09 juin 2009

Zack Morris is Alive !

Je crois que si j'ai commencé ce blog il y a 3 ans, c'est pour ce genre de vidéos. Voir ça me procure une sorte de jouissance que je n'oserais comparer à rien d'autre tant elle est intense : un mélange de rire, de plaisir coupable pop et surtout de pure nostalgie. Mais je crois qu'il faut laisser la vidéo parler...


Si la vidéo ne marche pas, allez ici...

En attendant Kelly Kapowsky et Screech, j'ai comme le pressentiment que cette vidéo va avoir une suite...

08 juin 2009

La Playlist Infinie #29 : La Patère Rose

J'ai passé près d'une année au Québec il y a 6 ans. Et je ne me souviens pas avoir été transporté par quelconque groupe local (francophone) - même si je me rappelle avoir bien aimé la fraîcheur très 90's de quelques groupes de rap. De ce long séjour, je me rappelle juste de chansonniers plus ou moins inspirés, de divas hurlantes et de groupes folk/rock/country qui ne sont vraiment pas du tout ma came (les cowboys fringants, j'ai jamais pu !)

Et tout d'un coup, en l'espace de six mois, le Québec francophone nous balance deux perles, deux petits miracles musicaux. Evidemment, le premier, c'est Béatrice Martin alias Coeur de Pirate, la fille qui a transpercé mon coeur en 2009. Le deuxième, c'est La Patère Rose, un trio electro-pop euphorisant, justement signé sur le même label que Coeur de Pirate (Grosse Boîte).

Composé d'un claviériste et échantilloneur, d'un DJ et batteur et d'une chanteuse et pianiste, le groupe brille par sa fraîcheur, son éclectisme, son énergie et des mélodies à couper le souffle qui oscillent entre mélancolie et fureur.

Car l'album alterne, sans faute de goût, l'émotion naïve et viscérale "très coeur de pirate" et un esprit "sale gosse" très réjouissant. Un mix parfaitement à l'image de cet infernal trio des plus complémentaires : alors que les deux garçons (Julien et Thomas alias KiloJules et Roboto), en bons geeks largement hermétiques aux sentiments, concoctent leurs arrangements electro à tendance punk, la petite Fanny Bloom écrit ses textes plein de grâce et de mots simples sur l'amour ou la jalousie et ses douces mélodies au piano.

Je sais pas ce qui leur arrive à nos cousins québécois. Peut-être qu'eux aussi ils en avaient raz-le-cul des divas hurlantes et des chansonniers bidons... Par contre, ne cherchez pas une signification au nom du groupe, apparemment il n'y en a pas (« Un nom de groupe n’est jamais à la hauteur de ce qu’on voudrait qu’il soit. La Patère Rose, c’est un peu un nom de merde, mais en faisant avec, on a fini par s’y attacher. »)



MySpace de La Patère Rose

05 juin 2009

Le film que je ne verrais (sûrement) jamais...

Il y a des films tellement populaires, tellement inscrits dans l'ADN de la culture mondiale que trouver une personne ne les ayant jamais vus peut relever du miracle, débouchant parfois sur des situations hilarantes. Voir par exemple Amanda qui tente tant bien que mal de raconter sa première vision de STAR WARS.

Sans pour autant dire que je suis un miracle (quoi que...), je fais partie de ces gens ayant un énorme trou noir dans leur culture pop : je n'ai jamais vu TITANIC.

Compte tenu que le film de James Cameron a récolté 1,8 milliards de dollars dans le monde sur sa seule exploitation cinématographique (ce qui est évidemment le record encore imbattu), il est sans conteste un des 5 films les plus vus par l'Humanité ces cinquante dernières années. Et je ne l'ai pas vu...

J'ai vu tous les autres films de James Cameron. Je vois environ 200 films par an au cinéma mais celui-là, non, je ne l'ai pas vu. Et ce n'est pas faute de volonté. A l'époque, tout juste 19 ans au compteur, j'étais complètement obsédé par tout ce qui pouvait ressembler à du romantisme au cinéma : j'avais déjà vu LE PATIENT ANGLAIS, JERRY MAGUIRE, la plupart des films de Franck Capra, QUAND HARRY RENCONTRE SALLY, ROMEO+JULIETTE ou NUIT BLANCHE A SEATTLE des dizaines de fois et je sentais bien que TITANIC était de cette trempe.

Malheureusement, il a fallu qu'en ce mois de janvier 1998, je sois englué dans ce que l'on pourrait appeler des études fastidieuses (première année de prépa HEC pour ceux que ça intéresserait). Cette année là, ma vie n'a été dédiée qu'aux équations à trois inconnus, à John Maynard Keynes, à Socrate et autres comptes de résultats... Cette année, aucun film, nada, que dalle, oualou... Et forcément encore moins de films de 3h30 !

Ne pas voir un film au cinéma n'a pourtant jamais empêché personne de voir un film plus tard. Moi le premier. Sauf que 20,7 millions de personnes se sont subrepticement glissés entre mon envie et la sortie vidéo du film. Après avoir à peu près tout vu et tout entendu, mon appétit de beaux sentiments avait totalement disparu. J'ai beau m'être motivé pour acheter les cassettes VHS, la motivation n'était pas assez forte pour les regarder et dépenser 3h30 de mon (précieux) temps à voir un film que j'avais l'impression d'avoir déjà vu...

Puis, au bout de quelques années, j'ai commencé à ressentir une sorte de fierté à ne jamais l'avoir vu. Chacun sa façon d'être rebelle. Le geek en moi se distingue de la masse comme il peut soit, en l'occurrence, en revendiquant haut et fort qu'il n'a jamais vu TITANIC et qu'il ne le verra (sûrement) jamais !

Que les tatoués, les drogués et autres (vrais) rebelles qui figurent parmi mes fidèles lecteurs se moquent : être rebelle quand on est accroc à la pop culture et au romantisme sur celluloïd, c'est se vanter de n'avoir jamais vu TITANIC !

Et voilà, je ne poste pas pendant plus d'une semaine et lorsque je m'y remets c'est pour me ridiculiser... Mais peut-être que certains oseront avouer dans les commentaires qu'ils n'ont jamais écouté l'album THRILLER de Michael Jackson en entier, qu'ils n'ont jamais vraiment regardé LES SIMPSON ou qu'ils n'ont jamais vu la trilogie du PARRAIN ou (hérésie suprême) la première de STAR WARS...

Allez, avouez...



27 mai 2009

Le cinéma de Jerry Bruckheimer pour les nuls

Il n'y a pas de producteurs plus médiatique à Hollywood. Jerry Bruckheimer est le nabab de notre ère, le mec qui a découvert la clé magique pour ouvrir la caverne du box-office mondial. Parmi ses plus gros succès : FLASHDANCE, TOP GUN, LE FLIC DE BEVERLY HILLS, THE ROCK, ARMAGEDDON, PIRATES DES CARAÏBES...

Petite analyse des raisons de ces succès (et par conséquent aussi de ces quelques échecs):

1. LE CHOIX DES ACTEURS
Le premier grand talent de Bruckheimer est d'avoir les couilles de choisir pour incarner ses héros des acteurs "en devenir", de ceux qui ont tenu un second rôle marquant dans un film acclamé par la critique. L'exemple le plus évident, c'est d'avoir été cherché Tom Cruise en 1986 pour TOP GUN, alors que son seul beau succès remontait à 1983 avec RISKY BUSINESS. Mais il y a eu aussi Ben Affleck pour ARMAGEDDON, juste après le succès de GOOD WILL HUNTING, Eddie Murphy avec LE FLIC DE BEVERLY HILLS juste après la fin de son engagement sur le "Saturday Night Live" et évidemment Will Smith qui vient de terminer son contrat sur LE PRINCE DE BEL-AIR quand il est engagé sur BAD BOYS. Quant à Nicolas Cage, il n'est qu'un acteur de "film d'auteur" et vient de récolter un Oscar pour LEAVING LAS VEGAS quand Bruckheimer décide d'en faire une "action star" avec THE ROCK puis avec LES AILES DE L'ENFER. Citons également Keira Knightley (PIRATES DES CARAÏBES, KING ARTHUR...),
De cette façon, le producteur assure à ses grosses productions testostéronées un minimum de crédibilité artistique, tout en limitant les "charges salariales" sur le devis final.
Il en profite également pour capitaliser sur l'avenir : Vous l'aurez remarqué, quelques unes des plus grosses stars mondiales lui doivent leur carrière. C'est donc un retour de bons procédés lorsqu'on aperçoit Cage quelques années plus tard dans 60 SECONDES CHRONO et BENJAMIN GATES ou Will Smith dans ENNEMI D'ETAT.

2. LA FIDELITE AUX RÉALISATEURS
Autre qualité du producteur Bruckheimer : il sait être fidèle. 6 films avec Tony Scott, 5 films avec Michael Bay, 4 films avec Dick Richards (à ses débuts), 3 films avec Jon Turtletaub et avec Gore Verbinski, 2 films avec Mike Newell, Joel Schumacher, Paul Schrader et David McNally.
Ils lui assurent la stabilité, la fiabilité et l'assurance d'un travail bien fait.

3. LE CAHIER DES CHARGES VISUELS
Si Bruckheimer est aussi fidèle à ses metteurs en scène, c'est aussi car ils doivent satisfaire un certain nombre d'exigences pas forcément à la portée de tous. Visuellement, une production Bruckheimer est extrêmement codifiée : si le montage se doit d'être serré, le plus important reste la photographie, le look du film qui doit être toujours extrêmement sophistiqué - peut importe le genre. D'où le fait que beaucoup des metteurs en scène précédemment cités viennent de la pub, Michael Bay, Gore Verbinski et Tony Scott les premiers.
Tout cela part d'un adage bien connu du cinéma : il est plus facile de pardonner à un mauvais film qui vous en a mis plein les yeux qu'à un mauvais film tout court ! Et Jerry Bruckheimer veille sans cesse à ne jamais trahir cet adage...

4. LES SECONDS RÔLES
S'il y a une règle que tout scénariste, réalisateur et producteur ne devrait jamais oublier, c'est de ne jamais, sous aucun prétexte, mépriser le poids des seconds rôles. Ils sont aussi voir plus important que le héros. C'est eux qui font le rythme d'une histoire, qui la pimente. Jerry Bruckheimer ne l'a jamais oublié. Exemples les plus parfaits : ARMAGEDDON, avec son équipe de "spécialistes" vulgos, LES AILES DE L'ENFER, avec ses criminels sadiques ou encore 60 SECONDES CHRONO avec sa bande de voleurs de voitures.
Et pour reprendre le point n°1, Bruckheimer se fait une spécialité d'aller chercher pour ces rôles des acteurs ambitieux du ciné indé (Steve Buscemi, John Malkovich, Billy Bob Thornton etc.) qui apportent une "certaine" respectabilité à l'ensemble.

5. LES CONCEPTS FORTS
Il ne faut pas l'oublier : derrière le succès de la trilogie PIRATES DES CARAIBES, il y a une simple attraction de parc à thèmes. Aujourd'hui, ça ressemble à une évidence. Il y a 6 ans, ça ne l'était pas du tout. On aime ou pas mais il fallait oser et Bruckheimer l'a fait. La force du mec, c'est d'aller vers les histoires les plus saugrenues qui se révèlent souvent au final les plus excitantes - car finalement rien n'est plus barbant que le réalisme dans un divertissement hollywoodien. Alors, évidemment, on frôle le ridicule à quasiment tous les coups, voire on met franchement les deux pieds dedans (KANGOUROU JACK !?), mais le risque s'avère payant presque tout le temps.

6. L'HUMILITE
Avec ses productions à 200 millions de dollars, ça peut paraître étrange de parler d'humilité en évoquant le nom de Jerry Bruckheimer. Mais il faut bien lui reconnaître une chose : il n'a (quasiment) jamais pêché par excès d'orgueil, histoire par exemple de choper un Oscar dans sa quête effrénée d'affoler le box-office. Clairement, l'homme s'est fixé une mission et une seule : divertir. A l'exception peut-être de PEARL HARBOR, LA CHUTE DU FAUCON NOIR et VERONICA GUERIN, Bruckheimer n'a jamais tenté de produire autre chose que de simples divertissements sans danger et sans autre ambition. On peut ne pas apprécier mais je trouve cela assez noble car finalement assez rare à ce niveau de succès... D'autant qu'il est de notoriété publique que l'homme est assez loin des extravagances que l'on attribue habituellement aux producteurs de cinéma (vous savez... la cocaïne, les coups de gueule, l'égo surdimensionné et j'en passe).


25 mai 2009

La meilleure Pop Song de l'année ?

Comment peut-on sortir deux albums très moyens et tout d'un coup sortir un des tous meilleurs albums pop de l'année ? Impossible à dire mais c'est ce que vient de faire le groupe norvégien Röyksopp.

C'est vrai qu'ils ont toujours sorti de bons singles : "Eple" ou "So Easy" en 2001 dans une veine trip-hop ou l'énorme "What Else is There" en 2005. Mais ce sont quasiment les seuls bons (voire très bons) moments de disques au mieux fades (le premier), au pire carrément indigestes (le deuxième)

Et tout d'un coup, cette chanson : "The Girl And The Robot", le deuxième single de leur troisième album JUNIOR. Que dire d'autre que cette chanson est une pure merveille, l'exemple parfait de ce à quoi devrait ressembler tout morceau de pop music aujourd'hui.

Le contraste entre ce rythme obsédant et hystérique, la voix troublante et mélancolique de la chanteuse Robyn et les paroles sur l'aliénation, la solitude et l'abandon relève du miracle et rappelle les meilleurs heures des années 80.

Bref, le morceau tourne en boucle sur mon ipod en ce moment, l'album est d'un calibre quasi-similaire et le clip est carrément à la hauteur...



Baby I can't stand it when you go to work / You never seem to know when to stop / I never know when you'll return / I'm in love with a robot

MySpace de Royksopp

22 mai 2009

Vu et Entendu au Festival de Cannes... #2

C'est la troisième fois que je vais à Cannes pour le Festival. La première fois, je n'ai vu que des films et encore des films, 25 en 7 jours pour être exact. La seconde et troisième fois, j'ai alterné rendez-vous de boulot, fête de dépravés et films.

Mais si la forme change, le fond reste le même. Tous les ans, Cannes est immuable, ne change pas d'un iota. Cannes est encore et toujours un savant mélange de vomi, de glamour, de silicone et de cinéma art-et-essai.

Et tout ça, c'est très fatiguant. Fatiguant de s'user les yeux sur les décolletés plongeant de bimbos en plastique. Fatiguant de se tuer les jambes à courir entre les rendez-vous. Fatiguant d'attendre un éventuel coup de fil pour un éventuel carton d'invitation à une projection ou à une soirée. Fatiguant d'attendre des heures sous le cagnard pour voir un film de 3h46 en noir et blanc sur les affres d'un psychanalyste thaïlandais en proie au doute face à une sexualité déviante. Fatiguant d'assister à la décadence alcoolique programmée (et pas très bien calibrée) de quelques journalistes blasés et autres chefs de pub/projets stressés.

Mais heureusement, il y a ces petits plaisirs plus vivifiants qu'une cure de Redbull en intraveineuse, ces petits moments de bonheur que l'on ne trouve qu'à Cannes.

Voir en avant-première mondiale UN PROPHÈTE, le chef d'oeuvre de Jacques Audiard qui vous rend à nouveau fier du cinéma de votre cher patrie hexagonale, en fait partie. Prendre un verre avec une jolie fille et discuter quelques temps de cinéma, également. Discuter avec un acteur/musicien connu de l'avenir de la musique dans une somptueuse villa, aussi. Et quand enfin, à quelques heures de votre départ, vous assistez à l'interview live de la sublime Dita Von Teese qui se trouve à juste quelques centimètres de vous, vous oubliez vite l'enfer de la Croisette une semaine de Festival...

A l'année prochaine, pour le pire et pour le meilleur (heureusement)...

12 mai 2009

Tous à poils !

Beaucoup de tendres sentiments sur ce blog depuis quelques semaines. Donc, juste avant de m'envoler pour Cannes, des seins, des fesses et des abdos. Bref, du SEXY ! Du sexy qui mouille et du sexy qui tâche avec quelques strip-tease pop...

Jessica Alba / SIN CITY
Les formes les plus parfaites du cinéma hollywoodien des années 2000, Jessica Alba joue les strip-teaseuse au coeur d'or. Elle est juste entourée des pires mâles de la ville du vice : violeurs, meurtriers, psychopathes etc. Voir la vidéo.





Chris Farley / "Saturday Night Live"
Il voulait être un Chippendale. Mais qui a dit que les quelques kilos en trop de Chris Farley devaient l'empêcher de réaliser son rêve ? Pas nous. Car à côté de Patrick Swayze, son partenaire de danse pour ce sketch hilarant de 1987, le comédien montre un vrai vrai talent dans l'art de secouer son popotin (No Matter What !). Voir la vidéo.



Natalie Portman / CLOSER
Une stripteaseuse qui préfère les joutes verbales avec ses clients ?! Oui, car Natalie, c'est la plus intelligente (NDmoi : et la plus belle aussi !). Elle a beau avoir des courbes de jeune fille sage, elle sait manier la barre !






Rose McGowan / PLANETE TERREUR
Cette go-go danseuse texane sait vraiment y faire. Après avoir perdue une jambe, elle ne perd pas le nord pour lutter contre une invasion de zombies : elle la remplace simplement avec un fusil M16. Comme on dit, Life's a Bitch.





Danny DeVito / "Friends"
Si ce type se présente à votre enterrement de jeune fille, vous êtes la mariée la plus chanceuse de la Terre ! C'est ce qui est arrivé à Phoebe dans cet excellent épisode de "Friends" en 2004. Getting Jiggy with him ! Vous ne le regretterez pas. Voir la vidéo.





Lindsay Lohan / I KNOW WHO KILLED ME
A peu près 3 ou 4 personnes l'ont vu se désapper au cinéma. Sûrement plus dans la vraie vie! C'est le drame de Lindsay Lohan. En 2007, tout le monde se rince l'oeil de ses photos en bikini dans les tabloïds mais personne ne se déplace pour la voir à poil dans ce thriller appartenant désormais au célèbre pays de nanarland. Voir la vidéo.




Demi Moore / STRIPTEASE
En 1996, Demi Moore est à l'apogée de sa gloire. STRIPTEASE doit l'asseoir comme la plus grande star féminine de notre ère. Raté ! Vouloir à tout prix exposer au monde le résultat de son dernier passage chez le chirurgien avec des fesses et des seins tout neufs n'était pas la bonne stratégie : Carrière enterrée à cause d'un striptease de trop. Dommage car, à défaut d'un bon film, les fesses étaient belles ! Voir la vidéo.


Nick Kamen / Levi's
En 1985, le jeune top-model anglais Nick Kamen fait mouiller la ménagère de moins de 50 ans avec cette pub Levi's. L'année suivante, il se hisse au top des charts mondiaux avec un album produit par Madonna. La ménagère de moins de 50 ans, je vous disais ! Voir la vidéo.




Salma Hayek / UNE NUIT EN ENFER
Une liste de 12 strip-tease et 3 films de Robert Rodriguez !?! Première d'entre toutes, Salma Hayek. L'unique, l'incomparable Salma Hayek ! Des courbes à damner un Saint. Justement, en 1996, dans UNE NUIT EN ENFER, elle est Santanico Pandemonium, une vampire aussi irresistible que fatale ! Ce putain de Robert Rodriguez, il sait y faire, ce salopard ! Voir la vidéo.

Elizabeth Berkley / SHOWGIRLS
Avec des rêves de gloire à la Sharon Stone plein la tête, Elizabeth Berkley se donne à corps perdu dans ce film de 1995. Résultat : la barre de strip, Liz ne fait pas que tourner autour. Elle la lèche, lui fait l'amour et la fout enceinte ! Et oui, SHOWGIRLS est le Citizen Kane du film de striptease, l'apothéose de la désap', le triomphe des seins qui brillent sur les cols roulés... Voir la vidéo.

Jamie Lee Curtis / TRUE LIES
Jamie Lee Curtis est surnommé "The Body" depuis le début des années 80. Donc pas trop de surprise côté plastique. Ce qu'on savait moins, c'est qu'à 36 ans, elle était capable de bouger comme ça. Quand j'ai vu ça à 15 ans, je m'en suis pas remis. 15 ans plus tard, je m'en suis toujours pas remis. La MILF ultime, quoi ! Voir la vidéo.


Kate Moss / "I Just Don't Know What To Do With Myself"
La très raffinée Sofia Coppola filme la junkie Kate Moss sur le blues déglingué des White Stripes. Que dire d'autre ? La décadence en noir et blanc. Voir la vidéo.

10 mai 2009

5 moments de musique au cinéma...

Mon idole absolue a récemment publié dans le magazine britannique Empire une liste des ses meilleurs moments de musique au cinéma.

Parce que je vénère chacun de ses mots, que je croit en sa parole comme certains croiraient en celle d'un certain J.C., j'ai décidé d'en faire de même.

Mais moi, je vais le faire uniquement avec ses films : JERRY MAGUIRE, VANILLA SKY, SAY ANYTHING, ELIZABETHTOWN, SINGLES, PRESQUE CELEBRE... Autant de films qui font une énorme place à la musique. Car personne d'autre ne sait mieux utiliser la musique dans un film que Cameron Crowe...

Voici donc un Top 5 des meilleurs moments de musique dans le cinéma de Cameron Crowe... 10 moments de pure magie...

1. Tiny Dancer / PRESQUE CELEBRE

La quintesscence du cinéma de Cameron Crowe. Cette scène intervient à un moment où le groupe est sur le point de se séparer et soudain le pouvoir de la musique... La mélodie brise les non-dits, les trahisons et la colère. Comment raconter beaucoup avec pas grand chose... Juste une petite chanson pop du grand Elton !

2. In Your Eyes / SAY ANYTHING

Juste un radio-cassette et une chanson pour dire à la fille que l'on aime que l'on est prêt à tout pour elle. C'est l'acte d'amour et de courage de Lloyd pour sa belle Diane. La déclaration d'amour la plus culte des années 80 - sans conteste !

3. My Father's Gun / ELIZABETHTOWN

Une seule chanson pour accompagner Drew vers les funérailles de son père qu'il n'avait pas vu depuis des années. D'abord une profonde tristesse puis la vie, l'espoir... Tout cela, juste dans une chanson ! (NDmoi : j'ai pas trouvé la scène donc la vidéo ci-dessus est un montage réalisé par CC avant la sortie du film)

4. Free Falling / JERRY MAGUIRE

Au bord de la faillite professionnelle et personnelle, Jerry signe le contrat qui peut le sauver. Sur le chemin du retour, il explose. Car quoi de plus jouissif que d'hurler une chanson dans sa voiture... C'est le goût de la liberté !

5. The Nothing Song / VANILLA SKY

David revoit son passé, ses souvenirs, les chansons et les films qui ont bercé sa vie, la fille qu'il a aimé pour peut-être retrouver la réalité. La musique de Sigur Ros ne fait que renforcer la pure beauté pop de ce moment.

07 mai 2009

Retour sur The Organ

Il y a des groupes comme ça. On les écoute une fois et on a comme une révélation divine. C'est ce qui s'est passé pour moi en écoutant Grab That Gun, le premier album de THE ORGAN, groupe de filles venues de Vancouver.

J'étais à la Fnac en 2005, écoutais les nouveautés, passant d'un écouteur à un autre, et tombais sur ce disque (NDmoi : encore une de ces pratiques - comme rentrer dans une cabine téléphonique - ayant complètement disparu aujourd'hui !). A ce moment précis, il s'est passé quelque chose. C'est un peu comme si mes sens s'étaient ouverts à des ambiances, à des sons qui m'avaient jusque là échappés...

Avant, pour moi, la musique triste devait être lente, plombante - ce qui n'a rien de péjoratif évidemment. Avec THE ORGAN, je découvrais que la mélancolie d'une chanson n'était pas forcément proportionnelle à son BPM, que la danse n'était pas forcément la manifestation du bonheur mais aussi un remède à la tristesse. Et voici donc que 5 canadiennes m'ouvraient la porte d'un passé presque ignoré jusque là, celui de THE CURE, de THE SMITHS, de JOY DIVISION ou de SIOUXSIE & THE BANSHEES. Comme eux, THE ORGAN est l'auteur d'une musique entraînante mais à la noirceur perceptible : dépression, conflits familiaux, amour perdu, autant de thèmes ainsi abordés frontalement par la chanteuse énigmatique et longiligne, Katie Sktech, avec sa voix androgyne si particulière...

Malheureusement, cette musique, malgré un buzz très positif à l'époque de la sortie de l'album et son apparition dans plusieurs épisodes de la série THE L WORD, appartiennent définitivement au passé, le groupe s'étant séparé en 2006. Bref, THE ORGAN aura été un petit bonheur éphémère qui aura tout de même signifié un peu plus pour moi. Dommage. Vraiment dommage.

Donc, si vous connaissez et aimez la musique de JOY DIVISION ou de THE CURE, procurez-vous cet unique album... Vous ferez juste le chemin inverse du mien!







MySpace de The Organ

04 mai 2009

Zac Efron peut-il devenir intergénérationnel ?

Je vois plusieurs centaines de films par an. Des films de tous pays, même les plus reculés. Des films de tous genres. Des films de tous budgets. Bref, rien ne m'arrête. Je suis curieux. J'ai besoin de voir ce qui se fait sur la scène ciné mondiale.

Pourtant, sur 17 ANS ENCORE, j'avais un doute. Passer 1h30 à reluquer un minet à mèche se dandiner sur de le dernier tube à la mode (ce que l'on voit dans la bande annonce !), très peu pour moi : ma curiosité a des limites. Car il faut l'avouer : j'avais testé HIGH SCHOOL MUSICAL à la télé. Comme ça, juste pour voir, éventuellement pouvoir en discuter et surtout juger sur pièce. J'ai tenu 10 minutes. Non que je sois allergique aux teen movies ou aux comédies musicales. Au contraire même. Mais je suis sincèrement allergique aux mauvais acteurs, aux scénarios abscons et aux sentiments si sucrés qu'ils donneraient la nausée aux gosses de CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE.

Pourtant, avec 17 ANS ENCORE, je me rendais bien compte que je cataloguais sa star, Zac Efron, que je laissais le trentenaire cynique mépriser les adolescentes en chaleur hurlant leur amour pour les cheveux soyeux et le sourire niais de Zac. Et je dois bien le confesser : et si j'avais tort ?

Le marketing ciné, ça a été mon métier pendant 2 ans. Je sais que ce n'est pas parce que l'emphase est mise à 100% sur une star que le film doit se résumer à cette seule star. C'est juste des techniques de ciblage. Mais dans le cas de 17 ANS ENCORE, la campagne marketing a été tellement orientée "adolescente" que je me suis senti lésé. Rien sur Matthew Perry. Rien sur le metteur en scène (Burr Steers) pourtant auteur du très bon teen movie IGBY GOES DOWN en 2002. Rien sur Thomas Lennon, génial scénariste de LA NUIT AU MUSEE et acteur/créateur de la série culte RENO 911. Rien sur les influences 80's du concept. Juste du Zac, du Zac et encore du Zac...

Mais je me suis laissé convaincre : je suis allé voir 17 ANS ENCORE. Et finalement bien m'en a pris. D'une part parce que le film est vraiment drôle et mené tambour-battant, notamment grâce à la prestation hilarante de Thomas Lennon en millionaire geek. D'autre part parce qu'il exploite assez naturellement les clichés du genre à son propre avantage. Enfin parce que le timing comique et le charme de Zac Efron sont imparables. Et oui ! Zac Efron participe grandement à la belle réussite de 17 ANS ENCORE.

Est-ce que cela signifie pour autant que Zac a le potentiel de devenir une VRAIE star ? Et par "vraie", j'entends une star qui soit capable de plaire aux hommes comme aux femmes, aux jeunes comme aux vieux, aux riches comme aux pauvres...

Le mois dernier, il faisait la couverture de l'édition américaine de Rolling Stone avec le titre THE NEW AMERICAN HEART THROB. De quoi être intrigué. Véritable institution culturelle, le magazine n'est pas connu pour s'enflammer pour toutes les jeunes stars montantes qu'Hollywood tente de nous refourguer à longueur d'années. Alors pourquoi Zac Efron ? Il n'est quand même apparu que dans 3 films au cinéma, dont deux sont des comédies musicales (HAIRSPRAY et HSM3). Avant lui, Richard Gere (1980), Matt Dillon (1982) ou Sean Penn (1983) pouvaient se vanter d'avoir été en couverture de RS à un stade très précoce de leur carrière - et encore, pas aussi précoce !

Pour l'instant, il a le physique, le charme, le charisme et un certain talent pour lui. Les quatre éléments essentiels d'une "vraie" star mondiale. Mais ses choix de carrière seront vraiment l'élément déterminant. On sait déjà qu'il a refusé de reprendre le rôle de Kevin Bacon dans le remake de FOOTLOOSE pour éviter d'être catalogué comme le "minet qui danse". GOOD MOVE ! Mais il faudra bien plus que ça : il faudra savoir un jour dire non aux rôles d'adolescents; il faudra alterner productions indépendantes et gros budgets; il faudra préférer tourner avec un grand metteur en scène quitte à faire un trait sur un gros salaire avec un metteur en scène lambda; il faudra surtout couper sa mèche (et oui les filles, c'est comme ça)!

En gros, il faudra apprendre des carrières exemplaires de Leonardo Di Caprio, de Ethan Hawke, de Sean Penn, de Tom Cruise, de Johnny Depp ou de Matt Damon, eux-aussi des ados idolâtrés par les adolescentes de leur temps qui ont su devenir des hommes de leur époque, des acteurs droits dans leur botte, qui ont su ranger leur ego dans le bon tiroir.

Car qui se souvient aujourd'hui de Corey Haim, de Kirk Cameron, de Scott Baio, de Mark Paul Gosselar, de Luke Perry et j'en passe des dizaines d'autres, à part quelques nostalgiques. Pourtant, en leurs temps, ils faisaient mouiller la culotte de toutes les adolescentes, comme le fait aujourd'hui Efron....