31 mai 2007

French Bloody HARDCORE !!

Le règne de GW Bush aux Etats-Unis a coincidé avec le retour d'un cinéma d'horreur totalement HARDCORE dans lequel règnaient tortures, décapitages, hémoglobine infinie, explosion de tête, découpages de membres et autres plaisirs des sens pour amateurs "gorophile" sans cesse en demande de "toujours plus" ! HOSTEL, SAW, LA COLLINE A DES YEUX et j'en passe...

Il faut dire que, déjà dans les 70's, le cinéma d'horreur avait connu, en pleine guerre du Vietnam, sous le regne du très conservateur Nixon, un âge d'or démentiel avec des films carrément pervers et glauque : MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE, ZOMBIE etc.

Mais, à l'heure où la droite DURE "à la Bush" débarque en France, voilà que le cinéma français se met également à nous livrer deux petites bombes à retardement qui ne s'embarassent pas vraiment de chichis, de blablas et autres ritournelles habituelles du cinéma français. A y voir un lien de cause à effet, j'en sais rien mais les hasards du calendrier sont pour le moins troublants. Ils vont droit au but, droit dans les tabous, le sang, les tripes, la sueur et autres sevisses corporelles trash. J'ai nommé HEROS (le 20 juin) et A L'INTERIEUR (le 13 juin).

Le premier, sous ses allures de "premier drame de Michael Youn", est en fait un huis-clos des plus oppressants et des plus dingues dans lequel un comique qui ne veut plus être comique (mais beau) sequestre l'idole de son enfance, un chanteur vieillissant qui ressemble étrangement à un certain Johnnny H. Dans ce petit thriller tourné à l'arrache (à moitié) en vidéo, on y pique des sprints à poil un flingue à la main, on se fait crucifier à une armoire au chatterton, on se grime en clown triste sur l'air de "be a clown" et on donne un bon gros coup de pieds aux fesses au cinéma de papa. HEROS, c'est un peu du cinéma terroriste qu'on tourne dans des entrepôts pourris avec les moyens du bords. Bon, c'est sûr, c'est pas parfait mais au moins c'est INTENSE !!


Le deuxième, sous ses allures de "énième tentative de faire de l'horreur en France", est en fait le film "mainstream" (sorti en salles dans des conditions très décentes) le plus insoutenable, pervers et extrême qui ait attéri sur les écrans français depuis... euh depuis jamais !! Sans aucun tabous pour rien ni personne, les réals imaginent un slaher/surviror complètement fou et malade dans lequel les têtes explosent en gros plan, les aiguilles à tricoter servent à faire pisser le sang, on se fait cramer la tête à coup de chalumeau artisanal et on pratique les césariennes au ciseau. Bref, A L'INTERIEUR risque bien de défoncer un bon coup le dicton qui disait que l'on ne pouvait/savait pas faire de films d'horreur en France. Certes, il y avait eu quelques bonnes expériences (HAUTE TENSION, ILS...) mais aucun de ses deux films ne va aussi LOIN que A L'INTERIEUR.

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