec des filles ressemble, à défaut du paradis, à une des choses les plus intéressantes et fascinantes que je connaisse. C'est bizarre ? Peut-être. Je suis comme ça et j'aime être comme ça. Je n'ai pas l'impression d'être moins hétérosexuel ou moins viril. Question de sensibilité ou même de curiosité.

Sans aucun sous-entendu sexuel de quelque sorte, je préfère la présence des filles. C'est le plus souvent avec elles que j'ai envie de discuter, d'échanger. Quant aux confidences, je n'ai pas le choix : je n'arrive à confier les tréfonds de mon coeur et de mon âme qu'à des filles (BFF est une fille!). Et elles me le rendent bien, dans tous les domaines : de l'Amour au cul, en passant par l'amitié, le boulot et toutes les autres petites et grandes choses qui font la vie. J'aime écouter. J'aime écouter les anecdotes, les peines, les doutes, les joies... Je ne sais pas si je suis d'un grand réconfort. Ce n'est pas à moi de le dire. Mais j'écoute. Et j'apprends. J'apprends des choses qui, forcément, me rendent meilleurs. C'est comme un voyage : apprendre sur l'autre, l'étranger, sa manière de penser, d'agir. Ca permet de se remettre en question, de devenir quelqu'un de meilleur par l'expérience d'autrui, d'élargir ces champs de visions.

Ce sont toutes ces histoires, anecdotes, expériences, bonnes ou mauvaises qui m'ont poussé, il y a quelques années, à commencer à écrire des scénarios. Ça et le fait d'être tombé amoureux de l'auteur de quelques unes d'entre elles. Et il paraît que ça se voit. Quand vient le temps d'affronter les avis de lecteurs, c'est en effet ce que tout le monde me dit. Mon personnage principal a beau toujours être un garçon, ce sont les personnages féminins principaux que tout le monde retient en premier. Et ceci n'est que le cas où le lecteur arrive à comprendre le but intrinsèque du truc quand toutes mes lectrices saisissent immédiatement où je voulais en venir. Visiblement, mes personnages féminins accrochent avec les filles. Pourtant, je n'ai pas l'impression d'être particulièrement tendre. A défaut d'écrire telles quelles les histoires entendues, je tente de retranscrire au plus près des sentiments bien réels. Je parle ainsi de filles qui sont parfois lâches, jalouses, très peu sûres d'elles, des filles timides, débauchées, amoureuses ou cyniques, la plupart du temps, tout à la fois.

Je lis régulièrement que Quentin Tarantino est un des réalisateurs les plus féministes du monde et l'argument principal y est le très classique "il écrit des rôles de femmes fortes" – à priori l'inverse de moi. Jackie Brown, The Bride, les filles de DEATH PROOF sont effectivement des sacrées dures à cuire. Forcément, c'est valorisant de se voir représenter comme des filles qui ne se laissent pas faire et savent rendre la monnaie de leur pièce aux violeurs, meurtriers, psychopathes et autres machos qui considèreront toujours les femmes comme rien d'autres que des vagins à fourrer. Dans le domaine, on part de loin et il est salutaire que ces personnages existent. La liste est facile à faire. Elle est disponible sur à peu près tous les sites et magazines de peu d'imagination qui ressortent à intervalle régulier leur top 10 des "ass-kicking women" : Lara Croft, Foxy Brown, Alice (RESIDENT EVIL), Ellen Ripley (ALIEN), Sarah Connor (TERMINATOR 2), Kate (LOST), Trinity (MATRIX) et j'en passe. Le 27 juillet prochain, c'est COLOMBIANA qui viendra peut-être s'ajouter à la liste.

Mais de tels personnages sont-ils censés dire aux filles qu'elles sont fortes ou sont-ils juste censés faire bander les mecs ? Car qu'est-ce qui est le plus important dans ces films : que l'héroïne soit capable, comme n'importe quel alpha-Mâles aux abdos et biceps saillants avant elles, de botter le cul d'une armée de mercenaires armés jusqu'au dent ou qu'elle le fasse en combinaison moulante pour offrir la meilleure expérience possible de matage de cul-cul au moment où elle levera la jambe pour faire des high-kick ? C'est une question et je ne suis pas sûr d'en avoir la réponse – tout est sûrement une question à étudier au cas par cas.

Reste qu'elles ont toutes été créées et écrites par des hommes et le fait qu'elles soient des femmes semble, la plupart du temps, relevé de l'artifice total. Toutes pourraient en effet être remplacés par des hommes sans que le film en souffre. La seule chose qui les différencie réellement, c'est un conflit intérieur lié à leur instinct maternel (Ellen Ripley, Kate de LOST, The Bride, Sarah Connor). Bonjour les clichés ! Schwarzenegger dans COMMANDO ne cherchait-il pas lui aussi à sauver sa fille ? Tout ça relève en fait d'une belle hypocrisie. Les filles d'aujourd'hui veulent être montrées comme des êtres humains forts et indépendants alors c'est ce que Hollywood leur offre. Voyez le récent SALT avec Angelina Jolie, archétype du genre qui n'a cessé de jouer ce rôle de "femme d'action" depuis dix ans. A l'origine, dans le premier scénario, son personnage était un homme...

Dans le registre, tout est interchangeable.

Ce n'est pas le cas quand une femme est aux manettes. Un problème toutefois : c'est rare. On en revient à la "femme forte et indépendante". Mais quand Callie Khouri, Tina Fey, Diablo Cody et les autres membres du "Fempire " (Liz Merriweather, Dana Fox, Lorene Scafaria) se mettent à écrire sur des femmes, elles laissent volontiers le modèle de la "femme forte", comme décrite plus haut, aux hommes. Le modèle "je casse la tête à des narcos machistes et des rednecks violeurs mais j'ai laissé ma tête à l'armurerie", ce n'est pas trop pour elles, laissant ça à Luc Besson et à Angelina Jolie. Ce qui les intéressent, ce n'est pas d'écrire des femmes fortes, c'est d'écrire des femmes comme les autres et, pour ça, aussi choquant que cela puisse paraître au premier abord, elles ont besoin d'insister sur leurs faiblesses.

Qui est un meilleur modèle ? The Bride qui casse la gueule à des tueurs professionnels ou Liz Lemon qui passe pour une inadaptée sociale à regarder obsessionnellement STAR WARS en bouffant de la junk-food tout en en ayant une dizaine d'hommes à son service au bureau ? Sarah Connor qui protège son fils au péril de sa vie ou Juno qui abandonne son enfant à naître à quelqu'un qui le souhaite vraiment ?

Dans une récente interview à la radio, le réalisateur de BRIDESMAIDS (MES MEILLEURES AMIES en VF), Paul Feig, disait de son héroïne qu'elle était un "strong women character". L'intervieweur remarqua alors que Annie, le personnage principal du film, lui semblait loin d'une "femme forte" - à raison, le personnage ayant un sacré bordel dans la tête - ce à quoi Feig répondit qu'il s'était assuré de la montrer dans sa "précédente vie" comme une solide chef d'entreprise. Argument bizarre. Elle est "forte" parce que, dans le temps, elle avait une pâtisserie à elle toute seule ?

C'est typique : le réalisateur s'est emmêlé les pédales dans son interview à cause d'une fausse perception de ce à quoi doit ressembler une "femme forte". Il a dit (à la radio) qu'elle était "forte" parce qu'elle avait réussi dans la vie mais a sûrement pensé (dans sa tête) qu'elle était "forte" parce qu'elle était simplement réelle, en 3 dimensions, complexe, pleine de défauts et de contradictions. Elle blesse quelqu'un parce qu'elle est elle-même blessée; elle est jalouse de sa meilleure amie et de la nouvelle meilleure amie de sa meilleure amie; elle s'embarque, en toute conscience, dans une relation avec un homme qui la traite comme de la merde; elle est obligée de vivre avec des colocs psychopathes qui la traite, eux-aussi, comme une moins que rien. Annie, incarnée et écrite par Kirsten Wiig, n'est pas "forte". J'irais même jusqu'à dire qu'elle est "faible" et c'est clairement ce qui fait qu'on s'identifie à elle – filles comme garçons. Avec ses 160 millions de dollars de recettes au box-office américain, il est fort à parier que beaucoup de gens se sont identifiés à Annie. Je doute que tous ces gens se soient déplacés juste pour voir une fille faire caca dans la rue - même si ça compte, ne soyons pas niais.

Annie est comme Liz Lemon, comme Charmaine (dans UNITED STATES OF TARA), comme Natalie Portman (dans NO STRINGS ATTACHED), comme Juno MacGuff, comme Carrie Bradshaw et comme Beth (dans LES QUATRE FILLES DU DOCTEUR MARCH), des personnages plein de failles, de contradictions, d'incertitudes qui rappellent aux filles qu'elles ne sont pas seules et aux garçons qu'une femme est autre chose qu'une maman et/ou une putain.

Quand je prends un verre avec deux filles qui parlent de cosmétique, de blogueuses mode et de Buffy Contre les Vampires, c'est à elles que je pense. Quand j'écris les personnages féminins de mes scénarios, c'est à elles que je pense. Car la féminité ne me semble pas affaire de force, de gros bras, de high kick, de combinaisons moulantes, de maternité et de sexe. Elle me semble juste affaire de sentiments et de leur expression. Jusqu'à mes 27 ans, j'étais incapable d'exprimer quoi que ce soit. Je gardais tout pour moi. Avec la rencontre successive avec deux filles qui sont devenues (presque instantanément) mes meilleures amies, tout a changé. J'ai parlé. On m'a écouté. J'ai écouté et j'ai ouvert ce blog (qui fêtera ses 5 ans dans 3 moins jour pour jour). J'ai depuis compris que mes faiblesses, mes doutes, mes peurs faisaient parti de moi et étaient, au final, ma plus grande force. C'est cette féminité que j'ai envie de continuer à découvrir, celle que j'ai envie de retranscrire.

Annie ne pourrait pas être remplacée par un homme. Le film n'existerait pas. Et bien, mes amies ne pourraient pas non plus être remplacés par des hommes parce qu'alors ma vie actuelle n'existerait pas non plus...


08 avril 2011

Anatomie d'une Manic Pixie Dream Girl

Dans sa critique du ELIZABETHTOWN de Cameron Crowe pour le site The AV Club, Nathan Rabin parle, pour décrire le personnage de Kirsten Dunst, de "Manic Pixie Dream Girl" (littéralement "fille espiègle de rêves féeriques"). Selon lui, cette fille "est une pétillante et un peu vide créature cinématographique existant seulement dans l'imagination fiévreuse d'auteurs sensibles pour apprendre à de jeunes garçons attendrissants à embrasser la vie et ses infinis mystères et aventures".

Bref, la Manic Pixie Dream Girl est devenu le terme pop pour parler de toutes ces filles pleines de joie de vivre, légèrement délurées, un peu mélancoliques, tendrement excentriques qui aiment écouter des groupes alternatifs en chantant à tue-têtes les oreilles cachées par leurs gros écouteurs. Toutes ces filles avec des hobbys qui semblent étranges au commun des mortels. Toutes ces filles indifférentes à la pression sociale et au qu'en-dira-t-on. Toutes ces filles qui refusent toute forme de cynisme préférant l'idéalisme et l'optimisme. Toutes ces filles héritières d'Annie Hall et de Holly Golightly. Toutes ces filles qui ressemblent à Natalie Portman dans GARDEN STATE ou BEAUTIFUL GIRLS, à Rachel Bilson dans THE LAST KISS, à Elisha Cuthbert dans MY SASSY GIRL, à Zooey Deschanel dans YES MAN. Toutes ces jeunes filles, créatures de cinéma, objets de fantasmes de garçons sensibles et un peu paumés sentimentalement.

Toutes ces filles qui visiblement ne plaisent pas à tout le monde...

Ce que je peux comprendre. Si tout le monde aimait le même genre de filles, rechercher l'âme-soeur deviendrait extêmement compliqué. Ce que je ne comprends pas, en revanche, c'est les sous-entendus extrêmement péjoratifs de la définition de Rabin et le déchaînement des féministes sur ces personnages. Par exemple, Jezebel les appelle le "fléau du cinéma moderne". Quant à Feminist Frequency, les Manic Pixie Dream Girls leur donnent envie de "hurler ou de vomir, voire les deux". Pour résumer leurs arguments, elles leur reprochent d'être des clichés, des fantasmes dont le seul but est de sortir l'homme (blanc et hétéro) de sa détresse et donc de promouvoir l'idée selon laquelle les femmes sont toujours au service de l'homme, qu'elles n'ont pas le droit d'avoir une vie à elle. En gros, dans les années 50, la femme s'occupait des tâches ménagères pour que l'homme se sente bien dans ses baskets fatiguées par une journée de travail. Dans les années 2000, la femme serait pétillante et espiègle pour que l'homme se sente bien dans ses baskets dépressives. Bref, la MPDG serait aux garçons sensibles ce que la blonde décérébrée aux gros seins serait aux garçons "moins sensibles".

Ceux et surtout celles qui me lisent depuis plus de quatre ans savent que je ne suis pas du genre macho. Je serais même plutôt à l'inverse. Une fille m'a dit récemment que mon blog était très "féminin". J'en suis conscient ou, plutôt, j'ai appris à en être conscient. Je sais aussi qu'il y a beaucoup de moi dans ces fameux garçons sensibles qui ont inondé la pop culture de ces 5-6 dernières années, les Zach Braff, les Tom Hansen. Je ne suis pas eux mais j'ai de gros points communs avec eux. Notamment dans la façon d'appréhender les relations amoureuses et d'aimer les filles pétillantes et espiègles. C'est comme ça. On est comme on est. Je suis un garçon sensible et j'aime les Manic Pixie Dream Girls. C'est sûrement mon "imagination fiévreuse d'auteur sensible" (rapport à ça). Est-ce pour autant que je perpétue des clichés et dégrade ainsi l'image de la femme moderne ?

Quand vous commencez à écrire un scénario, la première chose que vous êtes obligés de faire, c'est de trouver un héros - un personnage dont vous allez tracer la "ligne de désir" tout au long de l'histoire. Et ce héros, la plupart du temps, c'est vous ou du moins une partie de vous. Il n'y a rien de pire que les scénaristes dont les histoires sont désincarnées. Une bonne histoire est une histoire personnelle. Je ne parle pas forcément d'autobiographie. Je parle juste d'émotions, de sentiments, de points de vue sur le monde. Tant que ça vient du coeur, c'est personnel. Alors, que faites-vous naturellement quand vous êtes un auteur mâle entre 25 et 30 ans et que voulez écrire une histoire à partir de vos doutes et vos joies ? Vous faites de votre héros un homme entre 25 et 30 ans. Et quel est le meilleur moyen au monde pour éliminer ces doutes et partager ces joies ? Trouver l'Amour auprès d'une jeune fille aigrie, cynique ou déprimée ? J'en doute. Trouver l'Amour auprès d'une jeune fille espiègle et pétillante ? Peut-être davantage.

La Manic Pixie Dream Girl est une vision de cinéma, le moteur d'une histoire (plus ou moins) personnelle. Elle a donc autant le droit d'exister que les geeks d'une production Apatow, que les femmes fatales d'un film noir, que les intellos arrogants d'un film de Woody Allen, que les gangsters d'un film de Scorsese etc. Tous sont des clichés plus ou moins réalistes. Mais le cliché se nourrit de cinéma et le cinéma se nourrit de clichés. La fiction est une usine à fantasmes et la MPDG est un de ses produits phares ces dernières années. OK. Mais les modes changent, les consommateurs avec eux.

La raison d'être des Manic Pixie Dream Girls, à mon avis, ne se pose donc pas. Reste que ses détracteurs les plus virulents ne voient en elle qu'une créature "un peu vide" dont le seul but dans la vie est "d'apprendre à de jeunes garçons attendrissants à embrasser la vie et ses infinis mystères et aventures" - argument également au centre des reproches féministes. On peut donc se poser la question : est-ce que la raison de vivre de l'excentrique Sam, dans GARDEN STATE, est uniquement de résoudre la déprime d'Andrew ? Est-ce que l'espièglerie de Claire, dans ELIZABETHTOWN, n'a de sens que face à la dépression de Drew ? Est-ce que toutes ces jeunes filles de cinéma sont vides à ce point qu'elles n'auraient aucune vie à elles seules ? Leur joie de vivre s'oppose-elle forcément à la mélancolie de l'homme en face d'elle ?

Si l'on prend la scène finale de GARDEN STATE, j'entends deux choses : "on a besoin l'un de l'autre" et "tu as changé ma vie". Ce que j'entends là, c'est le partage. J'entends un garçon sauvé par une fille. J'entends une fille sauvée par un garçon. J'entends un garçon et une fille autant dépendant de l'un que de l'autre. Il n'y a pas une fille plus dépendante à un garçon qu'un garçon plus dépendant à une fille. Ils sont égaux. Ils sont amoureux et leur relation fonctionne dans les deux sens : il a autant besoin d'elle que elle de lui.

Dans ELIZABETHTOWN ou YES MAN, c'est un peu différent. La réciproque est moins vraie. La fille sauve le garçon. Mais comment le sauve-t-elle ? Selon les féministes citées ci-dessus, ce serait grâce à son seul côté pétillant et donc par la vacuité d'une vie que le garçon exploiterait pour son seul bonheur personnel. Que ça ?

A première vue, aimer les Manic Pixie Dream Girls, c'est aimer la beauté naturelle et low profile, l'espièglerie et cette capacité à être gentiment excentrique. Ca, c'est l'apparence. La réalité (en tous les cas, la mienne), c'est qu'aimer les Manic Pixie Dream Girls, c'est avant tout aimer leur vie intérieure. Contrairement aux modèles féminins proposés par Hollywood dans la plupart de ses comédies romantiques, films d'action etc., la Manic Pixie Dream Girl est une des seules/rares à avoir une vie à elle. Claire dans ELIZABETHTOWN est une hôtesse de l'air indépendante, féminine avec des goûts en musique qui n'appartiennent qu'à elle et qui, clairement, n'a aucun besoin d'un homme pour vivre sa vie comme elle l'entend. Et si elle est pétillante et pleine de joie de vivre, tant mieux pour elle. Idem pour Zooey Deschanel dans YES MAN. Elle fait partie d'un groupe de rock expérimental, donne des cours de jogging-photo et tout un tas d'autres activités qui en font un être à part, sans contraintes masculines. Bref, Claire et Allison sont des jeunes femmes de leur temps qui n'ont aucun compte à rendre à personne - et surtout pas aux hommes.

Si la Manic Pixie Dream Girl permet aux hommes d'être mieux dans leur basket, c'est avant tout parce qu'elle-même est bien dans les siennes. C'est cela que je ne comprends pas dans l'argumentation anti-MPDG. C'est comme si le simple fait que l'homme soit au centre du film était une mauvaise chose. Ca ne l'est pas. Ce qui l'est, en revanche, c'est qu'il le soit tout le temps. Ca, je le comprends.

Le problème n'est pas la Manic Pixie Dream Girl. Le problème est Hollywood - Hollywood qui ne crée pas d'héroïnes féminines, qui ne produit pas de films dont la ligne de désir soit celle d'une fille. Ceci est un problème. Des scénaristes très talentueuses ont émergé ces dernières années : Dana Fox (WHAT HAPPENS IN VEGAS avec Ashton Kutcher et Cameron Diaz), Liz Meriweather (SEX FRIENDS avec Ashton Kutcher et Natalie Portman), Lorene Scarafia (NICK & NORAH'S INFINITE PLAYLIST) et, bien sûr, l'inévitable et absolument fabuleuse Diablo Cody (JUNO, JENNIFER'S BODY et la série THE UNITED STATES OF TARA). Mais ça ne change pas grand chose. Pour une Ellen Page dans JUNO, c'est Michael Cera la ligne de désir de NICK & NORAH et Ashton celle de SEX FRIENDS. Les personnages féminins sont sans aucun doute beaucoup plus développés et riches dans ces films mais les pures héroïnes de cinéma sont très rares. Et c'est une honte. On est d'accord.

Alors, évidemment, vous allez me dire que ces auteurs, si on leur donnait l'occasion d'écrire de vraies héroïnes féminines, elles ne créeraient pas de Manic Pixie Dream Girls. C'est possible. Mais elle pourrait créer des Manic Pixie Dream Boys, des garçons gentiment excentriques qui apprendraient aux jeunes filles cyniques et blasées à reconnaître le vrai Amour et à cultiver une certaine idée de l'optimisme. Des garçons comme Ben Stone (Seth Rogen) dans EN CLOQUE MODE D'EMPLOI, comme Lloyd Dobler (John Cusack) dans SAY ANYTHING ou comme Pauly Bleeker (Michael Cera) dans JUNO - personnage écrit... par une femme !

La boucle est bouclée. La Manic Pixie Dream Girl est peut-être un cliché mais c'est un cliché qui fait du bien, un cliché qui montre que l'idéalisme n'est pas une valeur si niaise et ringarde et que le cynisme est peut-être un bon moyen de défense mais aussi et surtout une piètre arme quand il s'agit d'attaquer et donc d'avancer...

Je sais que je ne pourrais tomber amoureux que d'une Manic Pixie Dream Girl. Peu importe qu'on me dise que ça n'existe pas dans la vraie vie. Moi, je sais que ça existe. Je crois même que j'en connais...


24 novembre 2010

Weird Quirky Girls : La Relève

Compte tenu que Natalie Portman, après BEAUTIFUL GIRLS ou GARDEN STATE, semble vouloir désormais changer de registre et la jouer dans la catégorie "badass sexy" et que Zooey Deschanel, après YES MAN, ELFE, H2G2, ALL THE REAL GIRLS ou 500 DAYS OF SUMMER, devrait bientôt en avoir plein de cul de jouer le même rôle depuis cinq ans, il est très probable que, d'ici quelques mois, le monde merveilleux du cinéma romantique manque de "quirky weird girls" (ou "Manic Pixie Dream Girl" pour utiliser son équivalent "assez péjoratif" cinématographique)

Pour ceux qui se seraient isolés sur une île déserte depuis une décennie et seraient donc encore amoureux en secret de Rachel Leigh Cook, je rappellerais donc seulement qu'une "quirky weird girl" est le nouvel archétype féminin dominant, l'objet des rêves de millions de garçons sensibles des années 2000. La "quirky weird girl" est la fille sans style que les garçons populaires, joueurs de foot, ne remarquent pas, la fille dont la beauté ne serait visible qu'aux garçons sensibles (même si, en vrai, c'est une bombe!). La "quirky weird girl" est la fille légèrement geek mais pas trop. La "quirky weird girl" est la fille gentiment déjantée dont les hobbys seraient, pour le commun des mortels, un peu hors normes. Bref... la fille idéale (pour moi).

Voyez par exemple Sam (Natalie Portman) dans GARDEN STATE, menteuse pathologique capable de faire une éloge funèbre à un hamster décédé. Voyez Allison (Zooey Deschanel) dans YES MAN, chanteuse dans un groupe de rock expérimental nommé "Munchausen By Proxy", organisatrice de séances de jogging-yoga et obsessionnelle de photos polaroïd. Voyez Juno (Ellen Page) dans JUNO, fan de films d'horreur des années 50, inventrice d'un langage qui n'appartient qu'à elle et fière propriétaire d'un téléphone hamburger.

Maintenant qu'on s'y est habitué. Maintenant que les garçons sensibles peuvent enfin voir autre chose au cinéma que des starlettes plus ou moins refaites, il faut que ça continue. Il faut qu'après Natalie et Zooey, une nouvelle génération d'actrices prennent le relais et c'est d'elles que sera fait les quelques lignes qui vont suivre. Pour mon bien-être sentimental et continuer à rêver (en attendant la "weird quirky girl" de la vraie vie qui me ferait oublier toutes les fausses du cinéma...), je m'adresse ici à Hollywood (c'est sûrement trop demandé au cinéma français) à qui je demande solennellement de désormais donner tous vos rôles de "quirky weird girl" à ces actrices... Merci par avance. Bisous.

Post-Scriptum à l'attention de Zach Braff : Ça serait bien de retrouver l'inspiration...un jour (histoire d'embaucher une de ces jeunes filles) !


Emma Watson
La page HARRY POTTER désormais tournée, Emma Watson peut se concentrer sur autre chose que les aventures de petits sorciers nunuches. A tout juste 20 ans, elle a démontré lors des interviews et talk-shows une présence magique, une grâce rare largement portés par un sourire malicieux et une nouvelle coupe de cheveux faisant ressortir son élégance naturelle. Sa distinction toute britannique et son charme un peu enfantin ne pourrait faire que des merveilles dans des comédies romantiques écrites par Richard Curtis.

Nora Zehetner
Dans le rôle de la femme fatale de BRICK au côté de Joseph Gordon-Levitt, Nora Zehetner éblouissait par sa beauté hors-norme, avec ses oreilles un peu décollés, son grand sourire et ses grands yeux marrons. Un physique un peu atypique qui m'hypnotise à chacune de ses apparitions qui se sont malheureusement résumées à de courts axes de séries TV (EVERWOOD, GREY'S ANATOMY, HEROES, MAD MEN). Je suis pourtant persuadé qu'elles feraient des miracles dans ces rôles qui rendirent célèbre Winona Ryder (la "quirky weird girl" grunge), un brin espiègle, un brin mélancolique, un brin cynique. Rien de moins.

Alia Shawkat
Dans le rôle de "la meilleure amie", Alia Shawkat a su se rendre mémorable au côté de Ellen Page dans WHIP IT mais c'est surtout dans le rôle Maeby Fünke, la supposée cousine de George Michael (alias Michael Cera) dans ARRESTED DEVELOPMENT, qu'elle démontre toutes les qualités nécessaires d'une parfaite "quirky weird girl". Ne serait-ce que pour être la première à être tombée amoureuse de Michael Cera, elle a montré la voie à Ellen Page, Kat Dennings, Charlyn Yi, Juno Temple ou Mary Elizabeth Winstead. Et ce n'est pas rien - d'autant qu'il n'avait pas encore son hoodie ! Ce serait donc un juste retour des choses pour cette jolie brunette à tâche de rousseur de devenir une vraie "quirky weird girl" !

Alison Brie
Un air malicieux gravé sur le visage. De grands yeux ronds et bleus. Ça ne vous rappelle personne. Si. Bien sûr ! Zooey. Alison Brie, une des stars de la série COMMUNITY, avec son charme espiègle et fripon à la Zooey auquel on aurait greffé le sex-appeal de Katy Perry, est l'actrice la plus proche de devenir la "weird quirky girl" la plus célèbre du monde. Car, perso, quand je vois une vidéo comme celle-ci, je me dis instantanément que je voudrais voir cette fille au cinéma, encore et encore, encore et encore, encore et encore.

Jayma Mays
La dinguerie se lit sur le visage de Jayma Mays, une des stars de la série GLEE. Déjà son personnage Emma Pillsbury (déjà le nom est tout un programme!), phobique de la saleté, est bien gratiné dans le genre "weird" mais son charme naturel et enfantin la rend immédiatement sympathique et délicieusement "quirky". La faute sûrement a ses grands yeux ronds. Depuis qu'on l'a vu dans les séries HEROES, UGLY BETTY ou ENTOURAGE, j'arrive pas à comprendre la raison pour laquelle on ne la voit pas plus au cinéma. Pour moi, c'est un peu une version rousse de Anna Farris - et j'aime Anna Farris d'Amour !

Aubrey Plaza
Pour l'instant, Aubrey Plaza, sorte de version 2.0 de DARIA, a été largement cantonnée dans le rôle de la cynique, que ce soit dans la peau de la voisine love interest de Seth Rogen dans FUNNY PEOPLE ou dans celui d'April Ludgate, la stagiaire de la série PARKS & RECREATION. La faute sûrement à un air naturel légèrement apathique. Mais pour quiconque l'a vu sourire sait que ce sourire est magique. Quant à DARIA, à son niveau, c'était aussi une "quirky weird girl", non ?

Carey Mulligan
Aussi étrange que cela puisse paraître, Carey Mulligan n'a jamais vraiment joué la "quirky weird girl". D'après ce que j'ai pu entendre et comprendre, elle se prendrait (déjà) un peu trop au sérieux. Sa filmographie passée et à venir en témoigne (un peu). Reste une bouille idéale pour le genre (les cheveux courts et les joues roses toutes enfantines aident) et surtout un des sourires et rires les plus craquants du cinéma contemporain. UNE EDUCATION est là pour les preuves si besoin. Alors si Carey veut bien redescendre sur Terre, j'aimerais bien la voir se lâcher et voir sa folie (si elle existe) éclater sur un grand écran.

Taryn Southern
Probablement la moins connue de cette sélection, Taryn Southern s'est jusqu'à maintenant surtout illustrée sur le web, et en particulier sur Funny Or Die. Sévèrement déjantée, dotée d'une jolie voix et violemment sexy, elle a été l'héroïne de plusieurs vidéos mémorables, comme le cultissime WRONG HOLE et le récent KEEP IT IN YOUR PANTS. Et le fait qu'elle se soit attibuée le rôle de "quirky weird girl" dans sa web-serie musicale PRIVATE HIGH SCHOOL MUSICAL n'est sûrement pas un hasard. Alors, donnez-lui des rôles bon dieu ! Je veux voir cette fille au cinéma...

Rooney Mara
Avec sa carrière qui s'oriente visiblement vers le (très) sérieux grâce à ces deux rôles chez David Fincher (ex-petite amie de Mark Zuckenberg dans SOCIAL NETWORK et Lisbeth Salander dans MILLENIUM), difficile, pour l'instant, de voir chez Rooney Mara une "quirky weird girl". Elle n'a pas cette espièglerie et ce brin de folie douce caractéristique des précédentes actrices ci-nommées. Mais grâce à son incroyable beauté assez peu commune et un charme très magnétique, j'ai envie de voir en elle une sorte de "nouvelle Natalie Portman". Cette fille est tout à fait fascinante.

Mia Wasikowska
Après les brunes, on passe aux blondes. Je suis bien conscient que le blond se prête très mal à l'originalité et à la bizarrerie. Cela est habituellement réservé aux brunes. La superficialité et la froideur sont normalement réservés aux blondes. Et Mia Wasikowska, avec ses faux airs de Gwyneth Paltrow, aurait pu aspirer à ça. Mais sa jolie performance dans le THE KIDS ARE ALL RIGHT prouve le contraire, sa beauté peu commune dissimulant à peine une sorte de mélancolie et de charme assez magiques. Associés à un grain de folie, cela pourrait donner des effets très intéressants.

Ari Graynor
Encore une blonde dont la couleur de cheveux colle à la peau. C'est en effet aux petites allumeuses et fêtardes qu'est habituée Ari Graynor après NICK & NORAH'S INFINITE PLAYLIST ou YOUTH IN REVOLT. Mais cette fille vaut beaucoup plus. Et c'est peut-être son rôle dans THE SITTER, film à gros potentiel "quirky", qui pourrait lui permettre d'exploiter son côté déjanté. Car sa Caroline dans NICK & NORAH reste un des personnages les plus drôles de l'année dernière.

Abigail Breslin
Certes, elle n'a que 14 ans. Mais quand vous jouez la version mini-pouce de toutes les "weird quirky girl" à seulement 10 ans, il est assez naturel de se dire qu'une fois votre majorité arrivée, vous détrônerez toutes vos rivales pour devenir la reine du genre. Je porte beaucoup d'espoir dans l'éternelle "Little Miss Sunshine". A mon avis, Abigail Breslin, d'ici 5 ou 6 ans, va faire chavirer beaucoup de coeur de garçons sensibles...

Emma Stone
J'ai pas mal hésité à l'inclure dans la liste car Emma Stone est déjà bien installé, après HOUSE BUNNY et EASY A au panthéon des "quirky weird girl". Mais vu sa filmo à venir et qu'elle a seulement 22 ans, elle a sûrement beaucoup plus à offrir. Reste un naturel désarmant, un charme magique qui a déjà fait bien des merveilles et une folie douce irrésistible. Mais je crois qu'en fait, tout le monde est déjà à peu près convaincu. Alors...

Ginnifer Goodwin
Encore une avec des cheveux courts. C'est comme ça. C'est un peu la marque de fabrique de la "quirky weird girl". Ca aide à faire passer le caractère anti-conformiste et originale, le côté un peu "garçon manqué". Comme Emma Stone, j'ai un peu hésité à inclure Ginnifer Goodwin car elle a déjà (plus ou moins) jouée la fille "quirky" notamment dans HE'S NOT JUST THAT INTO YOU qui situait davantage la bizarrerie dans la névrose sentimentale. Le film est ce qu'il est mais Ginnifer y est tellement... whooo! Reste que je trouve cette fille absolument magnifique, craquante et tout et tout. J'avoue, je suis un peu amoureux d'elle.


Maintenant que c'est dit, j'ai l'impression d'avoir tiré le portrait de la fille idéale...


23 août 2010

Crise, gros seins et eurodance

Je regardais des clips de David Guetta sur Virgin 17 (!) quand me vint une sorte de révélation digne du plus grand génie de la sociologie moderne. Car entre les chansons des Black Eyed Peas, le prochain Madonna, sa présence sur la BO de SEXY DANCE 3 et bien sûr son propre album rempli à ras bord de stars américaines de la pop (Kid Cudi, Fergie, Akon, Ne-Yo etc.), le blondinet qui scratchait dans les clips de Sidney en 1990 est devenu le VIP de la pop mondiale, comme l'ont été avant lui les autres Babyface, Timbaland, Pharrell Williams et consorts. A tort ou à raison, là n'est pas le problème.

Ce qui est intéressant, c'est le pourquoi. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ce DJ qui nous balance sa sauce (quasiment toujours la même) depuis 10 ans à nous, Européens, se met soudainement à devenir le chouchou des dancefloors américains ? Parce que sa maison de disques et sûrement lui-même ont décidé d'investir le marché américain. Oui. Parce que les producteurs américains cités au-dessus n'ont plus d'inspiration. Oui aussi. Parce que l'ensemble des producteurs suédois (RedOne, Kleerup, Max Martin...) sont déjà trustés par les divas de la pop. Oui toujours. Mais n'y a-t-il pas d'autres raisons ? Des trucs un peu moins "évident".

Je notais alors à quel point tout n'était que fête, fête et encore fête. Dans ces clips, tous les codes de la fête y passaient à un moment ou à un autre. De "Sexy Chick" à "Gettin Over You" en passant par l'inévitable "I Gotta Feeling" et "When Love Take Over", c'est à peu près toujours le même scénario : un coin de rue, une plage ou une villa pris d'assaut par des jeun's qui investissent le lieu avec leurs grosses enceintes et leurs platines pour ensuite être rejoint par d'autres jeun's (tous skaters, breakdancer et poufs en mini-jupes) qui se déhanchent sur un beat répétitif. Bien sûr, MTV est blindé depuis ses débuts de ce genre de clips décérébrés. C'est normal. C'est un peu ça la pop aussi. De la jeunesse. De la liberté. Du fun. De la légèreté. Et des fêtes. Et les Américains font ça très bien. Regardez les clips de Katy Perry. Mais musicalement, en pop music, qu'est-ce qui est plus léger que l'eurodance ? Rien. C'est sa nature même. Sa raison d'être. Ne rien dire d'autre que "Faites la fête et dansez (de toute façon, vus les paroles et la sophistication de la prod, vous ne pouvez pas faire grand chose d'autre chose avec)". L'eurodance est LA musique de l'hédonisme.

Mais, historiquement, l'eurodance a très rarement franchi les frontières américaines. En fait, on distingue trois grandes périodes où le genre s'est installé plus ou moins longtemps au pays de la country. La première fois, c'était au milieu des années 70. L'euro-disco de Giorgio Moroder, ABBA, Patrick Hernandez, Cerrone ou Silver Convention s'installa en haut des charts avec des titres comme "Fly Robin Fly", "Dancing Queen", "Supernature" ou "Born To Be Alive". Ensuite, c'est dans la première partie des années 90 que l'eurodance frappe les Etats-Unis. Des groupes comme La Bouche, 2 Unlimited, Real McCoy et Ace of Base s'emparent des charts avec les singles "Get Ready For This", "Be My Lover", "Another Night" ou "The Sign". Quant à la troisième fois, et bien, vous savez bien, j'en parlais au-dessus.

Qu'on en commun ces trois périodes ? C'est simple : ils correspondent à des périodes de crise et de récession économique pour le monde - et en particulier pour les Etats-Unis. Milieu des années 70 : premier choc pétrolier, inflation galopante et hausse du chômage. Début des années 90 : déclenchement de la guerre en Irak, troisième choc pétrolier, inflation et hausse du chômage. Fin des années 2000 : Dégonflement de la bulle immobilière. Hausse des prix des matières premières. Inflation et chômage massif. Mais ça aussi, vous le savez très bien : on est en plein dedans !

Au final, l'eurodance est à la musique ce que les gros seins sont aux sex symbol. Une conséquence de la récession économique, voire un remède pour certains. Les paroles abscons sur des rythmes répétitifs et les courbes généreuses, ça rassure. Même chez le DJ blondinet, on s'en rend compte, entre les top model longilignes qu'il nous balançait il y a encore 5 ans dans ses clips et les filles "nature" et bien en forme des clips plus récents. Ce n'est sûrement pas un hasard si Christina Hendricks de la série MAD MEN est la nouvelle incarnation de la féminité ces derniers mois. Comme cela n'en était pas un quand la très pulpeuse Pam Grier connu l'apogée de sa carrière entre 1973 et 1974. Et qui incarne mieux le début des années 90 au registre Sex Symbol que Pamela Anderson ? De la même façon, est-ce que le désintérêt grandissant pour la de plus en plus mince Megan Fox est juste du aux caprices de Michael Bay ? Non.

Evidemment, des actrices aux gros seins, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Crise ou pas crise. Mais il faut bien avouer qu'elles sont bien plus mis en avant qu'en période faste. Regardez les années 80 et leurs Michelle Pfeiffer, Daryl Hannah ou Nastassja Kinski. Sans être plates, elles sont loin d'avoir les physiques si atypiques tout en courbe de Grier, Hendricks ou Anderson. Et qu'elles soient artificielles ou 100% naturelles, ce genre d'actrices ne deviennent des icônes pop qu'en période de récession économique. Uniquement.

C'est à ça que j'ai pensé en regardant Virgin 17. Je vais pas écrire un bouquin sur cette théorie (déjà un post de blog - heureusement qu'on est au mois d'août...) mais je trouve ça intéressant de constater à quel point les gens ont besoin - consciemment ou non - d'aller vers les trucs les plus décérébrés et les plus ronds possibles quand on leur raconte à longueur de journaux télévisés que ça va mal. Finalement, Stromae dit ça très bien : "Qui dit crise te dis monde dit famine dit tiers-monde. Qui dit fatigue dit réveille encore sourd de la veille, Alors on sort pour oublier tous les problèmes. Alors on danse..."

Quant à savoir pourquoi, nous, Européens, nous nous gargarisons à longueur de décennie de cette eurodance, crise ou pas crise, je crois que la réponse est simple : le pessimisme est notre raison d'être. Et il n'y a que les pessimistes chroniques pour produire, encore et encore, ces odes décérébrées à la fête...sous toutes ces formes. Surtout quand il y a des gros seins !


28 décembre 2009

Made in oo's #1 : SEXY TV COPS

Ça fait des mois que je me réjouis à l'idée de changer de décennie. Vous imaginez tous les Tops que je vais pouvoir faire. Forcément, les "naughties", comme il faut semble-t-il le dire (même si c'est moche), sont la décennie durant laquelle j'ai vu le plus de films, écouté le plus de musique différentes et vu le le plus de séries TV. Ma passion pour les Top 10 ou 20 pourrait enfin se déchaîner dans les colonnes de ce blog. Mais comme je suis quelqu'un de sympa, je ne vais pas vous étouffer de milliards de Tops sur les mois de décembre et janvier. On verra ça au fur et à mesure. En même temps, ça sera moins fatiguant (et lassant) pour vous comme pour moi.

Et c'est aux héroïnes de la décade que je vais dédier les premières lignes de la retrospective : les fliquettes de la télé. Parce que, franchement, elles n'ont jamais été aussi nombreuses et sexy que ces dix dernières années, avec leur tailleurs moulants gris, toujours le même d'une série à l'autre (à part dans LES EXPERTS MIAMI où ils sont blancs mais c'est bien connu à Miami il y a du soleil). CAGNEY ET LACEY, HILL STREET BLUES ou HOOKER (Heather Locklear !!!) sont déjà bien loin et les naughties ont enfin remis sur un pied d'égalité les flics et les fliquettes. Parce que les filles avec du caractère et de la poigne, c'est quand même vachement mieux, non ?

Alors voici mon petit top tout personnel des fliquettes de la télé des années 2000. Tout en charme et en sex-appeal mais aussi en poings sur la gueule et dézinguage.

1. Mariska Hargitay (NEW YORK UNITE SPÉCIALE / 1999-2009)
Non mais franchement, qui d'autres ? Si vous ne le saviez pas déjà, Mariska Hargitay est la fille de la sex-symbol des 50's Jane Mansfield et du champion de bodybuiling Mickey Hargitay. Et pas de doute, elle est bien la fille de ses parents. Brutale et sexy, passionnée et droite, c'est bien ce qui ressort du jeu et de l'attitude de l'actrice qui incarne le détective Olivia Benson depuis près de 10 ans dans NEW YORK UNITE SPECIALE : une beauté fine et un sex-appeal carrément magnétique dans un corps imposant, épaules et machoires carrés qui collent parfaitement avec son rôle de spécialiste des crimes sexuelles de NYC. Numéro Uno et de très loin.

2. Sasha Alexander (NCIS / 2003-2005)
Lorsqu'elle était la grande soeur de Pacey dans DAWSON, j'étais déjà pas mal amoureux d'elle. Ce n'est pas son passage en enquêtrice de choc dans NCIS qui a changé quoi que ce soit à mes sentiments. Je trouve Sasha Alexander incroyablement belle et sexy. Son départ très traumatisant de la série (Spoiler inside !) a d'ailleurs été un tel choc que j'ai définitivement arrêté de regardé la série. En même temps, je ne la regardais que pour elle.

3. Lola Glaudini (ESPRITS CRIMINELS / 2005-2006)
Cette fille, dans sa carrière, n'a tourné quasiment que des rôles de flics : de NYPD BLUE aux SOPRANO en passant évidemment par ESPRITS CRIMINELS. D'ailleurs, lorsque Lola Glaudini la quitta après seulement deux saisons (parce qu'elle en avait marre de vivre à L.A.), ESPRITS CRIMINELS perdit soudainement ce qui était la plus grande de ses qualités. Son regard sombre y est sûrement pour quelque chose.

4. Sarah Shahi (LIFE / 2007-2009)
Ce qui est génial avec Hollywood, c'est que l'on peut passer sans problème de DJ sexy dans une série lesbienne chic (THE L WORD) à fliquette junkie dans une série policière (LIFE) en quelques mois. C'est le parcours de l'incroyablement délicieuse Sarah Shahi - même si elle troque pour l'occasion ses mini-jupes et décolettés extravagants pour un plus sobre jean tailleur. Mais le jean est moulant (très moulant) et son personnage de fliquette ex-junkie est très émouvant.

5. Robin Tunney (THE MENTALIST / 2008-2009)
Après avoir vu DANGEREUSE ALLIANCE en 1996, je me demandais qu'une seule chose : où avaient-ils été cherché son héroïne, Robin Tunney ? Pas dans le sens "whaouh" mais plutôt dans celui "wtf". Fade, pas belle, elle marquait une sacrée rupture avec les autres héroïnes ados de l'époque qu'étaient Sarah Michelle Gellar ou Neve Campbell. Sauf que depuis, j'ai changé d'avis. Vraiment. Je crois que c'est à cause/depuis PRISON BREAK. La raison ? Aucune idée. Juste qu'aujourd'hui, je l'aime trop, probablement à cause de ses tâches de rousseur définitivement très craquantes.

6. Tiffani Amber-Thiessen (FASTLANE / 2002-2003)
Amoureux un jour, amoureux toujours. Surtout quand l'adolescente maigrichonne de SAUVEZ PAR LE GONG devient une femme des plus pulpeuse. Même si dans cette série créée par McG (TERMINATOR 4), elle n'a d'une femme que la plastique (sa passion, c'est les voitures à grosses cylindres et à belle carrosserie), elle reste Tiffani, l'irresistible Tiffani. Impossible d'aller contre ça. Impossible. Oui, je sais, je répète tout deux fois. C'est l'émotion sûrement...

7. Caterina Scorsone (MISSING / 2003-2006)
Autant avec la précédente, je suis sûr de faire à peu près l'unanimité, autant avec Caterina Scorsone, je pense que je devrais me sentir un peu plus seul. C'est vrai que le commun des mortels regarde MISSING pour Vivica A. Fox. Pas moi. Le seul intérêt que je trouve à cette série policière cheap, c'est Caterina. Elle a une sorte de beauté qui me fascine totalement. Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois que j'ai zappé sur cette série, je restais scotché à cette fille.

8. Elaine Cassidy (GHOST SQUAD / 2005)
Compte tenu que cette série anglaise ne compte qu'une seule saison de 8 épisodes et qu'elle est passée des plus discrètement sur Canal+, Elaine Cassidy (LE VOYAGE DE FELICIA, LES AUTRES...) n'est pas un choix des plus évidents. Pourtant, il s'est définitivement imposé à moi. D'abord, parce qu'elle y est absolument extraordinaire en fliquette infiltrée pour débucher les flics ripoux et ensuite, évidemment, parce que je la trouve absolument sublime. Mon goût pour les brunettes aux yeux sombres ?

9. Julianne Nicholson (NEW YORK SECTION CRIMINELLE / 2006-2009)
Là, je pense que vous allez me prendre pour un obsessionnel des tâches de rousseur. Désolé, je ne fais pas exprès mais c'est vrai que j'adore et c'est sûrement une des raisons pour laquelle je trouve Julianne Nicholson si jolie. Elle n'est pas comme les autres. Malheureusement, on ne l'a pas vu beaucoup dans NY SECTION CRIMINELLE dont elle fait surtout l'intérim de Kathryn Erbe. Dommage mais ces apparitions n'en sont que plus précieuses.

10. Liz Vassey (LES EXPERTS) + Adriana DeMeo (FBI PORTES DISPARUS)
Pour terminer, je voulais offrir leur places aux fliquettes sous-estimées et invisibles des séries télé, à savoir ces rats de laboratoires et autres spécialistes de l'informatique. Vous les avez sûrement remarqué au détour d'une courte scène où elles informent les enquêteurs "officiels" sur un échantillon ADN ou le contenu d'un disque dur. D'ailleurs, on a tendance à voir Liz Vassez de plus en plus dans LES EXPERTS. Idem pour Adriana DeMeo (Photo) dans les dernières saisons de FBI PORTES DISPARUS. La preuve sûrement qu'elles n'ont pas tapé que dans mon oeil...


14 août 2009

Le Top 10 des Décolletés Télévisuels

Je sais. C'est bien pourri comme idée de post. Mais c'est le mois d'août et mon cerveau est un peu parti en vacances, à défaut de mon corps. Et puis franchement, au départ, je trouvais que c'était une super bonne idée de post.... Un top 10 des plus beaux décolletés vus à la télé ! Fidèles lectrices, ne m'en voulez pas trop. Vous avez quand même ça pour équilibrer la balance. Quant à mes fidèles lecteurs, un seul mot : enjoy !

1. Lindsay Lohan (SNL)
A défaut du plus impressionant (quoique...), c'est à coup sûr le plus drôle. Hermione, sous les traits de la Lindsay, débarque à Poudlard pour la rentrée mais la puberté est passée par là. C'est alors que les hormones de Harry et de Ron se mettent en route. Définitivement culte ! Voir la vidéo.

2. Salma Hayek (UGLY BETTY)
En parlant de plus impressionant, le voilà. Vainqueur toute catégorie. Imaginez-vous dans l'ascenseur et Salma Hayek enlève son chemisier pour dévoiler ça... Qu'est ce que vous faites ? Perso, je me perce les yeux. Parce qu'après ça, la seule chose que vous avez envie de voir, c'est du noir, pour ne surtout pas oublier ce que vous venez de voir ! Voir la vidéo.

3. Tiffani Amber Thiessen (BEVERLY HILLS)
Qu'est-il arrivé à Kelly "planche à repasser" Kapowski ? La preuve que tout le monde grandit. Certains en mieux que d'autres. Sauf qu'entre temps, les courbes aidant, Tiffani est devenue une vraie garce sous les traits de la perverse Valerie Malone. Que voulez-vous que je vous dise ? Tant pis. Voir la vidéo.

4. Julia Louis Dreyfus (SEINFELD + OLD CHRISTINE)
C'est sûr qu'il n'est pas très impressionant. Mais c'est Elaine de SEINFELD et il y a peu de personnages à la télé qui arrivent à être aussi sexy avec aussi peu. Elle a beau s'être exposée ainsi que 2-3 fois en 8 ans de série, on s'en souvient comme si c'était hier de ces 2-3 fois. Ils ont de la valeur. Pour le coup, contrairement à ses collègues JLH et Nikki Cox, ce n'est pas gratuit avec JLD ! Mais ça l'est un peu plus dans OLD CHRISTINE ! L'âge sûrement ? Voir la vidéo.

5. Alyssa Milano (CHARMED)
Quel mec n'a jamais regardé CHARMED uniquement pour les décolletés d'Alyssa Milano ? Compte tenu que la belle brunette est le fantasme absolu d'une génération entière de garçons (dont je fais évidemment partie), à mon avis, ils ne sont pas nombreux. Voir la vidéo.

6. Marla Sokoloff (THE PRACTICE + DESPERATE HOUSEWIVES)
D'abord dans la série judiciaire THE PRACTICE, cette actrice sous-estimée et très discrète est la réceptionniste futée et sexy qui n'hésite pas à afficher son décoletté plongeant. Voir la vidéo. Puis, dans trois épisodes de DH, elle est la fille au pair qui réveille bien involontairement la libido du quarantenaire Tom. Et je le comprends ! Voir la vidéo. Ce James Franco, quel veinard quand même !

7. Nikki Cox (LAS VEGAS + NIKKI)
La reine du décoletté télévisuel, c'est elle. De sa première série (UNHAPPILY EVER AFTER, inédit en France) à NIKKI en passant par LAS VEGAS, pas un épisode dans lequel Nikki Cox n'arbore un décoletté ultra-plongeant sur sa poitrine très généreuse. Complètement gratuit à chaque fois mais agréable à regarder. Dommage qu'elle ressemble au Joker maintenant ! Voir la vidéo.

8. Jennifer Love Hewitt (GHOST WHISPERER)
Franchement, si tous les fantômes n'arrêtent pas de la suivre, c'est pas vraiment parce qu'elle arrive à les entendre...Voir la vidéo.







9. Megyn Price (PARENTS A TOUT PRIX)
D'épisode en épisode de cette série pourtant très familiale, Megyn arbore des décolletés plus ou moins plongeant mais toujours avec ce charme immuable de la MILF bien consciente de ses atouts. Voir la vidéo.




10. Megan Fox (MON ONCLE CHARLIE)
L'apparition de la pin-up préférée des magazines masculins du monde entier n'aura duré le temps que d'un épisode de l'excellente sitcom de Charlie Sheen et Jon Cryer. Mais impossible d'oublier cet épisode dans laquelle elle incarne une jeune aguicheuse mineure (tiens bizarre !) qui attise la libido des deux collocs quarantenaires ! Voir la vidéo.

Et MENTION SPECIALE à Kristin Chenoweth de PUSHING DAISIES qui n'a pas réussi à rentrer dans le TOP mais ça s'est joué à peu ! Encore de la faute à Megan Fox ! Quelle salope celle là !


14 juillet 2009

La Roux vs. Little Boots


Depuis des mois, deux petites anglaises nous balancent sur YouTube et MySpace des chansons pop toutes aussi jouissives les unes que les autres. Quelques mois qui nous auront permis de nous familiariser avec l'univers electro-pop de Little Boots et de La Roux et surtout de nous faire patienter jusqu'à la sortie de leurs premiers albums respectifs.

L'attente aura été longue mais enfin récompensée. Car dans le genre, les deux princesses font très forts, livrant, à quelques jours d'intervalle, deux albums pop parmi les meilleurs sortis ces dernières années. Il sera donc facile de les comparer mais encore plus facile de les distinguer car les deux n'ont finalement pas tant que ça de choses en commun.

D'un côté, Little Boots, anglaise et 25 ans au compteur. Bien décidée à devenir une vraie pop-star, la petite blondinette a tout fait : s'inscrire à une émission de télé-réalité, balancer des reprises sur son MySpace, créer un groupe de filles à la fac et finalement sortir quelques EP d'une electro-pop-R&B ultra-accrocheuse. La fillette a tellement fait les choses dans les règles de l'apprenti pop-star que son album HANDS est forcément à la hauteur. Avec ses mélodies imparables et productions calibrées, elle se place direct dans la catégorie des Kylie, Lily ou Lady G. Aucune faute, "New In Town", "Stuck On Repeat" et "Remedy" seront à coup sûr les gros tubes du top 50 des mois à venir !



De l'autre, La Roux, elle aussi anglaise et 21 ans au compteur. Plus jeune mais pas moins ambitieuse. Car elle a beau ne pas avoir vécue les belles heures de The Human League et de Yazoo (elle est née en 1988 !), les années 80, elle les connaît comme sa poche. Ce qu'elle sait surtout, c'est que les années 80, bah c'est à la mode. D'où un album tellement influencé par la synth-pop des 80's qu'on pourrait presque le confondre avec n'importe quel album des groupes précédemment cités.



D'un point de vue purement personnel, j'ai une petite préférence pour la seconde : son univers musical est plus affirmé et son style est plus original (elle est rousse, bon dieu !). Mais d'un autre côté, la formule immuable de la chanteuse blonde capable d'aligner 15 tubes potentiels dans un album peut être tout aussi séduisante. Donc, en gros, je vous invite simplement à écouter les deux. Pas très original comme conclusion mais on parle sûrement ici des deux plus grandes pop-stars de la prochaine décennie...

A moins que ce soit elle... ou elle... ou elle... ou elle...

Bref, dépêchez-vous, des blondes, des brunes ou des rousses fans des années 80 et des années 90, il y en a des tonnes qui se pressent au portillon de la gloire...