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20 juillet 2011

Made in 80's #18 : Block Party

Barbara Crane a 52 ans quand elle commence sa série "Private Views" en 1980. Le principe : se fondre dans la foule des festivals d'été à Chicago et capturer au plus près, avec un appareil Polaroïd, la mode, le style de l'époque mais surtout les gestes, ces gestes parfois sensuels, parfois violents, ces gestes dont certains ne paraîtraient pas si étranges s'ils avaient été capturés ailleurs qu'au beau milieu d'une foule dense de plusieurs centaines de personnes.

Près de 30 ans plus tard, ces Polaroïd vous plongent dans ce monde que vous n'avez, pour la plupart, jamais vécu. Et pourtant, vous avez la sensation que si... Vous y étiez, là, à ce festival, pendant l'été 1982, entre ce moustachu poilu à chemise à carreaux et cette belle rousse aux yeux bleus et son T-shirt aux couleurs de la bannière étoilée. En regardant ces photos, vous avez la sensation d'y être, au plus près des corps, en plein intimité. Vous sentez la sueur, l'excitation, la fatigue et vous sentez les années 80 qui bouillonnent...

Voici un petit échantillon de la beaucoup plus large collection visible en intégralité sur le site de la photographe...




24 mai 2010

I Cannes Not

Ca fait longtemps que je n'ai pas posté et je m'en n'excuse. Mais j'ai quand même écrit quelque chose sur Cannes. Sauf que vous ne pourrez pas me lire ici. Dans ma grande bonté d'âme, j'ai offert mes quelques lignes aux lecteurs et lectrices du site internet de FLAVOR.

Alors c'est ici qu'il faudra vous rendre pour me lire, cette fois.

Et promis, je reviens vite.


22 mai 2009

Vu et Entendu au Festival de Cannes... #2

C'est la troisième fois que je vais à Cannes pour le Festival. La première fois, je n'ai vu que des films et encore des films, 25 en 7 jours pour être exact. La seconde et troisième fois, j'ai alterné rendez-vous de boulot, fête de dépravés et films.

Mais si la forme change, le fond reste le même. Tous les ans, Cannes est immuable, ne change pas d'un iota. Cannes est encore et toujours un savant mélange de vomi, de glamour, de silicone et de cinéma art-et-essai.

Et tout ça, c'est très fatiguant. Fatiguant de s'user les yeux sur les décolletés plongeant de bimbos en plastique. Fatiguant de se tuer les jambes à courir entre les rendez-vous. Fatiguant d'attendre un éventuel coup de fil pour un éventuel carton d'invitation à une projection ou à une soirée. Fatiguant d'attendre des heures sous le cagnard pour voir un film de 3h46 en noir et blanc sur les affres d'un psychanalyste thaïlandais en proie au doute face à une sexualité déviante. Fatiguant d'assister à la décadence alcoolique programmée (et pas très bien calibrée) de quelques journalistes blasés et autres chefs de pub/projets stressés.

Mais heureusement, il y a ces petits plaisirs plus vivifiants qu'une cure de Redbull en intraveineuse, ces petits moments de bonheur que l'on ne trouve qu'à Cannes.

Voir en avant-première mondiale UN PROPHÈTE, le chef d'oeuvre de Jacques Audiard qui vous rend à nouveau fier du cinéma de votre cher patrie hexagonale, en fait partie. Prendre un verre avec une jolie fille et discuter quelques temps de cinéma, également. Discuter avec un acteur/musicien connu de l'avenir de la musique dans une somptueuse villa, aussi. Et quand enfin, à quelques heures de votre départ, vous assistez à l'interview live de la sublime Dita Von Teese qui se trouve à juste quelques centimètres de vous, vous oubliez vite l'enfer de la Croisette une semaine de Festival...

A l'année prochaine, pour le pire et pour le meilleur (heureusement)...

27 mai 2008

Vu et Entendu au Festival de Cannes...#1


Ca fait déjà quelques jours que je suis rentré du Festival de Cannes - mon deuxième.

Cannes, c'est la guerre pour avoir des invitations aux fêtes. Cannes, c'est des bimbos silliconées plein les rues, des hommes d'affaires bedonnants avec des gros cigares et des vieilles à la peau cramée par les UV et aux lèvres gonflées. Cannes, c'est aussi des auteurs rachitiques qui viennent présenter à ces mêmes bimbos, hommes d'affaires et vieilles un film chiant à mourir qui les a mis sur la paille. Cannes, c'est aussi des milliers de quidams à la recherche de la photo ultime de la choucroute (car ils étaient trop loin pour l'avoir en entier) d'Angelina Jolie. Cannes, c'est des professionnels (du journaliste au distributeur en passant par le chef de pub ou le producteur) qui se biturent jusqu'à l'écoeurement dans des fêtes somptueuses. Cannes, c'est quelques dizaines d'autres quidams prêts à affronter un cagnard d'enfer (ou au choix des cordes de pluie) pendant près de 6 heures pour être aux premières loges devant les marches et espérer un autographe ou une photo des quelques stars qui défilent.

Bref, Cannes, c'est unique au monde : le mélange ultime de glamour, de vomi, de silicone et de cinéma art-et-essai. LE TRIP, quoi !

L'occasion de revenir sur quelques anecdotes savoureuses qui n'auraient jamais pu arriver ailleurs... Ou alors pas en aussi peu de temps, sur aussi peu de kilomètres carrés...

Il y a d'abord les phrases entendues le long de la Croisette. Des petites phrases complètement saugrenues comme : "Je saute pour être toute excitée" (prononcée par une bimbo en pleine préparation d'un happening). Des phrases comme "Je préfère sa copine car elle a de plus gros tétés" (prononcée par un technicien informatique du Palais des Festivals).

Mais Cannes, c'est aussi des situations carrément inoubliables comme cette fois où je me suis retrouvé dans un ascenseur avec la réalisatrice Josée Dayan qui commence à s'énerver sur les 3 ou 4 personnes présentes car, entre les gens qui montent et qui descendent, elle n'arrive pas à son étage. Lorsqu'enfin elle croit être arrivé devant sa chambre, on entend "Merde, c'est pas la bonne !". Tout le monde explose de rire.

C'est aussi une discussion passionnante avec le propriétaire d'une salle de cinéma au Québec qui raconte que cette édition 2008 marque son 34e Festival, qu'il a assisté au Festival de mai 68, qu'à l'époque l'organisation était bien plus chaotique, que les gens se poussaient comme dans le métro pour entrer dans les projections...

Mais à Cannes, cette année, je suis également redevenu un grand enfant, tout excité à l'idée d'être une des toutes premières personnes au monde à voir les 4e aventures du célèbre Indiana Jones ! Et quel panard de découvrir sur l'immense écran du Grand Théâtre Lumière du Palais des Festivals ce film tant attendu (qui par ailleurs ne déçoit pas un instant)...

Et rien que pour ça, entre deux RV professionnels et le stress qui va avec, Cannes reste vraiment MAGIQUE...