10 janvier 2010

100 chansons pop de 2009

Comme Kurt sur son blog BOULEVARD DES HITS, j'avais entrepris de classer mes 50 chansons pop préférées de l'année. A mi-chemin, je me suis rendu compte que la tâche était perdue d'avance. Trop de choses. Impossibilité de les classer. Donc au lieu du top habituel, je vous livre un truc un peu brut qui aura le seul mérite de, j'espère, vous faire découvrir de nouvelles choses. Cette fois, pas de commentaires, la seule liste ci-dessous m'ayant pris plusieurs heures ! Vous n'aurez que les liens vers le clip pour vous faire une idée... Mais c'est déjà pas mal, non ? Et puis je vous ai fait une petite playlist de tous ces morceaux (sauf quelques-uns marqués d'une *) sur Spotify.


Alexandra Burke - Bad Boys
Alicia Keys - Try Sleeping With A Broken Heart
Amadou & Myriam – Sabali*
Amanda Blank - A Love Song
Animal Collective - My Girls
Annie - Songs Remind Me Of You*
Asher Roth - I Love College
Bat For Lashes - Daniel
Beautiful Small Machines - Robots In Love*
Black Eyed Peas - I Gotta Feeling
Britney Spears - 3
Calvin Harris - Ready For The Weekend
Cheryl Cole - Fight For This Love
Cheryl Cole & Will.I.Am - 3 Words*
Ciara & Justin Timberlake - Love Sex Magic
Coconut Records - Any Fun
Dan Black - Symphonies
Daniel Merriweather (feat. Wale) - Change
Depeche Mode - Wrong
Emilie Simon - Dreamland
Erik Hassle - Don't Bring Flowers After I'm Dead
Fever Ray - Seven
Gary Go - Wonderful*
General Elektriks - Raid The Radio
Girls - Lust For Life
Golden Silvers - True N°9 Blues
Gossip - Heavy Cross
I Monster - A Sucker For Your Sound
Jamie T - Stick N Stones
Jay-Z & Alicia Keys - Empire State of Mind
Jordin Sparks - SOS (Let The Music Play)
Julian Casablancas - Out Of The Blue
Karen O & The Kids - All Is Love
Kasabian - Where Did All The Love Go?
Keri Hilson (feat. Ne-Yo & Kanye West) - Knock You Down
Kid Cudi (feat. Kanye West & Common) - Make Her Say
K-Os - 4 3 2 1*
Kristina DeBarge - Goodbye
La Patère Rose - Pacemaker*
La Roux - Bulletproof
La Roux - In For The Kill
Lady Gaga - Bad Romance
Lenny Kravitz - Let Love Rules (Justice Remix)
Leona Lewis - I See You*
LeToya - Not Anymore
Lights - Drive My Soul
Lights - Saviour
Lily Allen - Not Fair
Little Boots - Remedy
Major Lazer (feat. Nina Sky & Ricky Blaze) - Keep It Goin' Louder
Maluca – El Tigeraso
Man Like Me - London Town
Marina & The Diamonds - I'm Not A Robot
Marina & The Diamonds - Mowgli's Road
Metric - Gimme Sympathy
Miike Snow - Animal
Mika - Rain
Mini Viva - Left My Heart In Tokyo
Miss Li - I Heard Of A Girl
Moby - Mistake*
MPHO - Box N Locks
MSTRKRFT - Heartbreaker
Music Go Music - Warm In The Shadows*
Natalie Portman's Shaved Head - Sophisticated Side Ponytail*
Noisettes - Don't Upset The Rythm
Owl City - Fireflies
Paloma Faith - New York
Passion Pit - The Reeling
Phoenix - Lisztomania
Plasticines - Barcelona*
Regina Spektor - Eet
Rihanna - Russian Roulette
Royksopp & Robyn - The Girl & The Robot
Sally Shapiro - Miracle*
Sarah Blasko - All I Want*
School of Seven Bells - Half Asleep
Screaming Lights - 21st Century
Simian Disco Mobile - Audacity of Huge
Soft Toy Emergency – Critical*
Starfucker / Pyramiddd - Medicine*
Telepathe - So Fine
The Asteroid Galaxy Tour - Around The Bend
The Bird & The Bee - Love Letter To Japan
The Bird & The Bee - My Love
The Drums - Let's Go Surfing
The Flaming Lips - I Can Be A Frog
The Lonely Island (feat. T-Pain) - I'm On A Boat*
The Lonely Island - Jizz In My Pants*
The Raveonettes - Last Dance
The Rumble Strips - Not The Only Person*
The Temper Trap - Sweet Disposition
The XX - Crystalised
Thunderheist - Jerk It
Two Door Cinema Club - Something Good Can Work
Vitalic - Poison Lips
VV Brown - Leave
Wale - Chillin' (feat. Lady Gaga)
White Lies - To Lose My Life
Yeah Yeah Yeahs - Zero
Yuksek - Extraball (feat. Amanda Blank)

05 janvier 2010

Le Plastique, c'est pas Fantastique

PRÉAMBULE : A tous ceux qui voudraient me casser la gueule après avoir lu ce qui va suivre, je n'aurais qu'une seule chose à dire : je porte des lunettes ! Donc pas touche. Quant à ceux qui seraient juste tentés par les commentaires haineux, faites donc... je censurerais. Et oui, je suis chez moi et je dis ce que je veux. De toute façon, j'ai raison ! Ma véhémence est juste proportionnelle au déferlement médiatique, critique et marketing du film en question.

Malgré des appréhensions très fortes nées en cet été 2009 (première bande-annonce + 15 minutes en 3D), j'étais bien décidé à me précipiter voir AVATAR et cela pour une raison qui m'avait déjà empêché de voir TITANIC : le consensus. Par peur d'être pris dans un océan d'avis tous aussi extatiques les uns que les autres, j'étais paré à assister à la projection de presse du film. En le voyant avant tout le monde, impossible que je flippe. Raté. On a pas voulu de moi - malgré mon carnet d'adresse bien rempli de VIP sur Pandora. Déjà complet. Fallait s'y attendre. La seule solution : y aller le mardi soir aux avant-premières ou le soir de la sortie. Deuxième fois raté. Il neige. Il fait froid et j'ai une flemmagite aigüe.

Désormais, ma relation à AVATAR est dans les mains du destin. Soit tout le monde déteste et je me déplacerais dans les jours suivant la sortie, histoire de constater rapidement l'étendue du desastre moi-même (vous savez, le goût du nanar!), soit, comme je le prévois, tout le monde aime, adore et surkiffe et je risque tout simplement de faire l'impasse. Juste parce que le simple fait que TOUT LE MONDE trouve ça génial m'angoisse et me fait flipper.

A la faveur de quelques jours de congés, j'ai donc franchi le pas le 31 décembre dernier, à la séance de 13h30 au Max Linder Panorama (soi-disant la meilleure salle du genre... Mouais...). Je juge donc sur pièces, bien décidé à aller au-delà de mes appréhensions et à passer une bonne après-midi devant un grand spectacle hollywoodien comme on peut les aimer en cette période de fête.

Encore raté.

Si les premières images du film ne m'avaient pas convaincu, c'était pour une seule et même raison : le design des Na'Vis. Avec leur peau bleue, leurs dread-locks, leur tête haut-perchée et leur silhouette longiligne et peu élégante, ils avaient tout des créatures anthropomorphiques sans style qui inondent régulièrement les nanars hollywoodiens. C'est simple. Voir Sigourney Weaver toute bleue en brassière et dread-locks revient pour moi à peu près au même niveau de ridicule que John Travolta en plate-forme shoes (et dreadlocks !) dans BATTLEFIELD EARTH. J'ai un jour fait le rêve fou que cette sensation s'atténuerait sur les 2h42 que durent le film mais c'était évidemment un voeux pieux.

D'ailleurs, parlons-en de la durée du film...

Lorsque je mets les pieds dans une salle de cinéma pour m'avaler plus de 2h30 de celluloïd (ou dans le cas présent de suites de 1 et de 0), je m'attends à un minimum de subtilités psychologiques, à des personnages un tant soit peu humains et complexes. Y compris quand il s'agit de blockbusters hollywoodiens. Le manichéisme gentil/méchant, ça me va à la condition que ça ne dure pas plus de 1h40. C'est donc un comble qu'en 162 minutes et quelques millions de milliards de 1 et de 0, James Cameron ne soit pas capable de développer ne serait-ce qu'un petit peu la psychologie de ses personnages, de premier comme de seconds plans. Au contraire, la seule chose auquel on a droit, c'est "ouh, toi, t'es vilain, tu ne penses qu'à l'argent et à tout détruire" contre "ouh, toi, t'es gentil, tu voles parmi les papillons qui t'aiment".

Et là, tout d'un coup, je me sens comme obligé de sortir le paragraphe sobrement intitulé "c'était mieux avant". En effet, pour comparer ce qui est vraiment comparable, la double trilogie STAR WARS a des défauts mais au moins elle aborde des sentiments complexes, des thématiques profondes qui prennent leur source dans toutes sortes de mythologies, légendes et philosophies, offrant au spectateur de nombreux degrés de lectures. Evidemment, derrière AVATAR, il y a une parabole écologique. Hallelujah. James Cameron serait un génie parce qu'il dénonce le réchauffement climatique dans un blockbuster. Roland Emmerich avec LE JOUR D'APRES, c'est qui alors ? Dieu ? Et Bill Kroyer (!) avec LES AVENTURES DE ZAK ET CRYSTA DANS LA FORET DE FERNGULLY en 1992 ? Le coup des mecs proches de la nature menacés par l'appât du gain et/ou le modernisme est aussi vieux qu'Hollywood !

Vous vous rendez compte de ce que vous me faites faire... A cause d'AVATAR et tout le ramdam que ce maudit film provoque, je suis obligé de ressortir FERNGULLY du placard ! Mais ce ne sera pas le seul qui aura le droit aux VRAIS honneurs. Je pourrais citer également DANSE AVEC LES LOUPS de Kevin Costner. Je pourrais citer LE NOUVEAU MONDE de Terrence Malick. Je pourrais même citer LAWRENCE D'ARABIE de David Lean. Et comme je suis lancé, je pourrais même citer LE DERNIER SAMOURAÏ d'Edward Zwick. Autant de films qui suivent peu ou prou le même schéma narratif qu'AVATAR, à savoir l'étranger débarquant au départ dans une culture pour la détruire, apprenant ensuite à la connaître et finissant enfin par l'embrasser totalement. Et qu'on ne me sorte pas le coup du besoin d'universalité imposé par des nécessités économiques. Depuis quand faut-il ressortir des histoires éculées pour plaire au plus grand nombre possible ?

De nombreux films qui ont également en commun avec le film de James Cameron de faire de la nature et des décors spectaculaires un argument de vente. Voyez par exemple le cinéma naturaliste de Terrence Malick et sa version enivrante de la légende de Pocahontas, dans lequel la nature "terrestre" y apparaît dans toute sa splendeur et dans toute sa force, faisant presque office de personnage à part entière. De la même façon, AVATAR a aussi fait de ses décors un argument marketing, la beauté luxuriante de Pandora étant d'ailleurs une des raisons "manifeste" du succès public.

Et c'est donc là que je ressors mon paragraphe "c'était mieux avant". Je réagis peut-être ici comme un vieux réac' mais quand je vois AVATAR, je ne vois que ça, des images de plastique. Regarder les paysages foisonnants de Pandora revient pour moi à regarder une des ses bimbos aux gros seins plein de silicone : c'est opulent et plantureux, voire impressionnant, mais ce n'est juste pas bandant ! Quand Peter Jackson filme la Terre du Milieu qui, pourtant, n'existe pas plus que Pandora, il part en Nouvelle-Zélande, filme la nature, la vraie, les grandes étendues verdoyantes, les montagnes escarpés - quitte à faire appel aux effets spéciaux numériques quand cela est nécessaire. Mais au moins, en regardant la trilogie du SEIGNEUR DES ANNEAUX, on se sent vivant, on se sent exister dans l'immensité de la nature terrestre. Devant AVATAR, on se sent branché à une machine - sauf qu'on n'est pas Néo et que personne ne nous débranche de la matrice. C'est certes assez caricatural comme métaphore mais c'est un sale goût que j'ai dans la bouche quand je repense à toutes ces images artificielles.

On a voulu nous faire croire qu'AVATAR était une révolution. Mais est-ce qu'on doit laisser la révolution du cinéma aux seuls ingénieurs ? Je n'ai absolument rien contre le progrès. Bien au contraire même. Mais le cinéma - même hollywoodien et même avec 500 millions de dollars de budget - est un art. Le cinéma, c'est des histoires, que des histoires. Les avancés technologiques ne peuvent pas se faire au détriment de ce qui fait la nature même de l'Art. Lorsque Victor Fleming filme AUTANT EN EMPORTE LE VENT ou LE MAGICIEN D'OZ en 1939 dans un glorieux Technicolor, le procédé n'est absolument pas une fin en soi. La couleur ne sert qu'à magnifier des histoires inoubliables et encore jamais racontées sur celluloïd. De même, de grands auteurs comme Billy Wilder ont continué à utiliser le noir et blanc, de CERTAINS L'AIMENT CHAUD à LA GARÇONNIÈRE, longtemps après l'apparition de la couleur tout simplement parce qu'ils n'en avaient pas besoin pour raconter leurs histoires. Et pour prendre un exemple bien plus récent, il n'y a qu'à voir les studios Pixar. Quand, en 1995, ils créent TOY STORY, le premier long-métrage d'animation entièrement conçu sur ordinateur, ils ne perdent jamais de vu que l'histoire est primordiale, que les gens se déplaçant au cinéma sont avant tout des êtres humains qui ont besoin de rêver, de rire, d'être surpris (j'insiste sur celui-là) et d'être ému - pas d'être éberlué par une quelconque "révolution technique". C'est l'unique raison pour laquelle la maison de John Lasseter surpasse encore et toujours ses concurrents. Les images ont beau être en plastique, les personnages pas toujours humains, il n'y a qu'une seule chose qui compte : l'humanité de leur vision.

Et de l'humanité, il n'y en a pas beaucoup dans AVATAR... Juste des sentiments cheap, des images en plastique et une histoire prévisible sans imagination. Bref, il n'y a pas de cinéma dans AVATAR, juste quelques centaines de millions de dollars investis en Recherche & Développement puis en Marketing.

Mais en fait, tout le monde s'en fout...

Vous prendrez la pilule bleue ou la pilule rouge ?


03 janvier 2010

Mes albums Rap/R&B préférés de 2009

D'avance, désolé pour tous les tops brandés 2009 qui vont débouler dans les jours et semaines à venir... Et ce n'est que le deuxième !

1. CunninLynguist - Strange Journey Vol. 1
Depuis longtemps, le hip-hop de qualité n'est plus l'apanage de New York, Los Angeles et autres mégalopoles américaines. La preuve avec ce trio issu de Lexington dans le Kentucky. Dans la mouvance d'Outkast, de Nappy Roots ou d'Atmosphere, chaque morceau est un hymne à l'innovation musicale sans pour autant sonner expérimental. Ils arrivent même à sampler Philip Glass, c'est dire...

2. Raekwon - Only Built 4 Cuban Linx Part 2
Parce que je croyais que le Wu-Tang (et en particulier Raekwon) était mort, son âme errant quelque part dans New York au milieu des fantômes de Mobb Deep et de Notorious BIG. Armé d'une production qu'on croirait sortir d'un studio poussiéreux des années 90 (RZA, Erik Sermon, Pete Rock, Marley Marl...), Raekwon revient au source du son qui a fait sa gloire sans jamais le dénaturer. Au moins aussi bon que le premier du nom ce qui, dans le rap, n'arrive JAMAIS.

3. Major Lazer - Guns Don't Kill People... Lazers Do
Qui aurait cru qu'un album de dancehall puisse être aussi abouti, innovant et aussi respectueux de ses racines ? C'était le pari de Diplo et Switch, les deux producteurs/DJ, qui avaient déjà fait rentrer les sons de caisses enregistreuses et armes à feu dans les charts avec le fameux "Paper Planes" de M.I.A. Avec cet album, vous pouvez faire danser les morts.

4. Kid Cudi - Man On The Moon
Avec son premier album, Kid Cudi fait définitivement entré le Hip Hop dans une autre ère. Terminés les clichés. Terminé l'enfermement sur soi. Kid Cudi, sur le modèle de Kanye, (ré)ouvre le rap sur le monde, avec une introspection honnête et désarmante et une poésie devenue très rare dans un milieu encore trop bling bling.

5. Daniel Merriweather - Love & War
Produit par le petit génie Mark Ronson, à qui l'on devait déjà le deuxième album d'Amy Winehouse il y a 2 ans, le premier album de cet australien prouve que la soul et le R&B ne sont pas seulement une histoire de noir. Avec une vraie personnalité (Robin Thicke, je te regarde !) et une voix chaude qui ne cherche jamais à singer de pseudo-modèles, Merriweather emprunte le son atypique de Ronson, entre hip-hop, soul classique et pop, pour un album qui ne ressemble vraiment à aucun autre.

6. Clipse - Til The Casket Drops
L'histoire des Clipse coninue. Elle a beau se faire avec une intermittence loin d'être régulière, le duo de Virginia Beach, protégés des Neptunes, fait son petit bonhomme de chemin sans jamais faiblir. Deux albums déjà classiques derrière eux, ils arrivent à ne toujours pas décevoir. La faute à des talents de MC imparables, des rimes carrément folles et une production toujours impeccable.

7. Amanda Blank - I Love You
Cet album ne tiendra peut-être plus la route dans quelques années mais c'est un plaisir qui ne peut se refuser. Ce n'est qu'une énorme dose de fun, de rimes agressives et de sons supersoniques propulsés par Diplo et Switch (encore eux !). Mais ça semble tellement venu du coeur que ça en devient terriblement accrocheur. Sa version très personnelle du "I Need You" de LL Cool J est un de mes morceaux préférés de l'année.

8. Jay-Z - The Blueprint Part 3
Malgré ses imperfections évidentes, le troisième volet de la trilogie Blueprint (dont le premier compte parmi les plus grands albums rap de la décennie) est bien la preuve que Jay-Z est capable d'être un artiste complet. Plus propre, moins provocateur mais aussi moins cliché et plus simple, il s'installe confortablement dans le siège de la pop-star sage, ce qui n'est pas plus mal car il assume.

9. Chrisette Michelle - Epiphany
Je ne me lasse pas de cette voix de crooneuse jazz posée sur des beats Hip Hop. Plus que les divas de la nu-soul, Chrisette Michelle est la seule diva du R&B moderne à m'offrir ce petit bonheur d'avoir la sensation d'écouter la vraie version contemporaine d'Ella Fitzgerald ou d'Esther Phillips. Avec ce deuxième album, elle ne déçoit pas, malgré un son plus pop que sur le précédent.

10 (Ex-aequo). Blaq Poet - The Blaqprint
Depuis combien de temps n'aviez-vous pas écouté un album entier produit par DJ Premier ? C'est simple : depuis le dernier album de Gangstarr en 2003. Et vu que Blaq Poet (ex-Screwball) n'est pas Guru, ça fait du bien, beaucoup de bien. C'est frais, c'est brut, c'est ce genre de Hip Hop qu'on entend plus beaucoup ces derniers temps mais qui vous donne l'impression de marcher en Timberland dans les rues de New York sans même jamais y être allé.

10 (Ex-aequo). DJ Quick & Kurupt - BlaQKout
DJ Quick a toujours été le producteur sous estimé de la mouvance west-coast. Avec un son beaucoup moins flamboyant et tape-à-l'oeil que son collègue Dr Dre, il a pourtant toujours tracé son chemin depuis le début des années 90, notamment grâce à une critique toujours bienveillante. Alors que le son de son concurrent s'est plus ou moins uniformisé dans la masse, Quick en profite donc pour livrer ce qui pourrait bien être son chef d'oeuvre grâce à Kurupt (du Dogg Pound), un ex-poulain de l'écurie Death Row dans les 90's. Avec son sens savant du beat et du sample, cet album innovant et frais, à la limite de l'expérimental, prouve bien que c'est décidemment dans les vieux pots que 2009 s'est écrit...


31 décembre 2009

Quelques enseignements de 2009...

Les Juifs ont tué Hitler. (voir INGLORIOUS BASTERDS)

JJ Abrams pourrait adapter le bottin au cinéma ou à la télé et en faire quelque chose de divertissant. (voir FRINGE et STAR TREK)

Les vampires sont devenus des tapettes qui ne sucent plus. (voir TRUE BLOOD et TWILIGHT)

Jay-Z a pris le contrôle de l'Office de Tourisme de New York.

La but d'un film peut très bien être son générique. (voir VERY BAD TRIP)

La vie est vraiment trop simple quand vous êtes une star de cinéma. (voir ENTOURAGE)

Les enfants sont vraiment trop cons et pourraient regarder n'importe quoi. (voir MISSION G)

On peut traiter une fille de "salope sexy" mais "avec beaucoup de respect". (voir David Guetta feat. Akon)

Ce n'est pas en sacrifiant un chat que vous vous sauverez de l'enfer. (voir JUSQU'EN ENFER)

Katherine Heigl est à la productrice télé avec des problèmes amoureux ce que Michael Cera est à l'adolescent bizarre et attachant en manque d'amour. (voir EN CLOQUE, L'ABOMINABLE VERITE, L'AN 1 et UNE NUIT A NEW YORK)

Le passé, c'est le présent du futur. Ou serait-ce le futur qui est le passé du présent ? ou le futur, le présent du passé ? Ou le passé, le futur du présent ? J'ai mal à la tête. (voir saison 6 de LOST)

Si vous ne savez pas ce que c'est, n'y touchez pas. (voir DISTRICT 9)

L'amour, c'est beau (voir 500 DAYS OF SUMMER) mais ça donne aussi envie de gerber. (voir TWILIGHT 2)

C'est meilleur avec du beurre. (voir JULIE & JULIA)

Plus besoin de paroles dans le futur. (voir "Boom Boom Pow" par les Black Eyed Peas)

Plus besoin de dialogues dans le futur. (voir G.I. JOE)

Ne pas juger un film sur sa seule tête d'affiche : j'ai bien aimé un film avec Zac Efron. (voir 17 ANS ENCORE)

Si vous la suspendez à assez de ballons gonflés à l'hélium, une maison de deux étages peut voler. (voir LA-HAUT)

Red is Beautiful. (voir La Roux, Erik Hassle, Isla Fisher)

Je sais enfin qui est Heidi Montag (même si ça me sert à rien).

Je n'aurais pas dû googler "Sasha Grey" pour avoir plus d'infos sur le dernier film de Steven Soderbergh. (voir GIRLFRIEND EXPERIENCE, YouPorn et TROMAtisé)

Mike Tyson + Phil Collins + Un tigre = Drôle ! (voir VERY BAD TRIP)

Quand vous perdez le contrôle d'une moto et que vous freinez, vous tombez. (voir TWILIGHT 2)

Des kilos en trop et des gros sourcils peuvent vous donner des frissons. (voir Susan Boyle)

C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe (voir Danny DeVito et les Muppets)

Plus elle vieillit, plus Mariah Carey ressemble à Mary Carey.

Kanye West va vous laisser finir (ou pas) et adore la vidéo de Beyonce.

Le ridicule tue. (voir Kanye West)

Le ridicule peut vous rendre célèbre. (voir Lady Gaga)

Pour vendre des disques, il faut mourir. (voir Michael Jackson)

C'est tellement 1987 de faire des clips tout public pour MTV mais tellement 2009 de faire des clips classés X pour l'Internet. (voir Ghostface Killah et Massive Attack)

Après Keri Russell et Jennifer Garner, JJ Abrams a une nouvelle égérie. Il a 78 ans et s'appelle Leonard Nimoy. (voir STAR TREK + FRINGE)

Il existe sur Terre une fille encore plus parfaite que Natalie Portman et elle s'appelle Zooey Deshanel. (voir 500 DAYS OF SUMMER et YES MAN)

Timbaland est un has-been. Ah non, ça c'était déjà en 2008.

La célébrité peut être mauvaise pour le business. (voir BRUNO et CAPITALISM: A LOVE STORY)

Miley Cyrus fait la fête en écoutant Jay-Z et ça fait mal...

La baise sent la bouffe Thaï. (voir JENNIFER'S BODY)

C'est très hype d'écouter Carla Bruni dans sa voiture (aux Etats-Unis) (voir 500 DAYS OF SUMMER)

Il y a une application pour ça.

Hannah Montana n'est célèbre qu'avec la perruque. (voir ZOMBIELAND et HANNAH MONTANA LE FILM)

Lady Gaga n'est célèbre qu'avec la perruque. (voir YouTube)

Rien de mieux pour faire pleurer que faire mourir un chien. (voir MARLEY & MOI)

On va tous crever. (voir 2012, LA ROUTE, PREDICTIONS, NUMERO 9, THE BOX)

Mais les Watchmen sont là (OU PAS).

Il faudrait établir un code de déontologie de la création de pochettes de disques (voir Adam Lambert et Chris Brown)

Avant Jonah Hill était la version "petite" de Seth Rogen. Aujourd'hui, c'est la version "grosse". (voir FUNNY PEOPLE)

Les vidéos de chatons sur YouTube sont le seul remède connu contre la crise.

C'est fou à quel point Paris ressemble à Prague - le tramway en bonus. (voir GI JOE)

Michael Bay a un vrai problème avec les suites. (voir TRANSFORMERS 2)

Pour éviter les fuites, les célébrités devraient appliquer à leur chambre à coucher les mêmes règles que les studios de cinéma avant les projections de presse : une fouille intégrale pour le appareils photos et caméras. (Voir Cassie et Rihanna)

Mais si, jeunes trentenaires, vous savez bien où vous avez déjà vu cette fille dans IN THE LOOP ! C'était dans MY GIRL... en 1991 !

Il est possible d'avoir des relations sexuelles avec des morts. (voir saison 5 de GREY'S ANATOMY)

Bill Murray a un regret dans sa vie : Garfield. (voir ZOMBIELAND)


Pour les enseignements de 2008, c'est ici !


28 décembre 2009

Made in oo's #1 : SEXY TV COPS

Ça fait des mois que je me réjouis à l'idée de changer de décennie. Vous imaginez tous les Tops que je vais pouvoir faire. Forcément, les "naughties", comme il faut semble-t-il le dire (même si c'est moche), sont la décennie durant laquelle j'ai vu le plus de films, écouté le plus de musique différentes et vu le le plus de séries TV. Ma passion pour les Top 10 ou 20 pourrait enfin se déchaîner dans les colonnes de ce blog. Mais comme je suis quelqu'un de sympa, je ne vais pas vous étouffer de milliards de Tops sur les mois de décembre et janvier. On verra ça au fur et à mesure. En même temps, ça sera moins fatiguant (et lassant) pour vous comme pour moi.

Et c'est aux héroïnes de la décade que je vais dédier les premières lignes de la retrospective : les fliquettes de la télé. Parce que, franchement, elles n'ont jamais été aussi nombreuses et sexy que ces dix dernières années, avec leur tailleurs moulants gris, toujours le même d'une série à l'autre (à part dans LES EXPERTS MIAMI où ils sont blancs mais c'est bien connu à Miami il y a du soleil). CAGNEY ET LACEY, HILL STREET BLUES ou HOOKER (Heather Locklear !!!) sont déjà bien loin et les naughties ont enfin remis sur un pied d'égalité les flics et les fliquettes. Parce que les filles avec du caractère et de la poigne, c'est quand même vachement mieux, non ?

Alors voici mon petit top tout personnel des fliquettes de la télé des années 2000. Tout en charme et en sex-appeal mais aussi en poings sur la gueule et dézinguage.

1. Mariska Hargitay (NEW YORK UNITE SPÉCIALE / 1999-2009)
Non mais franchement, qui d'autres ? Si vous ne le saviez pas déjà, Mariska Hargitay est la fille de la sex-symbol des 50's Jane Mansfield et du champion de bodybuiling Mickey Hargitay. Et pas de doute, elle est bien la fille de ses parents. Brutale et sexy, passionnée et droite, c'est bien ce qui ressort du jeu et de l'attitude de l'actrice qui incarne le détective Olivia Benson depuis près de 10 ans dans NEW YORK UNITE SPECIALE : une beauté fine et un sex-appeal carrément magnétique dans un corps imposant, épaules et machoires carrés qui collent parfaitement avec son rôle de spécialiste des crimes sexuelles de NYC. Numéro Uno et de très loin.

2. Sasha Alexander (NCIS / 2003-2005)
Lorsqu'elle était la grande soeur de Pacey dans DAWSON, j'étais déjà pas mal amoureux d'elle. Ce n'est pas son passage en enquêtrice de choc dans NCIS qui a changé quoi que ce soit à mes sentiments. Je trouve Sasha Alexander incroyablement belle et sexy. Son départ très traumatisant de la série (Spoiler inside !) a d'ailleurs été un tel choc que j'ai définitivement arrêté de regardé la série. En même temps, je ne la regardais que pour elle.

3. Lola Glaudini (ESPRITS CRIMINELS / 2005-2006)
Cette fille, dans sa carrière, n'a tourné quasiment que des rôles de flics : de NYPD BLUE aux SOPRANO en passant évidemment par ESPRITS CRIMINELS. D'ailleurs, lorsque Lola Glaudini la quitta après seulement deux saisons (parce qu'elle en avait marre de vivre à L.A.), ESPRITS CRIMINELS perdit soudainement ce qui était la plus grande de ses qualités. Son regard sombre y est sûrement pour quelque chose.

4. Sarah Shahi (LIFE / 2007-2009)
Ce qui est génial avec Hollywood, c'est que l'on peut passer sans problème de DJ sexy dans une série lesbienne chic (THE L WORD) à fliquette junkie dans une série policière (LIFE) en quelques mois. C'est le parcours de l'incroyablement délicieuse Sarah Shahi - même si elle troque pour l'occasion ses mini-jupes et décolettés extravagants pour un plus sobre jean tailleur. Mais le jean est moulant (très moulant) et son personnage de fliquette ex-junkie est très émouvant.

5. Robin Tunney (THE MENTALIST / 2008-2009)
Après avoir vu DANGEREUSE ALLIANCE en 1996, je me demandais qu'une seule chose : où avaient-ils été cherché son héroïne, Robin Tunney ? Pas dans le sens "whaouh" mais plutôt dans celui "wtf". Fade, pas belle, elle marquait une sacrée rupture avec les autres héroïnes ados de l'époque qu'étaient Sarah Michelle Gellar ou Neve Campbell. Sauf que depuis, j'ai changé d'avis. Vraiment. Je crois que c'est à cause/depuis PRISON BREAK. La raison ? Aucune idée. Juste qu'aujourd'hui, je l'aime trop, probablement à cause de ses tâches de rousseur définitivement très craquantes.

6. Tiffani Amber-Thiessen (FASTLANE / 2002-2003)
Amoureux un jour, amoureux toujours. Surtout quand l'adolescente maigrichonne de SAUVEZ PAR LE GONG devient une femme des plus pulpeuse. Même si dans cette série créée par McG (TERMINATOR 4), elle n'a d'une femme que la plastique (sa passion, c'est les voitures à grosses cylindres et à belle carrosserie), elle reste Tiffani, l'irresistible Tiffani. Impossible d'aller contre ça. Impossible. Oui, je sais, je répète tout deux fois. C'est l'émotion sûrement...

7. Caterina Scorsone (MISSING / 2003-2006)
Autant avec la précédente, je suis sûr de faire à peu près l'unanimité, autant avec Caterina Scorsone, je pense que je devrais me sentir un peu plus seul. C'est vrai que le commun des mortels regarde MISSING pour Vivica A. Fox. Pas moi. Le seul intérêt que je trouve à cette série policière cheap, c'est Caterina. Elle a une sorte de beauté qui me fascine totalement. Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois que j'ai zappé sur cette série, je restais scotché à cette fille.

8. Elaine Cassidy (GHOST SQUAD / 2005)
Compte tenu que cette série anglaise ne compte qu'une seule saison de 8 épisodes et qu'elle est passée des plus discrètement sur Canal+, Elaine Cassidy (LE VOYAGE DE FELICIA, LES AUTRES...) n'est pas un choix des plus évidents. Pourtant, il s'est définitivement imposé à moi. D'abord, parce qu'elle y est absolument extraordinaire en fliquette infiltrée pour débucher les flics ripoux et ensuite, évidemment, parce que je la trouve absolument sublime. Mon goût pour les brunettes aux yeux sombres ?

9. Julianne Nicholson (NEW YORK SECTION CRIMINELLE / 2006-2009)
Là, je pense que vous allez me prendre pour un obsessionnel des tâches de rousseur. Désolé, je ne fais pas exprès mais c'est vrai que j'adore et c'est sûrement une des raisons pour laquelle je trouve Julianne Nicholson si jolie. Elle n'est pas comme les autres. Malheureusement, on ne l'a pas vu beaucoup dans NY SECTION CRIMINELLE dont elle fait surtout l'intérim de Kathryn Erbe. Dommage mais ces apparitions n'en sont que plus précieuses.

10. Liz Vassey (LES EXPERTS) + Adriana DeMeo (FBI PORTES DISPARUS)
Pour terminer, je voulais offrir leur places aux fliquettes sous-estimées et invisibles des séries télé, à savoir ces rats de laboratoires et autres spécialistes de l'informatique. Vous les avez sûrement remarqué au détour d'une courte scène où elles informent les enquêteurs "officiels" sur un échantillon ADN ou le contenu d'un disque dur. D'ailleurs, on a tendance à voir Liz Vassez de plus en plus dans LES EXPERTS. Idem pour Adriana DeMeo (Photo) dans les dernières saisons de FBI PORTES DISPARUS. La preuve sûrement qu'elles n'ont pas tapé que dans mon oeil...


23 décembre 2009

Les 'Entertainers' de l'année 2009

Autant, l'année dernière, je n'ai pas eu de mal à faire ce top tant les candidats me semblaient évidents, autant, cette année, c'est loin d'être le cas. La cause ? Facile : je n'ai pas accroché aux "évidences". Sandra Bullock par exemple. LA PROPOSITION a beau avoir cartonné, elle n'en reste pas moins une comédie romantique super faiblarde. Les acteurs de la saga TWILIGHT. Là, je vais pas m'appesantir, je risquerais d'être vulgaire. Kanye West. Malgré des sorties médiatiques mémorables, ça me fait un peu mal de le mettre sans nouvel album à se mettre sous la dent. Quant à Lady Gaga. Elle en fait trop. Trop évident. Et ne comptez pas sur moi pour mettre Michael Jackson, Patrick Swayze ou John Hughes dans la liste - même si l'idée m'a quand même effleuré. Ce serait vraiment trop bizarre (voire pas mal glauque) de les inclure et donc implicitement déclarer que leur mort (et ce qui en a suivi) était un divertissement...


1. JJ Abrams
Vous imaginez à quoi ressemblerait le divertissement de la dernière décennie sans lui ? Il serait probablement réduit à une sorte de néant abyssal, coincé entre deux blockbusters décérébrés et quelques séries cheap. LOST : meilleure saison de son histoire (même si, c'est vrai, il n'en est plus le maître à bord). FRINGE : meilleure série de science-fiction de l'année. STAR TREK : meilleur film de science-fiction de l'année. POINT. Tout est dit. (Et tout ça à cause d'une partie de Super Mario qui a mal tourné !) Ah, au fait, si, autre chose, il est super bon au sytnhé !

2. The Lonely Island
Ça parle de "Bite dans une boîte", de "chier sur un bureau", de "gicler dans son pantalon", de "baiser des sirènes" (!) et de plein d'autres choses passionnantes. Andy Samberg et sa petite bande ont cette année convoqué le gratin de la pop mondiale (Julian Casablanca, Norah Jones, Timberlake etc.) pour un album (INCREDIBAD) à la fois drôle et carrément chiadé musicalement. Ce qui change des albums d'Adam Sandler. Entre ça, leurs "digital skits" qui ont largement gardé à flot le SNL cette année (et Dieu sait que c'était dur vu le niveau...) et la présentation des MTV Movie Awards, The Lonely Island surpasse Apatow et sa bande au rayon grosse déconnade en 2009.

3. Jay-Z
C'est vrai que Jay-Z est un peu devenu un rappeur bisounous ces dernières années mais ça me va. Ca me va tant qu'il ne se fait pas passer pour quelqu'un d'autres (ce qui reste le lot de 80% de la production rap actuelle). Il est riche. Il est casé. Il assume et la musique est toujours aussi bonne. Moins brutale. Plus pop. Certes. Mais le personnage a vieilli et tant qu'il nous balance des hymnes aussi entêtants que EMPIRE STATE OF MIND, il a toute ma bénédiction. Mais ça il s'en fout.

4. Zack Galifianakis
La réplique comique de l'année, c'est à lui qu'on la doit : "He's jackin' his little weenus! Et oui, on y parle de masturbation de bébé. C'est complètement politiquement incorrect, totalement subversif et forcément très très drôle, à l'image de toute sa prestation dans VERY BAD TRIP. Mais comme le barbu le plus célèbre de l'année n'est pas l'homme d'un seul coup, il m'aura fait hurler de rire, tout seul devant mon ordinateur, avec ses BETWEEN TWO FERNS, parodie d'interviews en exclu sur Funny Or Die.

5. David Lynch
Le maître a beau ne pas avoir sorti de nouveaux films cette année, il ne s'est pas reposé sur ses lauriers. S'il est une des têtes pensantes du projet musical et artistique "Dark Night of The Soul" avec Danger Mouse et Mark Linkous (de Sparklehorse), Lynch est surtout à l'origine du projet sociologico-artistique INTERVIEW PROJECT qui a bercé mes soirées de 2009. Cette web-série documentaire sous forme de road-movie est un des trucs les plus émouvants et beaux qui soit passé devant mes yeux cette année. D'ailleurs, allez-y, ce n'est pas encore terminé !

6. Zooey Deshanel & Joseph Gordon-Lewitt
Ces deux-là, ils ont brisé mon coeur en deux cette année... deux fois. Inutile de m'étendre sur le film en question, j'en ai déjà écrit des tonnes dessus. Mais s'ils sont là, ce n'est pas que pour ça. C'est aussi parce que mon coeur, ils l'ont rempli de bonheur... via les quelques vidéos qui ont émaillé le web 2.0 : De leur version très personnelle de SID & NANCY (en référence à une réplique du film) à cette comédie musicale qui atteint, à mon avis, le summum du cute (hors vidéos de chatons évidemment). L'alchimie, ça se travaille. Entre ces deux-là, clairement, ça vient tout seul !

7. Megan Fox
Quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse, Megan Fox est un intarissable sujet de discussions et de débats. Une déclaration sur les seins de Salma Hayek, sur son béguin pour Zac Efron ou son dernier mini-short en jean en couverture de Rolling Stone, on aura toujours quelque chose à dire sur Megan Fox. Qu'on l'aime. Qu'on la déteste. Qu'on la trouve bonne. Qu'on la trouve moche. Qu'on la trouve "sexy". Pour cela, la pin-up préférée des magazines masculins est une source de divertissement infinie. Et pour ça, même moi, je la trouve BONNE !

8. Diplo
Après des mois à abreuver la blogosphère de remix et de mixtape (TOP RANK avec Santigold !!), le producteur et DJ américain a enfin sorti en 2009 une compilation de ses meilleurs titres (DECENT WORK FOR DECENT PAY) qui offre aux oreilles du monde entier le son de la nouvelle décennie à venir, mélange d'influence sud-américaine, hip-hop et reggae. Son groove est imparable. Il n'y a qu'à écouter ses productions pour I LOVE YOU, l'énorme album d'Amanda Blank et pour le concept album de MAJOR LAZER qui propulse le vieux son reggae dans le futur (avec en prime un des meilleurs clips et chansons de l'année).

9. Sam Mendes
En dix ans, il n'avait réalisé que trois films (dont le chef d'oeuvre AMERICAN BEAUTY) et voilà qu'en 2009, il nous en balance deux. Deux films sur le couple mais deux films radicalement opposés. D'un côté, une tragédie sur des rêves brisés avec deux stars. De l'autre, une comédie douce-amère sur des rêves tout court avec deux comédiens montants. Deux films que j'adore. Deux films qui se retrouveront dans mon Top 20 annuel. Même Woody n'arrive pas à enchaîner deux films corrects ! Comment fait-on pour être si brillant ? Le génie sûrement...

10. Winona Ryder
Elle n'a eu que des seconds rôles cette année mais ils n'ont fait que me rappeler à quel point elle m'avait manqué pendant toutes ces années. De STAR TREK aux VIES PRIVEES DE PIPPA LEE, Winona Ryder a éclaboussé chacune de ses apparitions à l'écran de sa grâce magnétique. Certes, ce n'était que de "petits" moments de bonheur mais leur intensité vaut beaucoup plus que les millions de dollars de box-office et les salaires à 7 chiffres.



22 décembre 2009

Version 2

Dans la vie de ce blog, il y a eu la période d'indifférence. Personne ne vous regarde. Personne ne vous lit. Tout le monde s'en fout. Mais c'est normal, vous-mêmes, vous ne vous connaissez pas très bien. Vous ne savez pas trop quoi dire ni comment le raconter. A cette époque, le design était chiadié mais pas très personnel, le thème ayant été piqué sur l'Internet. C'était donc fréquent de retrouver des dizaines d'autres péquins avec le même "chez vous" - comme si Valérie Damidot avait refait votre intérieur : ça coute rien en temps et en argent mais tout le monde a la même couleur au mur, les mêmes meubles et les mêmes stickers.

Et puis on finit par s'affirmer un peu. On commence à savoir quoi raconter et comment le faire. On commence aussi à recevoir quelques visites amicales, quelques commentaires sympathiques et ça fait du bien au moral. A cette époque, le design était donc celui que la plupart connait : fait avec les moyens du bord c'est-à-dire des connaissances basiques en html et en photoshop. C'est simple (voir basique) mais c'est un peu plus personnel.

Finalement, après plus de 3 ans d'ancienneté et plus de 300 posts, les visites commencent à être de plus en plus conséquentes, les commentaires de plus en plus élogieux. On vous parle de votre blog "dans la vraie vie" et ça fait encore plus plaisir au moral. Et voilà que mes deux blogs préférés (Girls & Geeks + Rien à Foutre) se créent successivement un vrai "chez eux" avec le nom de domaine et le design bien chiadé qui va avec. Ce qui, avouons-le, m'a rendu un peu jaloux.

Alors je fais la même chose. Toujours avec les moyens du bord. Désormais l'ancienne adresse "en blogspot" disparaît pour se transformer en un beau www.funculturepop.com - comme les grands !

Quant au design, rien d'extraordinaire. Disons que j'ai refais l'agencement des meubles avec une deuxième colonne qui permet de mettre un peu d'ordre et d'éviter le bordel, et surtout j'ai passé une bonne couche de peinture pour plus de lumière.

Voilà, pour ceux qui sont sur Facebook, voilà la "petite" surprise. En espérant que ça vous plaise, les amis...

14 décembre 2009

Dirty Old Man

Il y a quelques semaines, je parlais ici à quel point me mettre à aimer des vieilles chansons des années 60 me faisait me sentir vieux. Car c'est un fait : en vieillissant, on se ramollit. On devient plus consensuel. On devient allergique aux nouveautés et on trouve de plus en plus d'intérêt aux discours de la Droite - même s'il ne faut pas pousser, je n'en suis pas encore là. Mais qui pourrait reprocher à un "vieux monsieur" de 65 printemps de s'assagir ?

Personne. Mais Danny DeVito, lui, n'a pas du tout envie de s'assagir, bien décidé à ne pas franchir la ligne toute naturelle qui ferait de lui un conservateur bigot que l'on entendrait dire à tout va "c'était mieux avant". Danny DeVito est bien décidé à faire le chemin inverse. Devenir plus vicieux. Devenir plus pervers. Devenir un vrai Dirty Old Man. Mais attention, pas du genre de tonton André qui fait des blagues de cul un peu bourré au mariage de cousine Suzanne. Pas du genre non plus de papy Raymond qui raconte comment il a perdu son pucelage dans un bordel de Casablanca en culbutant une prostituée obèse du nom de Zora. Un vrai Dirty Old Man, de ceux qui ne reculent devant rien, de ceux qui vous foutent un peu la trouille...

C'est vrai que le petit bonhomme a toujours montré un certain humour noir un peu cradingue. De la sitcom "Taxi" (en mythique Louis "le roi de l'insulte sans morale" De Palma) à BALANCE MAMAN HORS DU TRAIN (ou comment tuer sa chère maman) en passant par LA GUERRE DES ROSES (ou comment s'entretuer dans le charmant cadre familial) ou DEATH TO SMOOCHY (ou comment s'entretuer pour régaler nos chers têtes blondes), il s'est imposé dans les 80's et 90's comme le maître d'oeuvre d'une comédie délicatement subversive, un ambassadeur de l'humour noir pour l'Amérique de la classe moyenne, du dark pour centre commercial. Bref, c'était gentillet. Ça n'allait jamais trop loin, juste assez pour faire croire au bourgeois qu'il était en train de s'encanailler...

Mais depuis quelques années, DeVito, 65 ans au compteur, pousse le bouchon loin, très loin. Il découvre avec un naturel déconcertant la subversion, la vraie.

Voyez IT'S ALWAYS FUNNY IN PHILADELPHIA, la sitcom la plus immorale que la télé américaine n'est jamais portée en son sein. DeVito y joue Frank Reynolds, le père lubrique, tellement obscène qu'il serait impossible de citer tous ses méfaits. Mais on peut quand même en extraire quelques uns, comme cette fois où il piégea ses enfants pour les faire manger de la viande humaine, cette fois où il collabora avec un clodo pour mener à bien "une contrefaçon fécale", cette fois où il tenta de culbuter sa belle-soeur aux funérailles de son frère ou encore cette fois il se pointa à une partouse sans invitation. Et puis il y a cette scène qui, je crois, se passe de commentaire...



Mais ceci est le Danny DeVito "pour de faux" me direz-vous ?

Oui. Sauf que le Danny DeVito "pour de vrai" est tout autant obscène. Pour notre plus grand bien. Voyez cette interview pour l'émission matinale d'une chaîne de télé locale de Philadelphie : Il est 8h du matin. Sûrement quelques centaines d'enfants et leur grand-mère sont devant leur poste et le bonhomme, une bière à la main, demande sans sourciller à la journaliste si sa jupe offre un "easy access" ! Sympa...

Un spectacle heureusement loin d'être isolé. Il rappelle en effet cet épisode bien plus connu de l'émission THE VIEW, un talk-show destiné quasi-exclusivement aux femmes (le plus souvent d'un certain âge). Tout droit sorti d'une nuit de débauche avec George Clooney, DeVito y raconte, bien éméché, une nuit de sexe effrénée à la Maison Blanche en traitant au passage George Bush de "numbnuts" (littéralement "couilles stupides") ! Clairement, le petit bonhomme sympa qui faisait se bidonner les trentenaires dans "Taxi" s'est apparemment transformé en petit vicelard bien décidé maintenant à foutre la trouille aux sexagénaires qu'ils sont devenus...

Et pour tous ceux qui ne seraient pas encore convaincus, ils vous restent son Twitter qui restent l'évidente preuve du génie subversif de Danny. Reprenant à son compte le personnage de Troll (à qui l'on doit la célèbre réplique "You’ve got to pay the troll toll if you want to get into this boy’s hole!" Comprendra qui pourra et voudra...) qu'il jouait dans la comédie musicale "The Nightman Cometh" dans des épisodes de IT'S ALWAYS SUNNY IN PHILADELPHIA , il vous propose de suivre les "aventures" à travers le monde de ses pieds de Troll ("Troll's Foot") en prenant systématiquement en photo ses petits pieds potelés (avec plus ou moins de poils) dans les divers endroits qu'il visite. Le jour de son anniversaire, c'est par exemple avec ça qu'il vous accueille... Sympa, les "Bitches" !

Rappelez-moi de devenir comme ça dans une quarantaine d'années...

12 décembre 2009

Ces images peuvent nuire gravement à la santé...

Une bande-annonce est faite pour vous marquer, vous imprimer la rétine et les graver ensuite dans votre cerveau. C'est son but. Plus vos yeux en imprimeront, plus votre tête s'en souviendra, plus vos jambes vous mèneront rapidement dans une salle de cinéma. Un montage savant d'images chocs, une musique épique puissante en violons, choeurs et rythmes binaires et l'affaire peut se conclure en 2 minutes.

En direct live de Bielorussie, un dénommé Vadoskincheg a entrepris la tâche un peu folle de créer la bande-annonce de toutes les bandes-annonces. Le trailer ultime en sorte. Armé de plus de 50 bandes-annonces hollywoodiennes, il débarque sur la toile pour faire un CARNAGE - sans équivalent dans l'histoire des images. La celluloïd elle-même ne supporterait pas la férocité de son montage.

Je vous le jure. Cette "chose" est tellement intense et épique que mes yeux en saignent et mes oreilles en sifflent encore. Je vous préviens à l'avance : regarder une deuxième fois les images ci-dessous pourraient gravement porté atteinte à votre santé mentale. Une troisième fois pourrait même endommager vos fonctions moteur. Pour le reste, voyez la photo d'illustration. No Joke ! Ne jouez pas avec le feu... Je vous aurai prévenu...


08 décembre 2009

Made in 90's #7 : Grunge

Comme une actrice de plus de 40 ans qui se sent obligées de passer sous le scalpel du chirurgien le plus en vogue de Beverly Hills, les photographes rock se sentent aussi parfois obligés de recourir aux artifices pour survivre dans la jungle du show-business. Aujourd'hui, Michael Lavine a donc tourné le dos à l'underground et aux photos brutes de décoffrage pour vendre son oeil au plus offrant. Fini les rock-stars déglinguées, il shoote désormais Michael Scoffield, Jack Bauer ou Johnny Knoxville et laisse la marchandise aux mains de graphistes peu scrupuleux adeptes de la photo en plastique.

En posant son objectif sur les stars tween, les rappeurs milliardairss ou les stars de la télé, il participe certes toujours à la culture pop mondiale mais engrange les dollars avec un petit poids sur la conscience. Car la signature, c'est en effet seulement sur les livres qu'il l'appose et en particulier celui-ci : GRUNGE.

Parce qu'il a fait ses études au début des années 80 à Seattle et qu'il y rencontre tout un tas de groupes encore inconnus, Michael Lavine se retrouve dès la fin de la décennie aux premières loges d'un mouvement qui va à la fois faire exploser le cerveau de la jeunesse mondiale et les charts. Nirvana, Mudhoney, Smashing Pumpkins, Screaming Trees, Soundgarden, ils leur a tous tiré le portrait, imprimant par la même occasion l'Histoire de la musique rock sur sa pellicule noir et blanc.

Mais il ne serait finalement qu'un simple photographe "officiel" de label (Sub Pop) s'il n'avait shooté tous les kids fréquentant assidument les concerts... Là, au-delà du simple condensé nostalgique de rock-stars aux cheveux sales et aux jeans déchirés, c'est tout une époque qui défile, toute une culture qui s'agite, tout un pan de notre histoire commune qui reprend vie le temps de quelques clichés...



Et ça s'achète ici !