02 janvier 2007

CASHBACK : la sensibilité au bout du crayon


Il y a parfois des petits films qui débarquent comme ça, des petits films inattendus qui n'ont pas de castings exubérants, qui n'ont pas beaucoup de budget, qui ne sont pas réalisés par une pointure... Des films comme récemment LITTLE MISS SUNSHINE ou GARDEN STATE, des petits films indépendants qui transpercent le coeur par leur sincérité, leur fraîcheur, leur grâce et leur élégance.

CASHBACK est de cette race. CASHBACK est l'histoire d'un étudiant en art (Sean Biggerstaff, vu dans HARRY POTTER) insomniaque suite à la rupture brutale avec sa petite amie, un étudiant qui va trouver un job de nuit dans un supermarché pour occuper ces longues heures durant lesquelles il va laisser son imagination divaguer et son crayon s'exprimer.

Rêvant (ou non, on en est jamais vraiment sûr) qu'il est capable d'arrêter le cours du temps, il profite de ces instants fichés en apesanteur pour dessiner, dessiner et encore dessiner la beauté des femmes, leurs courbes, leur visage... Filmés avec une poésie mélancolique rare, ces instants sont des purs moments de grâce qui envahissent le film comme des frissons envahissant votre corps.

Parfois drôle, souvent émouvant et toujours irresistiblement beau, CASHBACK est une histoire d'amour pour les histoires d'amour. Pour son réalisateur, la beauté est partout même là où on ne penserait pas la trouver, notamment en la personne d'une petite caissière (Emilia Fox, vue dans LE PIANISTE) pas foncièrement jolie au premier regard mais devenant la beauté incarnée lorsqu'elle dévoile ne serait-ce qu'un petit bout de son âme magnifique. Prenant forme en l'espace d'1h30, cette transformation est ainsi d'une bouleversante magie qui trouve son apothéose dans une des scènes finales les plus belles jamais filmées.

Véritable ode à la sensibilité artistique, à la création et à l'amour, CASHBACK s'imprime dans votre coeur sans lâcher prise. CASHBACK est un poème qui se déroule sous vos yeux.


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